‹ Torsion du Grand ÉpiploonChapitre 9 sur 45 · ONE · texte numérisé non relu

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qui a été peu à peu comblée par le processus de péritonite adhésive. Quelle que soit, d’ailleurs, l'origine de celle vacuilé du sac, ses lésions sont banales et ne présentent rien de bien spécial.

Mais une question plus importante est celle des rapports de la, hernie avec la torsion épiploïque. Si dans la majorité des cas la torsion existe du même côté que la hernie à laquelle elle est plus ou moins réunie, tantôt par une véritable corde épiploïque, tantôt par de simples adhérences, dans quelques cas la torsion peut exister de l’autre côté de la hernie, sans rapport anatomique avec elle. Les cas de Peck, Wiener, Smythe en sont des exemples. |

Une disposition intéressante à signaler et sur laquelle Peyrot (1) a attiré l'attention, c'est la hernie récurrente. L'épiploon replié sur lui-même forme une anse à convexité inférieure, et c'est le sommet de cette anse qui vient se loger au fond du sac herniaire. Il en résulte qu'il y a dans la cavité abdominale, au-dessus de l'anneau herniaire, toute l'extrémité libre de lépiploon, et pour peu que l’épiploïite chronique épaississe l’épiploon hernié, l'extrémité intra-abdominale de cet organe se trouve privé de circulation par le fait de l'étranglement et se sphacèle plus où moins complètement: c'est le sphacèle sus-annulaire. Cette disposition se retrouve dans certains cas de torsion, plus particulièrement dans le cas de Bayer etdans celui de Smidt (de Nice). « Le sac ouvert, on tombe sur une masse épiploïque congestionnée avec quelques suffusions sanguines. En soulevant cette masse, on s'aperçoit qu'elle

(1) Peyrot. — Communication à l'Académie de médecine, 29 septembre 1896.

Se ROOAPRES 22,2

affectait la disposition d’une anse dont la branche inférieure s'amincissait en présentant une quantité de tours de spires et disparaissait dans l'abdomen. »

Les adhérences sont souvent signalées avec des modalités diverses, parfois uniques, soit petites et grèles, soit en forme de cordon épais, tantôt multiples ; elles peuvent unir intimement l'épiploon aux parois du sac, ou bien elles sont lâches et récentes.

Enfin signalons encore qu'il s’agit presque toujours d’anneau peu serré, d’orifice herniaire libre et permettant le passage du doigt.

Torsion proprement dite.— On en distingue 3 variétés principales :

1° Torsion en un point ; 2° Torsion double ou entre deux points fixes ; 3° Torsion complexe.

1° Torsion en un point. — C’est le type le plus fréquent; l’épiploon tout en entier a décrit en un point variable de sa masse des tours de spire autour d’un axe vertical. Trois cas différents peuvent se présenter: il s’agit généralement d’une (orsion en masse, c'est-à-dire que le point de torsion est haut situé au voisinage du côlon. On se trouve alors en présence d’une grosse masse épiploïque qui peut peser » à 600 grammes, reliée au côlon transverse par un mince pédicule plusieurs fois tordu sur lui-même. C’est la lorsion sous-colique. Le cas de Lejars (Semaine médicale, 1907) en est un exemple : «Après avoir libéré la masse épiploïque jusqu'en haut, on découvrit lout près du côlon transverse son pédicule, tordu 3 fois sur lui-même, du volume du pouce, non in-

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