F. DE NOLIVOS
Il ne s'agit ni plus ni moins, tout simplement, que des deux Petits Guerriers en terre cuite modelas par Andréa del Verrocchio, et reproduits en argent par des ouvriers très-habiles sur l'autel (Dossalc) du Baptistère de S. Giovanni de Florence. Cet autel
a coûté plus d'un siècle de travail aux artistes florentins du XIV.me et du XV .me siècle.
Paris et Londres ont vu ces chefs-d'œuvre en 1864.
M. Timbal hasarda de m'offrir une misère. Ce collectionneur gardait alors, me dit-on, son argent et son goût, pour la vente Piot, qui devait avoir lieu quelques semaines après. En effet la vente se fit, et M. Timbal y dépensa de fortes sommes; mais il tomba en contradiction avec lui-même dans l'acquisition d'un objet ; car lui , élève de feu M. Flandrin, qui l'était de feu M. Ingres , ne devait pas se faire un piètre cadeau de cet Enfant rachitique à califourchon sur un escargot. Les puristes sont tenus de repousser le laid.
M. Thiers aurait eu grande envie d'acheter seulement le Guerrier à la mine douce et timide. Nous lui fimes observer, par l'entremise de M. Caran, que nos deux statuettes s'appelaient Les inséparables.
M. His de Lasalle et M. Georges Duplessis furent, à Paris, les justes appréciateurs de tout ce que valent artistiquement ces deux pièces, et ils ne pouvaient, sans le plus vif chagrin, supporter l'idée de ne pas les voir rester en France.
A Londres nous en envoyâmes la photographie à M. Henry Cole , qui s'empressa de nous répondre que M. Robinson avait été chargé de voir ces objets d'art pour eu référer à la commission du Musée. Nous attendîmes cinq jours M. Robinson . mais inutilement. Nos Guerriers valaient bien pourtant la célèbre Vierge au Stokfisch !
Il n'y avait pas de place au British Muséum , selon ses directeurs, pour mes Burattini, qui n'ont que 17 centimètres de hauteur (!!!!!).
Finalement ce fut M. le baron Adolphe de Rothschild qui voulut les avoir : il les a donc, et, sans contredit.
ce sont les deux plus jolies perles de sa magnifique collection.
M. Rivet, qui a aujourd'hui tout intérêt à soutenir que le Benivieni est ancien , a prétendu qu'aucun commis de M. Freppa ne l'avait prévenu que c'était un ouvrage de Bastianini. Mais si vous lui demandez à présent pourquoi il ne l'acheta pas, il vous répond: « Je ne voulais pas m'embarasser du por- » trait d'un homme aussi vieux et aussi laid que ce » Benivieni. »
Nous savons que pour bien des Parisiens, et peutêtre encore pour M. Rivet, il faut qu'un portrait, pour être apprécié et pour avoir une valeur monétaire, réunisse au moins ces quatre qualités : Femme, belle, jeune, historique; mais pour le Benivieni la chose semblerait tant soit peu différente ; car que répondra M. Rivet à ces paroles que nous lisons dans une lettre originale de M. de Nolivos, écrite le 25 décembre 1865 à M Freppa? Voici les propres termes de M. de Nolivos : « C'est le 18 janvier que je fais » ma vente. Monsieur Rivet, qui est très-difficile en » affaire, me cerche une chicane de très mauvais » goût et fort ridicule. Vous pouvez vous souvenir » aussi bien que moi comment les choses se sont » passé quand je vous ai acheté le vieillard en terre » cuite. Il prétend que je l'ai acheté sur son indi- » cation et que je l'ai payé avec son argent . . .
» Deux causes m'ont empêché de mettre cet objet au nombre des objets en compte à demi. Cet objet me
ni
* plaisait et me plait encor à tel point que comme » j'ai obtenu de pouvoir retirer un quart des objets » sans frais il sera du nombre n'importe à quel prix. » En second lieu comme tout le monde à Florence le » disait moderne, fait par Bastianini, si j'avais mis » cet objet dans ceux à compte à demi j'aurais il » me semble commis une grande indélicatesse. »
Mais la Potasse donna la certitude à M. de Nolivos que le Benivieni était ancien: oui, la Potasse!!! Cette substance alcaline fut la boussole qui conduisit M. de Nolivos à découvrir une terre ancienne. Risum teneatis !
M. Henry Delange se trouvait à Florence lorsque nous envoyâmes cet article sur le Benivieni au journal le Diritto. Une personne , parlant alors à cet antiquaire lui-même , lui communiqua les raisons qui devaient rendre le Benivieni à son véritable auteur, et obliger le directeur des Musées de Paris à l'ôter du Louvre. M. Delange répondit : « Cent mille » arguments italiens tendant à prouver que le Be- » nivieni est une sculpture moderne, ne suffiront pas » pour décider ces messieurs à l'enlever de la place » où il se trouve actuellement. Moi seul, si je disais » un mot, je pourrais le faire ôter du Louvre. » N'avez-vous rien autre à dire, M. Delange? Est-ce que par busard vous porteriez le titre d'homme infaillible ? Je ne l'ai pourtant jamais entendu dire, à Paris. Voyons , convenez-en , n'est-ce pas que vous vous trompez aussi, quelquefois ? Vous rappelez-vous la découverte que je fis des porcelaines des Médicis? Vous disiez que c'était le marquis Ginori qui les
fabriquait; et plus tard vous avez dit que j'avais monté une fabrique à Ravenne, pour en produire. Du reste votre obstination, vos fables et vos rêves vous ont attiré les railleries et le blâme de MM. le baron de Monville, Riocreux, Ch. Davillier, Piot. Jacquemart, Robinson, etc., etc.
Mais produisons les arguments qui, selon M. Delange, ne sujjiront pas à jeter le moindre doute sur l'ancienneté du Benivieni.
lu sottoscritto Amministratore délia Fabbrica dei Sigg. Romeo ed Ulisse Cantàgalli, attesto cbe il Sig. Giovanni Bastianini di Professione Scultore , compr6 alla fine dell'anno 1863 corne rilevo dai libri délia suddetta Amministrazione délia Terra per modellare un busto e che dopo averlo fatto mi fù portato dal medesimo Sig. Bastiauiui alla Fabbrica per cuocerlo ; il suddetto Busto rappresentava Girolamo Benivieni.
Ed in fede
Luigi Romanelli, Ministro.
MUNICIPIO DI FIREIsZK
Visto per la legalizzazione délia firma dell' Amministratore Sig. Luigi Romanelli di questa città. Li 30 Marzo 1867
Per il Sindaco :
Z' Assessore A. Corticelli.
Visto per la legalizzazione
Pel Prefetto :
De MaGNY.
lo sottoscritto attesto per la verità, qualmente verso la fine dell' Anno Milleottocentosessantatre, feci eseguire dallo Scultore Giovanni Bastianini da Fiesole, avendo laboratorio in Firenze, un Busto in terra cotta, rappresentante Girolamo Benivieni , sullo stile del 15.° Secolo, e che per taie esecuzione si prevalse per modello, riscontrato una certa somiglianza col Personaggio, dalla incisione esistente nella Reale Libreria Nazionale nella Série dei ritratti ed elogi degli illustri Toscani, di un Vecchio stato lavorante nella Manifattura dei Tabacchi per nome Giuseppe Bwnaiuti soprannominato il Priore.
Attesto pure di averlo veduto modellare, ed in fine
di aver venduto nel Novembre 1864 detto Busto al
Sig. De Nolivos, non già corne opéra antica o moderna,
ma bonariamente tal quale esso la vidde e la esaminô.
Firenze 15 Gennaio 1867.
Giovanni Freppa.
MUNICIPIO DI FIRENZE
Visto per la legalizzazione délia firma del Sig. Giovanni Freppa Negoziante di oggetti di Antichità in questa Città.
Firenze li 30 Marzo 1867
Per il Sindaco : .
Z' Assessore A. Corticelli,
Visto per la legalizzazione
Pel Prefetto De Magny.
A di 14 Gennaio 1867 Nui sottoscritti liberamente attestiamo, per esserne
stati più volte testimoni oculari, che il busto in terra cotta battezzato, vcnduto e conosciuto per il ritratto di Girolamo Beuivieni , fu modellato dal vero dallo Scultore Giovanni Bastianini , il quale tenne a modello certo Giuseppe Bonaiuti stato lavorante ne lia Fabbrica dei Tabaccbi e detto per soprannome il Priore , corne , ognuno che lo conobbe pu6 riconoscerne i lineamenti nel busto del Benivieni.
lo sottoscritto attesto aver veduto rnodellare nel 1863 dal Sig. Giovanni Bastianini, un busto col nome di Girolamo Benivieni commessogli dal Sig. Giovanni Freppa, e che nel detto ritrasse scrupolosamente un Sigaraio col soprannome di Priore, come puô farne fede il gesso esistente nello Studio Bastianini, calco t'atto sull' originale di terra cotta.
Firenze li 16 Gennaio 1867
Gajarini Francesco, Scultore.
A di 17 Gennaio 1867 lo sottoscritto dichiaro per la verità di essere stato più di una volta allô Studio del* Sig. Giovanni Bastianini, e di avervi veduto dal medesimo rnodellare un Busto di un Yecchio che i'u chiamato col suo nome Storico di Girolamo Benivieni; seppi poi che il medesimo Busto fu venduto dal Sig. Giovanni Freppa ail' Antiquario Nolivos di Parigi.
Curzio Fiokavanti, Agente di Cambi.
Firenze 17 Gennaio 1867 lo Giuseppe Santoni lavorante di scultura attesto per la verità che presso la iine del 1863 viddi io stesso, dallo Scultore Sig. Giovanni Bastianini rnodellare e seecare, e cuocere il Busto rappresentante Girolamo Benivieni e lo vidi servirsi di modello del
vecchio Giuseppe Bonaiuti detto il Priore il quale è somigliantissimo.
Firenze 17 Gennaio 1867 Io sottoscritto dichiaro di aver veduto modellare al Sig. Giovanni Bastianini nelP Anno 1863 il busto rappresentante Girolamo Benivieni.
Enrico Bacci, Pittore.
Firenze li 17 Gennaio 1867 Io sottocritto attesto che il gesso esistente nello Studio del Sig. Giovanni Bastianini, calco fatto sulla terra cotta rappresentante Girolamo Benivieni, è il proprio ritratto di Giuseppe Bonaiuti detto il Priore mio conoscente.
Lorenzo Fattori, lavorante di Scultura.
Firenze li 19 Gennaio 1867 Io sottoscritto attesto che il gesso esistente nello Studio del Sig. Giovanni Bastianini calco fatto sulla terra cotta rappresentante Girolamo Benivieni è il proprio ritratto di Giuseppe Bonaiuti detto il Priore mio amico.
Raffaello Colzi.
Firenze li 19 Gennaio 1867 Io sottoscritto attesto per la verità che il gesso esistente nello Studio del Sig. Giovanni Bastianini calco fatto sulla terra cotta rappresentante Girolamo Benivieni è il proprio ritratto di Giuseppe Bonaiuti detto il Priore mio amico.
Carlo Minoccheri, Negoziante.
Firenze li 19 Gennaio 1867 lu sottoscritto attesto che il Gesso esistente nello
Studio del Sig. Giovanni Bastianini calco fatto sulla terra cotta rappresentante Girolamo Benivieni è il propiio ritratto di Giuseppe Bonaiuti detto il Priore mio amico.
Vincenzo Rastrelli. Negoziante,
Visto per la legalizzazione délie firme dei Signori
Gajarini Francesco, Scultore.
Fioravanti Curzio, Agente di Cambi.
Santoni Gilseppe, Sbozzatore in Scultura. Bacci Enrico, Pittore.
Fattori Lorenzo. Lavorante in Scultura.
Colzi Raffaello, Bottegaio.
MrNOCCHERi Carlo, Negoziante.
Rastrelli Vjncenzo, Negoziante.
apposte nell' unito Attestato in data de' 14 Gennaio 1867. diretto a comprovare che lo Scultore Giovanni Bastianini è il vero Autore del Busto in terra cotta rappresentaute il ritratto di Girolamo Benivieni. Dal Municipio di Firenze, il 1.° Aprile 1867
Per il Sindaco :
Balzani.
Visto per la legalizzazione
Pel Prefetto :
De Magnt.
Firenze a di 22 Gennaio 1867
1 sottoscritti attestano che il Gesso esistente nello
Studio del Sig. Giovanni Bastianini calco fatto sulla
terra cotta rappresentaute Girolamo Benivieni è il
propno ritratto di Giuseppe Bonaiuti detto il I'riore.
nostro x*ompagno di mestiere, essendo lavorante di Sig-ari.
Ferdinando Lapi.
Giuseppe Da.ni.
Kossi Giovanni.
Rosi Giovanni.
Andkea De Rossi.
Cresci Serafino.
plombanti salvadore.
montelatici salvadore.
Cosimo Nannucci.
Giovanni Smeraldi.
Bellini Giovanni.
Angiolo Corsi.
Sebastiano Cioni.
Io Giovanni Rossi testimone, che Pietro Buonaiuti leg-gitimo nipote del i*u Bonaiuti lo ha riconosciuto nel ritratto fatto dallo scultore Bastianini.
Dichiaro affermativamente io àmadeo Montelaïici die pure Pietro Bonaiuti lo ha riconosciuto per il suo zio.
Cassigoli Giovanni.
Vannini Luigi.
MORELLI VlNCENZO.
Amedeo MONTELATICI.
Pasquale Malenotti.
Misuri Orazio.
Orlandini Angiolo.
Gaetano Lapi.
Gaetano Papi.
Giuseppe Rossi.
Io France sco Brandani.
Bartoli Giovanni.
Emilio Ortolani.
Illmo Sig. Direttore délie Gabelle.
Il sottoscritto prega la S. V. Illma a volere autorizzare il Sig. Direttore dell' Azienda dei Tabaechi in Firenze di potere certificare che le firme degli Iudividui segnati in calce dell' annesso attestato sono vere ed appaitengono ai lavoranti addetti aile manifatture di quell' Azienda, essendogli un tal Certificato necessario per cerziorare 1' originalità di un suo lavoro in terra eotta Firenze li 20 Marzo 1807
Giovanni Bastianini.
La suddetta Istanza fu mandata cou occhietto alla Direzione dei Tabacchi corne segue :
Alla Direzione
délia Manifattura dei Tabacchi
per V uso opportune
Pel Direttore :