Le 4 mars 1807. Archives de la famille de Saint- Victor
3. « Un soir que j'étais chez elle, M"» Acquêt, entendant résonner de l'argent chez le receveur qui demeurait dans la maison, me dit qu'il lui fallait de l'argent; qu'il lui fallait seulement dix mille francs. » Interrogatoire de Guillaume, dit Lanoë. Archives du greûe de la Cour d'assises de Rouen.
un morceau de cire jaune en lui ordonnant d'aller, dès qu'ils seraient rue du Tripot, prendre l'empreinte de la serrure du receveur. Lanoë s'en défendit, alléguant « que c'était la maison de M. Timoléon et qu'il pourrait en arriver à celui-ci du désagrément^ ». Mais elle insista. — «Je veux l'empreinte, dit-elle; je ne vous dis pas pourquoi faire : mais je veux l'avoir. » Lanoë, pour se débarrasser d'une mission qui lui déplaisait, s'en alla prendre en cachette l'empreinte de la serrure du grenier à foin. Une clef fut faite sur ce modèle, et, la nuit venue, la fille de la marquise de Combray, retenant son souffle et marchant sans bruit, se glissa jusqu'au bureau du receveur des finances et tenta vainement d'en ouvrir la porte^...
A peu près vers le même temps. Le Chevalier qui revenait d'un voyage à Paris, recevait de l'avoué Vanier, tout aussi endetté que son client, l'avis que la situation pécuniaire était désespérée. — « Je crains, écrivait Vanier, l'accomplissement du psaume: Undc veniet auxilium nobis quia perimus ^. » Ce à quoi Le Chevalier répondit, comme il le faisait, invariablement: « • — dans six semaines, peut-être avant,
1. Interrogatoire de Lanoë, 3 septembre 1808. Archives du greffe delà Cour d'assises de Rouen.
2. « Elle fit faire des clefs sur cette empreinte et me chargea ensuite d'aller les essayer; comme je savais bien qu'elles ne pourraient servir, je lui dis qu'elles n'allaient pas. Quelque temps après elle me dit : « J'ai été les essayer moi-même pendant la nuit, parce que je ne m'en rapporte pas à vous. » Interrogatoire de Lanoë, 3 septembre 1808.