‹ Tournebut, 1804-1809Chapitre 39 sur 115 · Archives de la famille de Saint-Victor · texte numérisé non relu

Archives de la famille de Saint-Victor

3. Louise-Geneviève Hélie de Gombray, née en septembre 1163, mariée le 19 septembre 1187.

4. Extrait des registres de la paroisse Saint-Gervais de Falaise : le mercredi 21° jour de juillet 1773, a été baptisée par nous curé de cette paroisse, Caroline -Magdelaine -Louise-Geneviève, née le nu"me jour du légitime mariage de Messire Jean-Leuia-Àrmand- Emanucl Hélie de ^mbray, seigneur et patron de Combray, Donnay, bonnœil et autres lieux, et de noble dame Geneviève Gouiu Brunclle,... etc.

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C'est cette enfant qui sera l'héroïne du drame que nous avons à conter.

En août 1791, Mme de Gombray s'inscrivit avec ses deux fils sur la liste des otages de Louis XVI qu'avait imaginée le journaliste Durosoy. C'était un acte de courage, car il était facile de prévoir que les six cent onze noms portés à « ce livre d'or de la fidélité», composeraient bientôt un répertoire de suspects. Du reste, tant qu'il y eut espoir de faire triompher la cause monarchique, les deux frères luttèrent courageusement : Timoléon resta près du roi jusqu'au 10 août et ne passa en Angleterre qu'après avoir pris part à la défense des Tuileries; Bonnœil avait émigré l'année précédente et servait dans l'armée des Princes. Mme de Combray, restée seule avec ses deux filles — le mari de l'aînée avait également émigré — quitta en 1793 Tournebut et vint se fixer à Rouen, où, bien qu'elle fût, en ville, propriétaire de plusieurs immeubles, elle loua, rue de la Valasse, au faubourg Bouvreuil, « une maison sans numéro, isolée, ayant une entrée sur la camipagne1 ». Elle donnait comme prétexte à sa retraite le désir de parfaire l'éducation de sa plus jeune fille, qui entrait alors dans sa vingtième année.

Caroline de Combray était de très petite taille — grande comme un chien assis, disait-on — mais charmante; son teint était d'une pureté parfaite, ses cheveux noirs d'une abondance et d'une lon-

1. Rapport du préfet de la Seine-Inférieure au Conseiller d'Etat Real, 26 février 1808. Archives nationales F7 M 12

gueur peu ordinaires. Elle était aimante et sensible, très romanesque, pleine de vivacité et de franchise; le grand attrait de sa menue personne résultait d'un mélange piquant d'énergie et de douceur. Elle avait été élevée au couvent des Nouvelles Catholiques de Gaen *, où elle était restée six ans, recevant les leçons « de maîtres d'agrément de toute espèce et de différentes langues». Elle était musicienne et jouait de la harpe; dès qu'on fut installé à Rouen, sa mère lui donna pour professeur d'accompagnement Boïeldieu « qu'elle paya longtemps 6 francs argent par cachet2», somme qui paraissait fabuleuse en ce temps d'assignats et de mandats territoriaux. Mmede Gombray, d'ailleurs, se trouvait fort gênée; comme ses deux fils étaient émigrés, le séquestre avait été mis sur tous les biens provenant de la succession de leur père, et les fermages ne rentraient pas. Des 50.000 francs de rentes que possédait la famille avant la Révolution, un cinquième à peine, représenté par les propres de Mm* de Gombray, restait disponible et elle avait été réduite à des emprunts pour subvenir aux charges très lourdes de sa maison de Rouen

1. « Nous soussignées, directrisse (sic) de la maison d'éducation des Nouvelles Catholiques de Caen, et Mme de Ranville, religieuso dudit couvent, attestons à qui il appartiendra que la demoiselle Marie-Louise-Caroline Ilélic de Conibray a été en pension dans notre communauté pendant six années entières avec une femme de chambre pour la soigner et ce, à raison de 700 livres par an; nous attestons en outre que, pendant ces six années, elle a eu continuellement des maîtres d'agrément de toute espèce et de di rie rentes langues. » Archives de la famille de Saint-Victor.

2. Note de Mm° de Conibray. Archives de la famille *e Saint- Victor.

Outre ses deux filles et ses domestiques, elle y abritait, en effet, « une demi-douzaine de bonnes religieuses et deux ou trois chartreux1 » au nombre desquels se trouvait un moine insermenté, nommé Lemercier, qui prit bientôt sur son entourage une influence prépondérante. En sa qualité de réfractaire, le P. Lemercier s'exposait, s'il était découvert, à la mort ou, tout au moins, à la déportation et l'on comprend qu'il n'éprouvât qu'une sympathie très mitigée pour la Révolution qui le vouait, bien malgré lui, au martyre : il appelait de tous ses vœux le feu du ciel sur les mécréants et, n'osant se montrer, prêchait, avec une ardeur intarissable, la croisade sainte aux quelques femmes qui l'entouraient.

Li'exaltation royaliste de MmB de Combray n'avait pas besoin de ce coup de fouet : un sage lui eût conseillélarésignationou,toutau moins, la patience; mais, par un effet de sa mauvaise fortune, elle ne se trouvait entourée que de gens dont le fanatisme excusait et réglait le sien propre. La fureur était devenue l'état habituel de ce monde dont l'esprit surchauffé ne se nourrissait que de fausses nouvelles, de récits légendaires, de l'espérance folîedes représailles imminentes. On y accueillait avec une crédulité jamais découragée des prophéties grossières, annonçant de prochains et terribles massacres, auxquels, invariablement, devait mettre fin le retour miraculeux des lis, et, comme les illusions de ce geure se fortifient de leurs déceptions mômes,

1. Lettre de Timoléon de Combray à sa sœur. Archives de la famille de Saiat- Victor.

la maison de la rue de la Valasse entendit bientôt des voix mystérieuses et devint le théâtre «d'apparitions célestes » qui, sur l'invitation du P. Lemercicr, prédisaient l'imminente destruction de tous les bleus et la restauration de la monarchie.

Certain jour, dans l'été de 1795, un inconnu se présenta chez le P. Lemercier, muni d'un mot de passe et d'une très chaude recommandation, émanant d'un prêtre réfractaire * , qui vivait caché àCaen. C'était un chef de chouans portant le titre et le nom de général Lebret : il était de taille moyenne, avait la barbe et les cheveux roux, les yeux couleur d'acier, le regard froid2. Admis chez Mme de Combray sous les auspices du P. Lemercier, il ne dissimula point que son véritable nom était Louis Acquêt d'Hauteporte, chevalier de Férolles. Il venait à Rouen, disait-il, envoyé par les princes pour transmettre leurs ordres à Mallet de Crécy, qui commandait pour le roi la Haute-Normandie

Ou juge quel accueil fut fait au chevalier. Mrae de Combray et ses filles, et aussi les bonnes religieuses et les pères chartreux s'épuisaient en prévenances et s'ingéniaient à satisfaire le moindre désir de cet homme qui prenait modestement le titre '< d'agent général de Sa Majesté »„ On lui avait ménagé, dans l'endroit le plus discret de la maison,

1. Note de Timoléon de Combray. Archives de la famille de Saint-Victor. —Ce réfractaire s'a |>[n'lait Roux-beslandes, et fut condamné plus tard, dit Timoléon, aux galères pour fabrication de faux billets de banque.

2. Note de Timoléon de Combray. Archives de la famille d« Saint-Victor.

une cache sûre qu'avait bénite le P. Lemercier; Acquêt s'y tenait une partie du jour et, le soir, ne dédaignait pas de se mêler aux évocations habituelles, et de conter, en matière d'intermède, le récit de ses exploits.

Al'entendre,ilétaitpossesseur de vastes domaines situés aux environs des Sables-d'Glonne d'où il était originaire1 : officier au régiment de Brie-infanterie avant la Révolution2, il se trouvait à Lille en 1791 et avait profité du voisinage de la frontière pour insurger son régiment et émigrer en Belgique; il s'était mis aussitôt à la disposition des princes, avait fait en Vendée, en Poitou, en Normandie même, des enrôlements pour l'armée royale, aidant des prêtres à émigrer, sauvant des villages entiers de la fureur des bleus. Il citait Charette, Frotté, Puisaye comme étant ses plus intimes amis et ces noms évoquaient les chevaleresques épopées des guerres de l'Ouest auxquelles il avait pris une glorieuse part. Parfois il disparaissait pendant plusieurs

1. Il était de Saint-Cyr-la-Lande (Deux-Sèvres). Voici son acte de baptême : «Aujourd'hui, 9 novembre 1760, aété baptisé Louis, fils légitime de Messire Jacques-François Acquêt, chevalier seigneur d'Hauteporte, de Férolles et autres lieux, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de darne Jeanne-Paule Cordier, ses père et mère, ledit Louis, né d'hier. Parrain : messire Louis de Losjle, prêtre doyen et curé d'Oyron; marraine : demoiselle Louise-Charlotte Acquêt, sa sœur, qui a déclaré ne savoir signer. »

2. Son dossier n'existe aux archives du ministère de la Guerre que sous la forme d'une chemise vide de toutes pièces. On relève le nom d'Acquêt de Férolles dar. ; l'Etat militaire de la France comme sous-lieutenant, puis lie. tenant de Brie-Infanterie, 1782 à 1791. A cette dernière date le régiment était, en effet, à Lille. Acquêt figure également sur les contrôles du régiment de Brie.

jours et, au retour de ces fugues mystérieuses, il laissait entendre qu'il venait d'accomplir quelque haut Çait ou de mener à bien une mission péiilleuse. C'est ainsi que le chevalier Acquêt de Férollos était devenu l'idole du petit groupe de naïves royalistes parmi lesquelles il était réfugié : il avait bravement servi la cause.; il se targuait d'avoir mérité le surnom de toutou des princes, et ceci, aux yeux éblouis de Mme de Combray, tenait lieu de toutes les références.

En réalité Acquêt était un aventurier : s'il nous fallait ici tenir compte de tous les méfaits portés à son actif, on nous soupçonnerait de pousser gratuitement au noir cette figure de mélodrame. Quelques traits, recueillis par les Combray, suffiront à l'esquisser : officier à Lille, sur le point d'être interné à la suite d'une délation odieuse dont il s'était rendu coupable1, il déserta et se rendit en Belgique, n'osant rejoindre l'armée des émigrés; il s'arrêta à Mons, puis gagna bientôt l'ouest de la France et se mit à chouanner; mais la politique restait étrangère à son fait ; il s'était associé à quelques spadassins de sa trempe et détroussait à son profit les voyageurs ou rançonnait les acheteurs de biens nationaux. Dans l'Eure, où il opérait d'ordinaire, il assassina de sa main deux gardes-chasse

1. « ... Il avait été bien auparavant condamné à vin;! ans au château Je Saumur, pour un l'ait si honteux qu'il faut le taire. » Note de Bonnœil. Archives de la Camille de Saint-Victor. Honnu'il exagère : sur les contrôles du régiment de tîiïe, aux archives du ministère de la guerre, on Iruitvc, au nom d'Acquêt, celle meuiion: « 10 juillet 1180 — condamné par lo tribun' ' ft trois ans de prison à Suuinur. »

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sans défense que sa petite troupe avait rencontrés1.

Il excellait à enlever les caisses des percepteurs ruraux et, le coup fait, pour colorer ses exploits d'une teinte de royalisme, il abattait, nuitamment, dans les villages où il opérait, les arbres de la liberté. Las enfin « d'un métier où il n'y avait qie des coups à recevoir et sa tête à perdre», il vint à Rouen chercher fortune; sans doute, avant de s'introduire chez Mme de Combray, avait-il eu soin de se renseigner2. Il savait trouver là une riche héritière dont les deux frères, émigrés, ne reparaîtraient probablement jamais, et, dès l'abord, il mit tout en œuvre pour flatter la marotte royaliste delà mère et les idées romanesques de la jeune fille. Le P. Lemercier lui-même fut conquis; Acquêt simulait, pour se l'attirer, la piété la plus vive etlaplus scrupuleuse dévotion.

Une note de Bonnœil nous renseigne sur la façon dont se termina cette tragique intrigue : « Acquêt employa tous les moyens de séduction pour parvenir à son but. La jeune personne, craignant d'être

i. «... Il fait conduire le nommé Mercié, garde du duc de Bouillon, demeurant à Sainte-Marguerite-des-Beaux, près Breteuil, à un endroit écarté de la forêt où il le fait massacrer ; et, comme le fils de ce Mercié vint pour dégager son père, il ordonna, de sang-froid, à Gérard Saint-Helme, son second (ce Saint-Helme, dit Gérard, a été fusillé à la suite de cette affaire-là à Rouen, il y a six ou sept ans) de s'en débarrasser ; niais comme une telle barbarie répugnait à la troupe, composée pour la plupart de jeunes réquisitionnaires égarés, on dit qu'il le tua lui-même d'un coup de sa carabine... »

Note de la main de Bonnœil. Archives de la famille de Saint- Victor.

2. «11 a cherché à avoir des renseignements sur la fortune... » Note de Bonnœil.

longtemps sans se marier à cause du malheureux temps d'alors, l'écouta, malgré tant de raisons qui la sollicitaient d'attendre et de rejeter les propositions que pouvait lui faire un homme dont on ne connaissait ni les noms, ni le pays, ni la fortune.,. Les conseils mômes de la mère ne furent malheureusement pas écoutés, et elle se trouva obligée de donner son consentement au mariage, les lois d'alors accordant toute liberté aux filles et les autorisant à secouer le joug salutaire de leurs parents. »

Les dates de certaines pièces complètent sans ménagements les périphrases discrètes de Bonnœil; la vérité est que Acquêt « déclara sa flamme » à Mlle de Combray et, comme celle-ci, un peu méfiante, encore que très disposée à se laisser aimer, se défendait comme il convient, le chevalier signa une sorte d'engagement mystique daté du 1er janvier 1796, où, « à la face de la sainte Eglise et au plaisir de Dieu », il s'obligeait à l'épouser sur première réquisition1. Elle serra soigneusement ce précieux papier et, un peu moins de dix mois plus tard, le 17 octobre, l'agent municipal de la commune d'Aubevoie, sur le territoire de laquelle est situé le château de Tournebut, inscrivait la naissance d'une fille, née de la citoyenne Louise-Charlotte de Combray, épouse

4. Cette pièce étrange se trouve dans les Archives de la famille de Saint- Victor ; l'acte n'est signé que des seuls contractants et non point des amis et parents dont le consentement semble y être annoncé. M"* de Combray signe Charlotte : ce prénom qui ne ligure pas à son acte de baptême était sans doute celui qu'on lui donnait familièrement. — Voir à l'appendice, 1.

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du citoyen Louis Acquêt l . Voilà pourquoi la marquise « se trouva obligée de donner son consentement au mariage », qui n'eut lieu que l'année suivante : on n'en trouve mention, à l'état civil de Rouen, qu'à la date de 17 juin 1797.

Acquêt était ainsi parvenu à ses fins : il avait séduit M"e de Gombray pour rendre le mariage inévitable et, celui-ci conclu, il s'était fait envoyer, sous prétexte d'empêcher leur vente, en possession provisoire des biens de la famille de Gombray, situés à Donnay, près de Falaise, et séquestrés par suite de l'inscription du nom de Bonnœil sur la liste des émigrés. A peine installé 2, il met les terres au pillage, il fait argent de tout, il coupe les bois, sans épargner les bosquets et charmilles ; « le domaine de Donnay devient entre ses mains une espèce de désert3». Arrêté dans ses déprédations par une plainte de ses deux beaux-frères, il imagina d'attaquer le testament du marquis de Gombray, prétendant que sa femme, mineure au décès de son

i. Extrait des actes de l'état civil de la commune d'Aube voie (Eure) : « Ce jourd'hui, 26 vendémiaire de l'an V (17 octobre 1796)... est comparu le citoyen Louis Acquêt, domicilié en cette commune, lequel, accompagné du citoyen Claude Pottier, bourgeois, domicilié en cette commune et de la citoyenne Marie-Françoise Lambert de Chalange, domiciliée au Petit-Andelys, canton dudit lieu, lesquels m'ont déclaré que la citoyenne Louise-Charlotte de Combray, domiciliée eu cette commune, épouse du citoyen Louis Acquêt, est accouchée hier, à une heure après-midi, d'une enfant femelle, laquelle m'a été représentée, et n laquelle ils ont donné le nom de Charlotte. »

2. Acquêt s'installa à Donnay au mois de frimaire an VI (décembre 1797).

3. Mémoire pour MM. Hélie de Bonœil et Relie de Combray, à Falaise, de l'imprimerie de Brée frères, "in 1806.

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père, avait été lésée dans le partage. C'était déclarer ouvertement la guerre à la famille dans laquelle il était entré et, pour forcer sa femme à épouser sa querelle, il la terrorisait et la rouait de coups. Une seconde fille était née de cette triste union1, et ces enfants elles-mêmes n'échappaient pas aux brutalités de leur père : une note écrite de la main de M"" Acquêt est, sur ce point, d'une éloquence navrante ■

M. Acquêt assommait tous les jours ses enfants; ilmemaltraitait aussi sans cesse : c'était souvent avec des cotrets qu'il corrigeait ses entants et s'en servait toujours lorsqu'il les faisait lire ; elles étaient toujours toutes noires des coups qu'elles recevaient.

Il me donna un jour un soufflet si fort que le sang m'en a jailli du nez et de la bouche, et que j'en restai un moment sans connaissance... Il a été chercher ses pistolets pour me brûler la cervelle, ce qu'il aurait fait s'il ne s'était pas trouvé du monde...

Il était toujours armé d'un poignard qui ne le quittait pas2.

Aumois de janvier 1804, Mm8 Acquêt s'était résolue à s'enfuir de cet enfer; profitant d'un voyage de son mari en Vendée, elle lui écrivit qu'elle renonçait à la vie commune et courut à Falaise demander asile à son frère Timoléon rentré depuis peu en France 3. Celui-ci s'entremit pour éviter un scandale et obtint de sa sœur qu'elle réintégrerait le

1. Nous n'avons pu trouver trace de la naissanr-e de cette seconde tille qui s'appelait Marie-Henriette-ClérnânUhO. L'iu- troisième Lille, Maric-Célino-Oetavie, naquit plus tard, ep tSOi. Nom retrouverons ces trois enfants.

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