‹ TournyChapitre 171 sur 494 · A. D., Gir., C 1404, 23 mars · texte numérisé non relu

A. D., Gir., C 1404, 23 mars

6. Benzacar, Règles économiques de l'administralion d'Aubert de Tourny, p. 30, d'après A. D., Gir., C 1404.

7. A. D., Gir., C 1403, 20 avril 1748, lettre de Tournyÿ à Bouret,

vers Bordeaux, avec le fléau lui-même. « Toutle Médoc, le Blayais, le Bourgès, le Culbzaguais, le Libournais, le pays de Sainte-Foy et de Bergerac, les deux bords de la Garonne jusqu'à Langon d'une part, et Saint-Macaire de l’autre, n'ont aucune subsistance que de l'herbe, du son et un peu de riz. Une partie meurt de faim, et une autre vient à Bordeaux, à la distribution du seigle et froment, qui ne s’y débile que par quartet demi boisseau, et qui ne peut durer encore plus de 10 à 12 jours... Les rues sont couvertes de pauvres et de paysans... Il ne se peut faire assez de pain pour tous, il en manque, et le désordre est prêt à commencer de tous côtés 1.»

Comme il s'agit maintenant de Bordeaux, et qu'une grande émeute peut y éclater d’un moment à l’autre, l’intendant expédie enfin à Machault, le 5 mai, un courrier extraordinaire. « La mort, lui écrit-il, conduite par la famine, se promène dans toutes les paroisses du Médoc, du Blayais, du Bourgès, du Cubzaguais, de l'Entre-deux-Mers et autres contours du Bordelais: elle emporte continuellement des habitants, et est prête d'entrer dans Bordeaux 4 où ses ravages, précédés de toutes sortes de désordres, seraient | bien plus grands ?. »

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