‹ TournyChapitre 185 sur 494 · A. D., Gir., C 3384, juin et juillet · texte numérisé non relu

A. D., Gir., C 3384, juin et juillet

2. À. D., Gir., C 2648, 17 août 1755, lettre de Tourny à d'Ormesson.

3. A. D., Gir., C 469, 3 avril 1756, lettre adressée à Tourny par les agents généraux du Clergé de France, 10 avril 1756, réponse de Tourny.

4, À. D., Gir., C 469, 9 avril 1756, lettre de Tourny au sieur Sauret.

contre-cœur, et il accueillit mal certaines de ses iniliatives. C'est ainsi qu’en 1748, Machault ayant proposé à Tourny de lui réserver le contentieux des impôts locaux, l'intendant crut devoir se dispenser de souscrire à cette offre. Il écrivit à Machaull : «Le temps, M., est trop malheureux et par là trop critique, pour ne pas prévenir tout ce qui pourrait être un principe de mécontentement dans l'esprit du peuple et une source de divisions entre les Compagnies supérieures et les Commissaires du roi; la bonne politique demande qu'on fasse en sorte que le peuple n'ait à se plaindre que d'une misère occasionnée par le défaut de récolles, et que la bonne intelligence règne entre les administrateurs !. »

Après la guerre et après la famine, le marquis ne se montra pas plus empressé de donner suite à la proposition de Machault et d'étendre, à son instigalion, ses pouvoirs d'intendant de finances. Il avait bien assez de faire respecter ses droits par la Cour des Aides, et il lui suffisait de pouvoir dire que, dans sa généralité de Guienne, il avait réformé la taille, la capitation et le dixième du temps du précédent contrôleur général. D'ailleurs le successeur d'Orry le chargeait encore de son vingtième, et lui causait sans cesse les plus grands embarras, en augmentant la rigueur du recouvrement.

Après s'être bien résolu à ne rien tenter en matière de finances qui né lui füt strictement commandé, l'intendant se lança, malgré tout, dans une aventure. Comme pour donner un pendant au vingtième de son ministre, mais plutôt par amour de la justice et de l'équité, il imagina au lendemain de la guerre, d'établir pour toule la Guienne un nouveau papier terrier ?.

Avant 1748, pendant la guerre, l'abbé de Clairac et le duc de la Force, ce dernier engagiste du domaine, avaient eu des litiges avec leurs tenanciers. A celle occasion, l'abbé de Clairac parla à l’intendant de la réfection du terrier comme d'une opéralion « très utile, plus pour le particulier que pour le seigneur. » De son côté, le duc de la Force laissait entendre que l’arpentement, pour un

1. A. D., Gir., C 2391, lettre de Tourny à Machault, citée par Benzacar, Eclaircissements sur les finances de Bordeaux au xvurte siècle, dans la Revue hisiorique de Bordeaux, 1916, p. 16.

2. La tradition de Colbert se retrouve dans cette entreprise. Colbert avait projeté de faire dresser un terrier général du domaine. Cf. Lavisse, Histoire de France, t. vir-1, p. 186.

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