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A. C., Bordeaux, D D 13, plan des emplacements

4. Ces faits sont mentionnés dans le rapport Barbot, déjà cité.

3. Pierruqui déclare dans son mémoire déjà cité, p. 97 : « Le goût athénien aurait donc été blessé par le trapèze irrégulier de la place Dauphine.» Peu après 1760, un architecte parisien, Bareau Chefdeville, jugeait ainsi la place, d’après les dessins et les plans que lui avait envoyés Boutin, l’intendant de Bordeaux : « Il faut avouer que M. de Tourny a été bien. mal servi : cette place n’a.pas le sens commun », document cité par M. Dulignon-Desgranges, dans un article intitulé, Création de la place Dauphine, dans le Bulletin municipal officiel du 1* février 1891. Les auteurs du Bordeaux- Statistique en ont jugé tout autrement. Pour nous, nous voudrions que la place Gambetta fût classée, comme la place «le la Bourse, parmi les monuments historiques, pour la mettre à l’abri des caprices de propriétaires mal inspirés.

voies qui y aboutissent lui confèrent une certaine importance de carrefour. Elles débouchent aux quatre coins: au nord-ouest, la rue Judaïque et la Grand’Rue du Palais-Gallien; au sud-ouest, la rue d’Arès, ancienne rue du Pont-Long; au nord-est, le cours de l’Intendance, anciens fossés des Récollets qui faisaient suite à ceux de l’Intendance: enfin au sud-est, la rue Porte-Dijeaux, la vieille chaussée romaine'. On a peine à croire qu'entre toutes ces voies, le trafic ne fût pas relativement considérable.

Comme s'il en était convaincu, Tourny s’appliqua avec un zèle bien louable à déblayer les lieux où la place devait s'établir. La porte Dijeaux, qui datait du moyen âge, avait devant elle une encombrante demi-lune. Adossées au mur qui joignait la porte Dauphine à la porte Dijeaux, sur l’espace de 65 toises, de « mauvaises maisons où échoppes » étaient « répandues, cà et là, sans aucun arrangement ». Des amoncellements de débris formaient des buttes artificielles. Un autre obstacle se présentait encore, le plus grand de tous, parce qu’il touchait à l’ordre moral, le cimetière de Saint-André?.

Un plan de ces dehors fut établi, semble-t-il, dès 1743. D’autres sont dressés trois ans plus tard, en même temps que les projets d'expropriation sont mis à l'étude. Tourny traite la question dans sa lettre à d’Argenson, du 30 juin 1746. Elle est résolue en Jurade par la délibération du 14 septembre suivant qui précise le détail des travaux : démolition de la demilune, déblaiement général, établissement d’un terre-plein au pont de la porte Dauphine, démolition des anciennes portes Dauphine el Dijeaux # L’intendant avait déjà ouvert des négociations avec les propriétaires des terrains à exproprier. Le 25 septembre 1747, il conclut un accord définitif avec le chanoine Navarre, de Saint- Seurin, que lui avait recommandé d’Argenson lui-même. Le chanoine consentit à céder pour 43000 L. les 5 maisons, les 2 échoppes, les 3 chais et les quelques terrains vides qu'il avait» le long du cime-

1. CI. la lettre de Tourny à d'Argenson, du 30 juin 1746, A. D., Gir., C 1219.

2. Tourny énumérait tous ces obstacles dans sa lettre à d’Argenson du 30 juin 1746, A. D., Gir., C 1219. =

3 Voir les plans de la liasse C 1156, aux Archives de la Gironde, et des cartons D D 13 et D D 30 aux Archives communales de Bordeaux.

4. A, C., Bordeaux, B B; registre pour 1746 et 1747, 14 septembre 1746, délibéra- - Lion de Jurade, ;

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