Quaramus gratiam, et per Mariam quiæramus
3. Quia indignus eras cui donaretur, datum est Marix, ut per illam acciperes quidquid haberes, 7x lig. Nat, D. s, 3.
4. Quidquid Deo offerre paras, Marit commendare memento, si non vis sustinere repulsam. De Aguæd.
s. Vér. Dév. p. 1. tr. 1. q. 10.—Cfr. Bor LAND. SUR. GIRY. 4 feb.
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MARIE, NOTRE MÉDIA TRICE 195
Outré de douleur et aveuglé par la Passion, il s'en va
trouver un magicien juif, afin de s'aboucher avec Satan et
d'en obtenir du secours dans sa disgrâce, Le démon ayant
répondu que s’il veut être aidé il doit d'abord renier Jésus
et Marie, puis lui remettre sa renonciation écrite de sa
Propre main, Théophile se décide à écrire l'acte abomi-
nable,
Dès le lendemain, l'Évêque reconnait l'injustice commise envers l'archidiacre, lui dé Mmande pardon ct le rétablit dans sa charge : mais le malheureux ne savait plus que pleurer, tant il se sentait, au souvenir de son énorme faute, déchiré par les remords de sa Conscience, Alors,
que fait-il ? il se rend dans une église dédiée à Marie, se jette à jenoux devant son image, et il s'écrie en versant
Un torrent de larmes : * on, 6 Mère de Dieu, je ne veux pas me livrer au désespoir ; car vous êtes toujours Ja, pleine de miséricorde ct toute-puissante pour m'aider,” Ainsi passa-t-il duarante jours à pleurer devant la sainte Vierge ct à prier, Une nuit la Mère de miséricorde daigna lui apparaitre et lui ditreto Théophile, qu'as-tu fait ? Tu as renoncé à mon amitié et à celle de mon Fils Et pour qui ? Pour ton ennemi et Je Mien—Ma Souve aine, répondit Théophile, c'est à vous de me pardonner et d'obtenir que votre Fils me pardonne aussi." La sainte Vierec, lui Voyant cette confiance : * Aie bon courage, ajouta-t-elle, Car je veux prier Dieu pour toi," Ranimé Par ces paroles, Théophile redoubla de larmes, de pénitence et de prières, sans plus quitter les pieds de la Madone. Une seconde fois Marie lui apparut et, d'un air joyeux, elle lui dit : * Théophile, réjouis-toi : j'ai présenté tes larmes et tes prières à Dieu, et il Les à reçues, tellement que tu es déjà pardonné, Désormais sois reconnaissant ct fidèle, — Ah! ma Souveraine, repartit Théophile, cela ne suffit pas pour me consoler entièrement : il Y à cet acte abominable par lequel je vous ai reniés, vous et votre Fils, ct qui est
Pour obtenir la protection spéciale de
Marie
196 CHAPITRE CINQUIÈME toujours entre les mains de mon ennemi: vous pouvez me le faire rendre." Trois jours après, Théophile se réveille une nuit et trouve sur sa poitrine l'acte en question, Le lendemain, il se rend à l'Église, se prosterne aux pieds de /êque entouré d'un p« uple nombreux, et rapporte, en pleurant et en sanglotant, tout ce qui vient de lui arriver, et termine en remettant l'infame écrit, L'Évêque le fait aussitot brûler, pendant que le peuple pleure de joie et exhalte la bonté de Dieu et la miséricorde de Marie envers ce grand pécheur, Quand à Théophile, de retour dans l'Église de la sainte Vierge, il y passa trois jours et y mourut au comble de la joie et en remerciant Jésus et
Marie,
PRIÈRE
O Reine et Mère de miséricorde, tous ceux qui recourent à vous obtiennent du secours, tant vous dispensez vos grâces avec la libéralité d'une reine et la tendresse de la plus aimante des mères. Moi aussi, je viens en ce moment me recommander à vous, moi qui suis si dénué de mérites et de vertus et en même temps chargé de si grandes dettes envers la divine justice. O Marie, vous disposez de toutes les miséricordes divines: ah! ne vous détournez pas de ma misère et ne me laissez pas dans l'abîme de ma pauvreté, Vous qui êtes si bonne ct si généreuse envers moi,
O nia Reine, prenez-moi sous votre protection : voilà tout ce que je vous demande, Car si vous me protégez, je ne crains plus rien. Je ne crains plus les démons, car vous êtes plus puissante que tout l'enfer réuni, Je ne crains plus mes péchés, car tous me seront pardonnés, si vous voulez seulement adresser à Dieu une parole en ma faveur. Sous votre protection je ne crains plus même la colère de Dieu, car la moindre de vos prières suffit pour
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MARIE, NOTRE MÉDINTRICI 197
l'apaiser aussitôt, En un mot, si vous me protégez, il n'est rien que je n'espère, parce que vous pouvez tout,
O Mère de miséricorde, je sais que vous mettez votre bonheur et votre gloire à venir en aide aux plus misérables; et tant qu'ils ne sont Pas obstinés, toujours vous pouvez les secourir, Je suis bien pécheur, il est vrai: mais je ne suis pas obstiné, car je veux me Convertir, Vous Pouvez donc me secourir : ch bien ! secourez-moi et sauvez-moi, Voici que je me remets tout entier entre vos mains. Dites-moi Comment je pourrai faire plaisir à Dieu,
Quoi que ce soit, je veux mettre la main à l'œuvre, ct je
réussirai avec votre secours, 6 Marie, ma Mère, ma lumière, Ma consolation, mon refuge, mon Espérance. -imen ! Ainsi soit-il! Ainsi soit-il !