Quod Deus imperio, tu prece, Virgo, potes
la gloire de sa Mère! Car lui-même ne Proteste-t-il pas
qu'il est venu non Pour abroger, mais Pour accomplir cette loi qui nous impose, entre autres devoirs, celui d'honorer nos parents !? Bien plus, ajoute saint Georges, archevéque de Nicomédie, si Jésus-Christ exauce ainsitoutes les prières de sa Mère, c'est en quelque sorte afin de la payer de retour pour l'être humain qu'elle consentit à Jui donner : “en vous eXauçant, lui dit le Saint, c'est comme une dette que vous paie votre Fils?" Et saint Méthode, martyr, s'écrie dans son étonnement : * Réjouissez-vous, 6 Marie, réjouissez-vous! Car tel est votre bonheur, que vous avez Pour débiteur ce même Fils de Dieu qui donne à tout le Monde sans recevoir de Personne, Tous, tant que nous sommes, nous n'avons rien qui ne soit un don de Dieu, et Par conséquent nous sommes ses débiteurs ; mais pour vous, Dieu à voulu se faire votre débiteur en acceptant de vous la chair dans laquelle ii s'est fait homme," «C'est la Vierge-Mère, dit saint Augustin, qui a mérité d'offrir le Prix exigé pour notre délivrance, et c'est elle aussi qui se trouve plus que personne à même de Prier pour nous, Maintenant que nous Sommes sortis de l'esclavage 4" En effet, puisque Marie à mérité de donner au Verbe divin la chair humaine et de préluder ainsi, en Préparant le prix de notre Rédemption, à notre triomphe sur la mort éternelle, elle doit être capable de nous aider plus que personne à obtenir la vie éternelle. Et saint Théophile, patriarche d'Alexandrie, Contemporain de saint Jérôme, à écrit : “Oh! combien il plait au Fils de Dieu que Marie le prie!
1. Numquid non pertinet ad benignitatem Domini, Matris honorem servare, qui Legem non solvere Venerat, sed adimplere ? Z4. de Ass. B. AZ cv.
2. Filius ‘uasiexsolvens debitum, petitiones tuas implet, Or, de Angr, BV,
3 Euge, euge, quæ debitorem habes Filium, qui omnibus mutuatur ! Deo enim universi debemus ; tibi autem etiamille debitor est. Or. de Sim. et Inn
4. Neque enim dubium, aux meruit pro liberandis profer pretium, pusse, plus Sanctis omnibus, liberatis impendere 24 glui. Sem. 208 Z, B. app.
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Car les bienfaits dont il nous comble, c'est à sa considération qu'il veut nous les accorder, afin de reconnaître ainsi le service qu'elle lui rendit en le revétant de notre chair !” De là enfin cette exclamation de saint Jean Damascène : “ Vous pouvez, Ô Marie, par vos prières sauver tous les homme, parce que vous êtes la Mère de Dieu et qu'ainsi vos prières ont un accent de maternelle autorité *”
IL Concluons par les paroles suivantes que saint Bonaven-
Conclusion, . re . # “sion. ture adresse à la glorieuse Vierge, en considérant quel
grand bienfait nous reçümes de Dieu quand il nous la donna pour avocate: “0 bonté assurément immense et admirable de notre Dieu! Vous êtes sa Mère et la Reine du ciel; et voilà qu'il daigne vous accorder pour avocate à nous, misérables pécheurs, afin que vous puissiez, par votre puissante intercession, nous obtenir autant de faveurs qu'il vous plaira. O étonnante miséricorde de notre Dieu Afin que la sentence qu'il devra rendre un jour à notre sujet, ne jette pas nos ‘mes dans le désespoir, le Seigneur nous donne pour avocate sa propre Mère et la souveraine dispensatrice des grâces ”. ”
EXEMPLE
Marie Le père Razzi, camaldule *, rapporte l'histoire suivante res d'un jeune homme que sa mère, devenue veuve, avait unaffreix engagé dans la cour d’un prince. Or, entièrement dévouée MT comme elle l'était à la sainte Vierge, elle avait eu soin, au route vers le
lieu
du supplice, 1 SALAZAR. Zn Prov. VI. 18
2. Potes quidem omnes salvare, ut Dei altissimi Mater, precibus materna auctoritate pollentibus 41Æ#. Grac. 20 jan. ad mat.
3 O certe Dei nostri mira benignitas, qui suis reiste Dominam tribuit Advocatam, ut a Filio tuo, quod volueris, valeas impetrare ! O mirabilis erga nos misericordia Dei nostri, qui, ne fugeremus pro sententia, voluit Matrem suam ae Dominam gratix nostram instituere Advocatam. Sim. dir. ame p AIO UX