‹ ToutChapitre 123 sur 319 · AVOCATE · texte numérisé non relu

AVOCATE

t mettons en vous notre Confianc

tte miséricorde ct cette puiss:

nt toutes nos iniquités, V

l'par votre intercession

ous outragent ct

qui vous honorons, qui vous

€, que ne devons- 'urs en quête de ’mmes de srands ice dont ous ous, plus nous en pérer notre salut,

. Nous çon-

Marie Mére de Miséricorde (V Orsel),

‘ous n'avez qu'à

il ne vous refuse

ur nous : priez, à

us, Certainement

sil

Marie est une avocate tellement compatissante, qui le ne si refuse pas méme à prendre en main la cause des plus misérables.

PS UE de raisons nous avons d'aimer

Marie, notre affectueuse Souveraine !

Si toute la terre retentissait de ses

louanges, si tous Îles prédicateurs

s'appliquaient exclusivement à la

glorifier, et si tous les hommes don-

naient leur vie pour elle, ce serait

à bien peu de chose, eu rd aux

‘hommages et à la reconnaissance que nous lui de-

vons pour l'excessive tendresse avec laquelle elle

nous aime tous, sans même exclure les pécheurs, si misé-

rables soient-ils, pourvu qu'ils aient conservé envers elle quelque sentiment de dévotion.

As Le bienheureux Raymond Jourdain, qui avait par

sans humilité pris le nom d'Idiota, disait: “ Marie ne saurait

exception, s NATION £ refuser son amour à ceux qui l'aiment ; bien plus, elle ne

dédajgne pas d'en venir, envers ceux qui la servent, jusqu'a

les servir elle-même; et si parmises ser\ iteurs et ses clients le péché a fait des victimes, elle met en œuvre toute sa puissance d'intercession pour apaiser son divin Fils et le réconcilier avec eux.” Il ajoute: “Telle est sa bonté et sa miséricorde, que personne, de quelques crimes qu'il se sente chargé, ne doit craindre de se jeter à ses pieds: car elle ne repousse aucun de ceux qui viennent implorer son secours. Avocate pleine d'amour envers nous, Marie prend dans ses mains, pour les placer sous les veux de la divi

Majesté, toutes les requêtes de ses serviteurs et plus parti culièrement celles que nous lui adressons à elle-mènmt

dt RE a

MARIE, NOTRE AVor ATT

car, de même que le Fils intercède pour nous ar: *< du Père céleste, ainsi Marie intercède pour nous aup n Fils ; ou plutôt, cest auprès de l'un et de l'autre qu'elle ne cesse un seul iiitant de traiter la grande affaire de notre salut et d'assurer le succès de nos prières en nous obtenant les grâces que nous demandons!" Combien donc le bienheureux Denis le Chartreux avait raison de proclamer Marie “ l'unique refuge des âmes égarées, l'Espérance des malheureux et l'Avocate de tous les coupables qui implorent sa pitic

Mais peut-être quelque pécheur, sans re voquer en doute la Puissance, se défie-t-il de la miséricorde de Marie, sous w prétexte que l'énormité de ses Crimes pourrait empécher cette bonne Mère de lui venir en aide, Que celui-là écoute saint Bonaventure ct qu'il reprenne courage,“ Le privilège, le grand et incomparable privilège de Marie auprès de son divin Fils, c'est, dit le saint Docteur, qu'elle est toute-puissante pour en obtenir par ses prières tout ce qu'elle veut, Or, ajoute-t-il aussitôt, de quoi nous servirait ce grand crédit de Marie si elle ne songcait pas à nos intérêts ? Non, non, dit-il Encore, n'ayons aucun doute à cet égard ; mais plutot SOYOns sans crainte et ne cessons de remercier le Seigneur et sa divine Mère. Car, auprès de Dieu, de même que Marie l'emporte en crédit sur tous les autres saints, ainsi intercède-t-elle avec plus d'amour

1. Maria diligit diligentes se, imo sibi « fvientibus servit ; ipsa benedicto

Filio suo irato potentissime reconciliat servos et amatores <uos. Tant ëst eus benignitas, quod nulli formidandum est ad eam accedere ; tantaque misericordia, ut nemo ab ea re pellatur. Ipsa Preces servorum suorum, maxime quæ sibi exhibentur, repræsentat in Conspectu divine Majestatis ÿ quia est Advocata nostra apud Filium, sicut Filius apud Patrem ; imo apud Patrem et Filium procurat negotia et petitiones nostras. Cow. de 1” AZ in prol

2. Singulare Refugium perditorum. Spes miserur 1m, Advocata omnium iniquorum ad eam confugientium. 2e Zend. 1.1 32/4123

Comment Marie s'emploie pour nous

dans le ciel:

pour nous et plus de sollicitude pour nos intérêts !" Oui, S'écrie saint Germain avec un vif sentiment d'allégresse, qui donc après votre Fils Jésus, s'occupe de nous et de nos intérêts comme vous, à Mère de miséricorde ? Quand nous sommes en proie à la douleur, qui nous soutient comme vous ? Et n'est-ce pas vous encore qui combattez en quelque sorte avec nous, pauvres pécheurs, pour nous sauver de nos ennemis? Ah! dit-il en finissant, jamais nous n'arriverons à comprendre, ô Marie, tout ce que vous

déployez de puissance ct d'amour pour nous protéger *,

Et voici la raison qu'en donne l'Idiota : “ Tous les autres saints exercent leur droit de patronage plutôt sur ceux qui sont spécialement confiés à leur sollicitude et ils aident leurs serviteurs bien plus que le reste des fidèles. Quant à la bienheureuse Vierge, de même qu'elle est la Reine de toutes les créatures, ainsi est-elle la protectrice et l'avocate de tous les hommes, et elle s'emploie au salut de tous ?, ”

Tous sont donc les objets de la sollicitude de Marie, et par conséquent aussi les pécheurs; et même ce sont les pauvres pécheurs tout spécialement que Marie se fait gloire d'avoir sous sa protection, comme elle le déclara formellement à la vénérable sœur Marie Villani: “ Après le titre de Mère de Dieu, lui dit-elle, le titre dont je me glorifie, c'est celui d'avocate des pécheurs,. ”

Notre Reine, dit le bienheureux Amédée, se tient sans cesse en la présence de la divine Majesté, et sans cesse elle offre en notre faveur ses toutes-puissantes supplica-

1. Grande privilegium Mariæ, quod apud Deum potentissima est. Sed, quid tanta Mariæ potentia prodesset nobis, si ipsa nihil curaret de nobis ? Carissimi, sciamus indubitanter, et pro hoc gratias agamus incessanter, quia, sicut ipsa apud Deum omnibus Sanctis est potentior, ita pro nobis omnibus est sollicitior. Spec. Z. P. 1. 6

2. Quis post Filium tuum, curam gerit generis humani, sicut tu ? Quisita nos defendit in nostris afflictionibus ? quis pugnat pro p:ccatoribus? Propterea, patrocinium tuum majusest quam comprehendi possit 2e Zona Perf

3. Cæteri Sancti, jure quodam patrocinii, pro sibi spécialiter commissis plus possunt prodesse, quam pro alienis ; Beatissima vero Virgo, sicut est omnium Regina, sic et omnium Patrona et Advocata ; et cura est illi de

omnibus. Cont de [A1 in proi.

CR

D has RTC UE MDN:

RCE PPT RER MARIE, NOTRE AVOCATE 219

tions, Et puisque dans le

ciel elle conn sères et les besoins de

ait si bien nos mi-

nos âmes, il lui est impossible de ne Pas Y Compatir ; dès lors tout entière à son affection de 1! mère ct pleine de CoMmpassion pour nous, elle cherche avec |

autant de bonté que de Miséricorde continuclle assistance et

à nous préter une à nous sauver! Aussi Richard de t-il chacun de nous, si à se présenter en toute douce avocate pour

Saint-Laurent exhortesoit-il

Elle

misérable .., Hot confiance devant cette très Prêt réclamer son secours,

nous

secourir

tous,

“ Car, ajoute-t- j la trouve toujours prête

il, nul doute que

chacun de nous ne a lui venir en aide

fi

| ;" ct, comme le remarque Cgalement l'abbé Geoffroi, « Marie est sans cesse disposée et prête à Ï Prier pour l'univers tout CNTICR

Et puis, avec

iel amour et quel succès cette bonne ... Quell. i Mère traite l'affaire de notre salut! * Voyageurs ici-bas, sl ie | dit saint Bernard, nous avons au ciel une avocate, et C'CSt de nous. i la Mère de notre Juge, la Mère de miséricorde :

aussi avec quel intérêt, avec quelle efficacité elle s'occupe de notre salut 4!" Et même saint Augustin, consic et la sollicitude qué déploie continuellement la divine M nos péchés, nous

ant la tendresse cette auguste Vierge à prier ajesté pour qu'elle pardonne assiste de sa grâce, nous dé gers et nous soulage d “ Vraiment nous ne

Page 1