‹ ToutChapitre 131 sur 319 · Age gratias ei qui talem tibi Mediatricem providit. 4 Sr · texte numérisé non relu

Age gratias ei qui talem tibi Mediatricem providit. 4 Sr

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fiance, elle supplie Marie de lui venir en aide ; et cette bonne Mère lui fait aussitot comprendre qu'elle lui avait déjà obtenu de Dieu tout le temps nécessaire pour pleurer ses énormes péchés, Ainsi finit la vision et dès lors la vie de Benoîte fut des plus édifiantes,

Cependant elle ne pouvait ôter de devant ses yeux cette effrayante liste que Dieu lui avait montrée ; en sorte qu'un jour, se mettant à prier sa protectrice: “© ma Mèr ut dit-elle, il est vrai que je devrais, à cause de mes crimes, me trouver présentement au fond de l'enfer : mais puisque,

par votre intercession, vous m'avez délivrée de ce malheur

en m'obtenant le temps de faire pénitence, j'ose, 6 Souve-

raine si miséricordieuse, vous demander une nouvelle

ce. Je ne veux pas cesser de pleurer mes péchés, mais faites qu'ils soient effacés de ce livre." Marie apparaissant alo Benoîte, lui révéla que, pour ètre exaucée, il lui fallait ne jamais perdre de vue ni ses péchés ni les miséricordes de Dieu à son égard ; ensuite, se rappeler constamment la Passion endurée par Jésus-Christ pour son amour, et considérer encore combien il se trouve en enfer d'âmes moins coupables qu'elle : et, à ce propos, la sainte Vierge lui apprit que, ce jour-là même, un enfant de huit ans devait y tomber pour un seul péché mortel,

Benoîte suivit de point en point tous les avis de la sainte Vierge ; ct un jour elle vit apparaitre Jésus-Christ qui dit, en désignant du doigt le formidable livre: “Vois, il n'y reste plus un seul de tes péchés ct le livre est tout blanc ; maintenant remplis-le d'actes d'amour ct de toutes sortes de vertus.” Ainsi se conduisit noîte:; et après

avoir mené une sainte vie, elle fit une sainte mort,

Lepécheur place sa confiance dans lu miséricorde et lui demande la d'avoir toujours

plus

PRIÈRE

Puisqu'il en est ainsi, 6 ma très douce Souveraine, puis-

que votre office, comme vous le rappelle Guillaume de Paris, est de vous interposer en qualité de Médiatrice entre les pécheurs et Dieu, eh bien! vous dirai-je avec saint 1: nas de Villeneuve, 6 notre avocate, remplissez pour «ni aussi votre miséricordieuse office ?,

Nu me dites pas que ma cause est trop difficile à gagner : car tout le monde m'assure et je sais bien qu'aucune cause, si désespérée füt-elle, ne se perdit jamais entre vos mains. Et la mienne serait désespérée ? Oh! non, je ne saurais craindre ce malheur, Certes, à ne considérer que la multitude de mes péchés, je puis craindre que vous ne refusiez de me défendre, Mais, ce que je considère, c'est votre immense miséricorde jointe à ce souverain désir qui presse votre cœur si maternel de secouri: même les plus compromis d'entre les pécheurs ; et dès lors je ne puis plus craindre, Et qui donc, ayant eu recours à vous, s'est jamais perdu ? Je vous appelle donc à mon secours, d ma grande avocate, à Marie, mon refuge, mon Espérance et ma Mère, C'est entre vos mains que je remets l'affaire de mon salut éternel ; c’est à vous que je confie ion äme: elle était perdue, à vous maintenant de la sauver,

Quelles actions de grâces je rends sans cesse au Seigneur, pour n'avoir inspiré une si grande confiance en vous ! Car, je le sens bien, ma confiance en vous me fera, malgré toute mon indignité, parvenir au salut, Une crainte me reste et me désole, d ma Reine bien-aimée, c'est qu'un jour je ne vienne, par ma négligence, à n'avoir plus en vous cette confiance, Je vous supplie donc, o ma Mère, au nom de

1. Ofhcium tuum est, mediam te interponere inter Deum et homines. 2. Mit. dis € XVII

2 Éiaergo, Advocata nostra ! officium tuum imple. /% Aus. l, M. conc. 3

MARIE, NOTRE AVOr ATE 241

tout votre amour pour Jésus, de la conserver dans mon

cœur et de l'y accroître sans cesse, Par le passé j'ai folle-

ment méprisé ct perdu l'amitié de mon Dieu, Mais, grâce à la confiance qu'il m'est si deux de placer en votre intercession, j'espère bien fermement la recouvrer, Une fois recouvré espère avec votre secours la conserver à jamais ; et, en la conservant ainsi, j'espère enfin entrer un jour, sous vos auspices, dans le Paradis pour vous remercier et pour chanter les miséricordes de Dieu ct les vôtres dufaut toute l'éternité, men, Telle est mon espérance, Qu'il en soit ainsi! Oui, ainsi en sera-t-il un jour,

LA VIERGE AU TRONE, (8° siècle),

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