Le, 1, 6, c, 10, 2. Jbid, 1, 2, c, 23, at
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n l | 3 Ven de Libano,
et
Sponsa mea ; veni de
Libano cubilibus leonum, de montibus pardorum,
veni ; coronaheris.., de Cant, iv, 8.
La pauvre
Marie
le ciel, à Marie, notre auguste Souveraine! Leur salut, telle sera votre couronne !”, et certes, elle sied bien cette couronne, elle est tout à fait propre à une Reine de miséricorde,
L'exemple suivant convient parfaitement à notre sujet.
EMPLE,.
On lit dans la vie de sœur Catherine de Saint-Augustin qu'au même endroit où vivait cette servente de Dieu, se trouvait une femme nommée Marie, laquelle, après avoir passé sa jeunesse dans le crime, s'obstinait jusque dans sa vieillesse à poursuivre le cours de ses désordres ; tellement
que chassée enfin par ses concitoyens et réduite à se
réfugier dans une grotte, loin de toute habitation, elle y était morte d'une horrible maladie, sans aucun secours humain, sans sacrements, et avait ensuite été jetée dans une fosse comme un vil animal, Or, sœur Catherine avait l'habitude de recommander à Dieu avec beaucoup de ferveur toutes les personnes dont celle apprenait la mort. Mais, pour la pauvre Marie, qui venait de faire une si triste fin, elle n'avait pas même songé à prier, tant elle était convaincue, avec t nt le monde, de la perte éternelle de cette âme. Quatre années s'écoulent ainsi, quand un jour elle voit apparaitre une âme du purgatoire qui lui dit: “Sœur Catherine, que je suis donc malheureuse! Vous recommandez à Dieu toutes les personnes qui meurent, et il n'y a que ma pauvre âme pour laquelle vous n'avez pas de compassion. — Et qui êtes-vous ? s’écrie alors la servante de Dieu. — Je suis, répond l'apparition, cette pauvre Marie qui mourut dans la grotte. — Eh quoi! réplique la sœur Catherine, vous êtes donc sauvée ? — Oui, je suis sauvée par la miséricorde de la bienheureuse
1. De talium leonum cubilibus tu coronaberis ; eorum salus corona tua erit. Zn Cant. 1. 3.
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ÉRICORDE 29
Vierge. — Et Comment cela ? demanda la Sœur, — Quand je me vis sur le point de mourir, et en même temps si ÿ Chargée de péchés et sans espoir de secours humain, je me { tournai vers la divine Mère et je lui dis: O grande Reine! Î vous tes le refuge des pauvres délaissés ; et moi, me voici en ce moment abandonnée de tout le monde ; vous Ctes Ÿ mon unique espérance et Vous seule pouvez m'aider ; ayez Î donc pitié de moi. Alors la sainte Vierge m'obtint la j grâce de faire un acte de contrition, Après quoi, j'expi- { rai et j'eus le bonheur d'être sauvée, Ma généreuse bien- } faitrice m'a obtenu encore une autre grâce, celle de souf- ? friren intensité ce que j'aurais dû souffrir cn durée, ct ÿ ainsi de voir ma peine s'abréger d'un grand nombre d'an- Ï nées. Il ne me faut plus que quelques messes Pour sortir ÿ du Purgatoire, Je vous Prie de me les faire dire ; de mon | côté, je promets de vous recommander sans cesse au bon Î Dieu et à la sainte Vierge Marie.” Sœur Catherine fit } aussitôt célébrer les messes demandées, ét à quelques jours de là, cette âme lui aPparut de nouveau, cette fois plus brillante que le soleil, et elle Jui dit : “ Soyez bénie, sœur Catherine, voici que je monte au ciel chanter les Miséricordes de mon Dieu et prier Pour vous.”
PRIÈRE
O Marie, Mère de mon Dieu et mon auguste Souve- HAS raine, tel que se présente à une grande reine un malheu- miséricorde, 'EUX tout couvert de plaies et de souillures, ainsi je me LS présente à vous, qui ctes la Reine du ciel et de la terre, pécheurs.
Du haut de ce trône sublime où vous êtes assise, ne dédaignez Pas, je vous en supplie, d'abaisser vos regards jusqu'à moi, Pauvre pécheur, Car le Seigneur ne vous a comblée de tant de richesses que pour aider les Pauvres ; ct s'il vous a constituée Reine de miséricorde, c'est afin que vous puissiez secourir les misérables, Regardez-moi
donc et ayez pitié de moi. Oui, fixez sur moi vos regards et ne les détournez pas que d'un pécheur vous n'ayez fait un saint. Hélas! je ne le vois que trop, bien loin de mériter aucune faveur, je devrais même, à cause de mon ingratitude, être privé de toutes les grâces que vous m'avez obtenues du Seigneur. Mais vous êtes Reine de miséricorde, et comme telle, ce ne sont pas des mérites que vous cherchez, mais des misères et des malheureux à soulager. Et qui donc est plus pauvre que moi et dans une plus grande misère ?
O Vierge sublime! je sais bien qu'étant la Reine de l'univ ers, VOUS êtes aussi ma Reine ; mi is je Veux me consacrer plus spécialement encore à votre service, afin que vous disposiez de moi selon votre bon plaisir. Je vous répète donc avec saint Bonaventure: “ Ma Souv eraine, je veux me soumettre à votre sceptre, afin qu'exerçant envers moi la plénitude de votre autorité, vous me dirigiez en tout, Ne me laissez point à moi-méme!;" mais, o ma Reine, commandez, exigez à votre gré; et même, si je ne vous obéis pas, punissez-moi, car ils ne peuvent que m'ètre salutaires les châtiments infligés par votre main.
J'aime bien mieux, 6 Marie, être votre serviteur que de devenir le maître de l'univers. Ze voici tout enticr à sous ; sauvez-moi?. Oui, acceptez-moi comme votre propricté, ct puisque je suis tout à vous, prenez en main la cause de mon salut éternel. Je ne veux plus m “appartenir, et c'est à vous que je me donne, Si par le passé, coupable de tant de négligences dans votre service, j'ai laissé s'échapper tant de belles occasions de vous Ho rer, dorénavant je veux rivaliser de zèle avec vos servi-
1 Domina, me tu dominationi committo, ut me plenarie regas et gubernes ; non mihi me relinquas. S/m, dir, am. p. 3 €. 19. Tuus sum ego, salvum me fac, Ps, CXVINI, 94.
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iéles vos otetlles :
p . à Fe Ocoules-mor, Prédestines f]
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Ca je raconte Les merveilles
De celle dont vous cles nes,
(D, de Wontfor 3:
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teurs les plus fervents ct
les plus dévoués, VEUX pas que per
Non, je ne sonne l'emporte hommag
désormais sur moi amour envers vous, Telle est
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on Souveraine !
Ô ma très aimable
MA promesse, et, j'en telle sera m
a Conduite
ai l'espoir, * MoYennant votre ass soit-il,
tance, Ainsi