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terre, ni les démons des enfers, ni aucune autre créature ne nous peut nuire, parce qu'elle ne nous peut séparer de la charité de Dieu qui est en Jésus-Christ. Par Jésus- Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus-Christ, nous pouvons toutes choses : rendre tout honneur et gloire au Père, en l'unité du Saint-Esprit, nous rendre parfaits et tre à notre prochain une bonne odeur de vie cternelle,
Si donc nous établissons la solide dévotion de la très sainte Vierge, ce n'est que pour ctablir plus parfaitement celle de Jésus-Christ, ce n'est que pour donner un moyen aisé ct assuré pour trouver Jésus-Christ, Si la dévotion à la sainte Vicryce cloignait de Jésus-Christ, il faudrait la rejeter comme une illusion du diable: mais tant s'en faut qu'au contraire, comme j'ai déjà fait voir et ferai voir encore ci-après : cette dévotion ne nous est nécessaire que Pour trouver Jésus-Christ parfaitement, l'aimer tendre. ment, et le servir fidèlement,
Je me tourne ici un moment vers vous, d mon aimable Jésus, pour me plaindre amoureusement à votre Majesté de ce que la plupart des Chrétiens, même les plus savants, ne savent pas la liaison nécessaire qui existe entre vous et votre sainte Mère, Vous êtes, Seigneur, toujours avec Marie, et Marie est toujours avec vous et ne peut être sans vous, autrement elle cesserait d'être ce qu'elle est ; elleest « tellement transformée en vous par la grâce, qu'elle ne vit plus, qu'elle n'est plus; c'est vous seul, mon Jésus, qui vivez ct régnez en elle, plus parfaitement qu'en tous les Anges ct les Bienheureux, Ah! si l'on connaissait la gloire et l'amour que vous recevez en cette admirable créature, on aurait de vous et d'elle bien d'autres sentiments qu'on n'a pas. Marie vous est si intimement unie, qu'on séparerait plutôt la lumière du soleil, la chaleur du feu ; je dis plus, on séparerait plutôt tous les Anges et les Saints de vous, que votre bienheureuse Mère : parce qu'elle
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issent trop peu Marie
mines
vous aime plus ardemment, vous glorifie plus parfaitement que toutes vos autres créatures ensemble,
Après cela, mon aimable Maitre, n'est-ce pas une chose étonnante et pitoyable de voir l'ignorance et les ténèbres de tous les hommes d'ici-bas à l'égard de votre sainte Mère? Je ne parle pas tant des idolâtres et païens, qui, ne
vous connaissant pas, n'ont garde de la connaître; je ne parle même pas des hérétiques et schismatiques, qui n'ont garde d'être dévots à votre sainte Mère, s'étant séparés de vous et de votre sainte Église; mais je parle des Chrétiens catholiques, et mêmes des Docteurs parmi les catholiques
qui, faisant profession d'enseigner aux autres les vérit ne vous connaissent pas, ni votre sainte Mère, si ce n'est d'une manière spéculative, sèche, stérile et indifférente. Ces Messieurs ne parlent que rarement de votre sainte Mère et de la dévotion qu'on lui doit avoir, parce qu'ils craignent, disent-ils, qu'on abuse, qu'on ne vous fasse injure en honorant trop votre sainte Mère. S'ils voient ou entendent quelque dévot à la sainte Vierge parler souvent de la dévotion à cette bonne Mère, d'une manière tendre, forte et persuasive, COMME d'un moyen assuré sa" ‘‘'usion, d'un chemin court sans danger, d'une vo i s imperfection et d'un secret merveilleux p:
et vous aimer parfaitement, ils se récrient contre tu, tit donnent mille fausses raisons pour lui prouver qu'il ne faut pas qu'il parle tant de la sainte Vierge, qu'ily a de grands abus en cette dévotion, et qu'il faut travailler à les détruire, et parler de vous plutôt que de porter les peuples à la dévotion à la sainte Vierge qu'ils aiment déjà assez.
On les entend quelquefois parler de la dévotion à votre sainte Mère, non pour l'établir et la persuader, mais pour détruire les abus qu'on en fait ; tandis que ces Messieurs sont sans piété et sans dévotion tendre pour vous, parce qu'ils n'en ont pas pour Marie. Ils regardent le Rosaire, le
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DÉVOTION À LA SAINTE VIERGE ji
Scapulaire, le Chapelet, comme des dévotions propres aux
esprits faibles et aux ignorants, sans lesquelles on peut se"
déduig
sauver; et s'il tombe en leurs mains quelque dévot à la om
sainte Vierge, qui récite son Chapelet ou ait quelque autre,
pratique de dévotion envers elle, ils lui changeront bientot l'esprit et le cœur : au lieu du Chapelet, ils lui conseilleront de dire les sept psaumes, au lieu de la dévotion à la sainte
Vierge, ils lui conseilleront la dévotion à Jésus-Christ,
O mon aimable Jésus, ces gens ont-ils votre esprit ?r
Vous font-ils plaisir d'en agir de la sorte? Est-ce vous! plaire que de ne pas faire tous ses efforts pour plaire à: votre Mère, de peur de vous déplaire? La dévotion à votre sainte Mère empéche-t-elle la vôtre? Est-ce qu'elle s'attribue l'honneur qu'on lui rend? Lst-ce qu'elle fait bande à part ? Est-elle une étrangère qui n'a aucune liaison avec vous ? Est-ce vous déplaire que de vouloir lui plaire ? Est-ce se séparer ou s'éloigner de votre amour, que de se donner à elle et de l'aimer? Cependant, mon aimable Maitre, la plupart des savants n'éloigneraient pas plus de la dévotion à votre sainte Mère, et n'en donneraient pas plus d'indifférence, que si tout ce que je viens de dire était vrai. Gardez-moi, Seigneur, gardez-moi de leurs sentiments et de leurs pratiques, et me donnez quelque part aux sentiments de reconnaissance, d'estime, de respect et d'amour que vous avez à l'égard de votre sainte Mère, afin que je vous aime et glorifie d'autant plus que je vous imiterai et suivrai de plus près.
Comme si, jusqu'ici, je n'avais encore rien dit en l'honneur de votre sainte Mère, faites-moi la grâce de la louer dignement: Fac me digne tuam Matrem collautare, malgré tous ses ennemis, qâi sont les vôtres, et que je leur dise hautement avec les Saints: Von Præsumat aliquis Denm se habere propitium qui benedictam Matrem offensam habuerit. “Que celui-là ne présume pas recevoir la miséricorde de “Dieu, qui offense sa sainte Mère.” Pour obtenir de votre
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