‹ ToutChapitre 246 sur 319 · ES A ES · texte numérisé non relu

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fice à Jésus-Christ par cette bonne Mère, il n'a plus qu'un trésor où sont tous ses biens, et qui n’est plus chez lui, et ce trésor est Marie, C'est ce qui le fait approcher de Notre- ; Seigneur sans crainte servile ni scrupuleuse, et le prier

avec beaucoup de confiance ; c'est ce qui le fait entrer dans les sentiments du dévot et savant abbé Rupert, qui, faisant allusion à la victoire que Jacob remporta sur un Ange, dit à la sainte Vierge ces belles paroles: O Marie, ma Princesse, et Mère immaculée d'un Diecu-Homme, Jésus-Christ, je désir lutter avec cet Homme, savoir: le ! Verbe divin, armé non pas de mes propres mérites, mais À des vôtres ; © Domina, Dei Genitrix, Maria, ct incorrupta Water Dei et hominis, non meis, sed tuis armatus meritis, cum isto Virgo, seu Verbo Dei, luctari cupio. (Rup. prolog. ! Avec Marie in Cantic.) Oh! qu'onest puissant et fort auprès de Jésus- } a Christ quand on est armé des mérites et de l'intercession ou d'une digne Mère de Dieu, qui, comme dit saint Augustin, i a amoureusement vaincu le Tout-Puissant ! À 2* Comme, par cette pratique, on donne au Seigneur, !

par les mains desa sainte Mère, toutes ses bonnes œuvres,

cette bonne Maîtresse les purifie, les embellit, et les fait

accepter de son Fils.

1. Elle les purifie de toute souillure d'amour-propre et de l’attache imperceptible à la créature, qui se glisse insen- * siblement dans les meilleures actions. Dès lors qu'elles sont Î

Marie rend entre ses mains très pures et fécondes, ces mêmes mains, acepuubles qui n'ont jamais été souillées ni oiseuses, et qui purifient À sx ex de ce qu'elles touchent, ôtent du présent qu'on lui fait tout è ce qu'il peut y avoir de gâté ou d’imparfait, 4 2. Elle les embellit, en les ornant de ses mérites cet vertus. C'est comme si un paysan, voulant gagner l'amitié et la bienveillance du roi, allait à la reineet lui présentait une pomme, quiest tout son revenu, afin qu'elle la présentât au roi. La reine, ayant accepté le pauvre petit présent du paysan, mettrait cette pomme au milieu d’un

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| À JÉSUS PAR MARIE 95 | ———— 3 PE | grand et beau plat d'or, et la présenterait ainsi au roi, de ÿ la part du Paysan ; pour lors la Pomme, quoique indigne " Î en elle-même d'être présentée au roi, deviendrait un pré- Î sent digne de Sa Majesté, cu égard au plat d'or où elle est à Î etàla personne qui la présente, Î 3 Elle présente ces bonnes œuvres à Jésus-Christ : car | elle ne garde rien Pour elle de tout ce qu'on lui offre ; elle Î renvoie tout à Jésus fidèlement, Si on lui donne, on donne ! nécessairement à Jésus ; si on la loue, si on la glorifie, aussitôt elle loue ct glorific Jésus, Maintenant, comnu { autrefois lorsque sainte Elizabeth la loua, elle chante, Ÿ quand on la Joue et la bénit: Magnificat anima me Do- | | mine : .

4 ÿ 4. Elle fait accepter de Jésus ces bonnes œuvres, qu‘ : Î que petit et pauvre que soit le présent Pour ce Saint des i saints et ce Roi des rois. Quand on Présente quelque F { chose à Jésus, Par soi-même ct appuyé sur sa Propre in- ? ! dustrie ct disposition, Jésus €Xamine le présent, et souvent {il le rejette à cause de la souillure qu'il contracte par

l'amour-propre : Comme autrefois il rejcta les sacrifices des Juifs tout pleins de leur Propre volonté, Mais quand on lui présente quelque chose par les Mains pures ct virginales de sa Mère bien-aimée, on le prend par son faible, s'il m'est permis d'user de ce terme; il ne considère Pas tant la chose qu'on lui donne que sa bonne Mère qui la présente ; ilne regarde Pas tant d’où vient le Présent que celle par ! quiil vient, Ainsi Marie, qui n’est jamais rebutée, mais toujours bien reçue de son Fils, fait recevoir agréablement

? de sa Majesté tout ce qu'elle lui présente, petit ou grand : il suffit que Marie le présente, pour que Jésus le reçoive et l'agrée, C'est le grand conseil que donnait saint Bernard à ceux et à celles qu'il conduisait à Ja perfection,

“ Quand vous voudrez offrir quelque chose à Dieu, ayez

LS, Luc, 1, 46,

DRE GR PAPE ne ne Et 4 11.

Dans

Marie

108 pauvres

œuvres

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om, soin de l'offrir par les maire très agréables et très dignes tout à Dieu par

Je tir dicum quid offerre desideras, manibus Marie offerendum

de Marie, à moins que vous ne vouliez être rejeté": 1/0-

tradere cura, si non vis sustinere répulsam.

N'est-ce pas ce que la nature même inspire aux petits à l'égard des grands, comme nous avons vu? Pourquoi la grâce ne nous porterait-elle pas à faire la même chose à l'égard de Dieu qui est infiniment élevé au-dessus de nous, et devant lequel nous sommes moins que des atomes ; avant d'ailleurs une Avocate si puissante, qu'elle n'est “ jamais refusée ; si industrieuse, qu'elle sait tous les secrets merehue de gagner le cœur de Dicu; si bonne et si charitable,

PEROU qu'elle ne rebute personne, quelque petit et méchant qu'il

les misérables. soit, Je rapporterai ci-après la figure sensible de ce que je dis en ce moment dans l'histoire de Rebecca,

Quatrième motif. Cette dévotion fidèlement pratiquée

est un excellent moyen pour que la valeur de toutes nos bonnes œuvres soit employée à la plus grande gloire de Dieu. Presque personne n'agit pour cette noble fin, quoi-

En pratiquant

qu'on y soit obligé, soit parce qu'on ne connait pas où est lavraie cette plus grande gloire, soit parce qu'on ne le veut pas,

dévotion on

+ procure Mais la sainte Vierge, à qui l'on a cédé la valeur et le mé-

toujours la

ps grande rite des bonnes œuvres qu'on pourra faire, connaissant gbire très parfaitement où est la plus grande gloire de Dieu, et PE ne faisant rien que pour la procurer, un parfait serviteur de cette bonne Maitresse, qui s'est tout entier consacré à elle, peut dire hardiment que la valeur de toutes ses actions, pensées et paroles est employée à la plus grande gloire de Dieu, à moins qu'il ne révoque expressément son offrande. Peut-on trouver rien de plus consolant pour une âme qui aime le Seigneur d'un amour pur et sans intérêt, et qui prise plus la gloire et les intérêts de Dieu que les

siens propres ?

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À JÉSUS par MARIE

Cinquiènu Motif. Cette Courb parfait et assur, Pour arriver à l'union est la perfection du Chrétien,

1" C'est un chemin dise Christ à frayé

dévotion est un

C'est un chemin à nous, et où il n'y

à lui, On peut, à la l'union avec Dicu par d' be:

en Venant tacle pour arriver autres chemins luCoup plus de croix et de coup plus de Péniblement, des combats

morts Ctranges, et difficultés, que nous ne vaincrons que

Il faudra Passer par « , des agonies terrible gnes escarpées,

les nuits obscures,

par-dessus des épines très par des déserts affreux, Mais Par le chemin de Marie, on marche t plus tranquillement, On de rudes combats

vaincre ;

Plus doucement e trouve encore, à la vérité, grandes Cificytés à Maitresse se renc

De a EU

à livrer et de Mais cette bonne Mère ct t si présente à éclairer dans le les affermir d

1 si proche e ses fidèles serviteurs, pour les urs ténèbres et dans leurs doutes, pour

ans leurs craintes,

pour les soutenir dans leurs combats et leurs difficultés, qu'en vérité ce chemin virginal pour trouver Jésus-Christ est un Chemin de rose et de n

iel, comparé aux autres chemins,

Il y a eu quelques Saints, mais en petits nombre,

| comme | saint Ephrem, saint Jean Damascène,

Saint Bernard, saint saint Bonaventure, saint François de Sales, ctc., qui ont passé Par ce chemin doux pour alle Christ, parce que le Saint-E

Bernardin,

ra Jésus-

le leur à montré par une

grâce singulière :

Saints, qui sont en

mais les autres

plus grand nombre, quoiqu'ils aient

tous eu de la dévotion à la sainte Vierge, ne sont

Pourtant, ou très peu, entrés dquoi ils ont passé par des

; dangereuses,

pas tte voie, C'est pour-

<S plus rudes et plus

D'où vient donc, me

Marie, que les servit

diront quelques vrais dévots de

s fidèles de cette bonne Mèr

UN ERs e Ver —

dt hi cbicinu 2

ont

divine, qui

que Jésusaucun obsvérité, arriver à ; Mais Ce scra par avec beau tres pat S, par-dessus des monta,

s'iquantes et Pr

sprit, Époux fidèle de Marie,

= ll chemin use: ki

partait

Le dévot À

doit aime Marie.

tant d'occasions de souffrir, et qu'ils souffrent plus, en

98 MOTIFS DE LA PARFAITE CONSÉCRATION | Marie @ or ; A :

outre man Cffet, que ceux qui lui sont moins dévoués ? On les con- + tredit, on les persécute, on les caloninie, on ne les peut sanctifient D DE AE AA souffrir ; ou bien, ils marchent dans des ténèbres intérieuscrox res et dans des déserts où il n'y a pas la moindre goutte de rosée du ciel: si cette dévotion à la sainte Vierge rend le chemin pour trouver Jésus-Christ plus aisé, d'où vient | qu'ils sont les plus méprisés? Je réponds, que les plus } fidèles serviteurs de la sainte Vierge étant ses plus grands | favoris, il est bien vrai qu'ils reçoivent d'elle les plus grandes grâces et faveurs du Ciel, qui sont les croix; mais Celui qui veut souffrir avec mérite doit aimer Marie

je soutiens que ce sont aussi les serviteurs de Marie qui

portent ces croix avec plus de facilité, de mérite et de gloire; et que ce qui arrêterait mille fois un autre ou le ferait tomber, ne les arrête pas une fois et les fait avancer: parce que cette bonne Mère, toute pleine de grâces et de l'onction du Saint-Esprit, confit toutes ces croix qu'elle leur taille, dans le sucre ‘le sa douceur maternelle et dans l'onction du pur amour: en sorte qu'ils les avalent joyeu-

Celui qui cement comme des noix confites, quoiqu'elles soient d'elleveut souffrir avec mérite mêmes très amères. Et je crois qu'une personne qui veut

Fe , n . 7 ‘ être dévote et vivre pieusement en Jésus-Christ, et par

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