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= À JÉSUS l'AR MARIE
! fois au dehors dans le monde; mais c'est par obéiss Pen,
3" Il était soumis en tout à sa chère mère ; il lui obéissaitentièrementen toutes choses, Promptement, sans tarder,
ct amoureusement sans se Plaindre ; au moindre signe de lhrimait
ère «
Sa Volonté, le petit Jacob courait et travaillait, I] croyait tout ce qu'elle lui disait : Par exemple, quand elle lui dit qu'il allât chercher deux chevreaux, et qu'il les lui apportât pour apprèter à manger à son père Isaac, Jäcob ne lui répliqua point qu'il y en avait assez d'un pour apprèter une fois à Manger à un seul homme ; mais sans raisonner, il fit ce qu'elle lui avait dit,
4" Il avait une grande confiance en sa chère mère : comme il ne s'appuyait point du tout sur son Savoir-faire, il s'appuyait uniquement sur les soins et la protection de sa mère: il réclamait son secours en tous ses besoins, et la consultait en tous ses doutes : par exemple quand il Jui demanda si, au lieu de la bénédiction, il ne reécevrait point la malédiction de son père, il la crut et se confia en elle, dès qu'elle lui eut dit qu'elle prenait sur elle cette malédietion,
5° Entün, il imitait, selon Sa portée, les vertus qu'il voyait en sa mère : et il semble qu'une des raisons pour lesquelles il demeurait sédentaire à la maison, c'était pour
imiter sa chère mère qui était vertueuse et s'éloignait des ‘ern
Mauvaises compagnies, qui corrompent les mœurs, Par ce moyen, il se rendit digne de recevoir la double bénédiction de son cher père,
Voici aussi la conduite que gardent tous les jours les prédestinés :
1 Ils sont sédentaires à la Maison avec leur mère : c'est-à-dire ils aiment Ja retraite, ils sont intérieurs, ils
beissuit
Mitait les
mère
s'appliquent à l'oraison, mais à l'exempic et dans la COM- Hi aimait 14
pagnie de leur Mère, la sainte Vierge, dont toute la BLOIrOp es
est au dedans, et qui, pendant toute une vie, a tant aimé la retraite et l'oraison, I] cst vrai qu'ils paraissent quelque-
ance à
MOTIFS DE LA lPARFAITE CONSÉCRATION
la volonté de Dieu et à celle de leur chère Mère, pour remplir les devoirs de leur état. Quelques grandes choses
en apparance qu'ils fassent au dehors, ils estiment encore
beaucoup plus celles qu'ils font au dedans d'eux-mêmes, dans leur intérieur, en la compagnie de la très sainte Vicrue, parce qu'ils y font le grand ouvrage de leur perfection, auprès duquel tous les autres ouvrages ne sont que des jeux d'enfants, C'est pourquoi, tandis quelquefois que leurs frères et sœurs travaillent pour le dehors avec beaucoup de force, d'industrie et de succès, dans la louange et approbation du monde, ils connaissent, par la lumière du Saint-Esprit, qu'il y a beaucoup plus de gloire, de bien et de plaisir à demeurer caché dans la retraite avec Jésus- Christ, leur modèle, dans une entière et parfaite soumis-
sion à leur Mère, que de faire par soi-mème des merveilles
et de réprouvés, Gloria ct dicitie an dom cjus V3 pour Dieu et les richesses pour l'homme la maison de Marie,
la loire
se trouvent dans
Scigneur Jésus, que vos tabernacles sont aimables! Le
Passcreau à trouvé une maison pour
se logre r,ct la tourte
relle un nid Pour mettre ses petits, Oh! qu'heureux est 1 l'homme qui habite la maison de Marie, où vous premier fait Votre demeure!
avez
C'est en cette maison des prédestincs qu'il reçoit son secours de
vous seul, et qu'il a
disposé des montées ct des degrés de toutes les vertus
pour s'élever en son cœur
à la perfection dans cette vallée
de larmes, Oum dite, la talernaculr tua, ete?
2" Les prédestinés aiment tendrement ct honorent véri. à
à tablement la très sainte Vierge, commu $ Ï $
leur bonne Mer et Maitresse, Ils l'aiment non seulement de
bouche, mais S
en vérité : ils l'honorent, non seulement à l'extérie ur, Mais Me
dans le fond du cœur; ils évitent, comme
Jacob, tout ce qui peut lui déplaire, et pratiquent avec ferveur
tout qu'ils croient pouvoir leur acquérir Sa bienveillance, Is lui apportent et lui donnent
‘non deux chevreaux comme
Jacob à Rebecca, mais leur
Corps ct leur âme, avec tout L ce quien dépend, figurés par les deux chevreaux de Jacob, ; ÿ afin: 1° qu'elle les reçoive comme
une chose qui lui appar- { tient; 2" qu'elle les tue et les fasse mourir au péché et à
cux-mèêmes, en les écorchant et les dépouillant de leur
propre peau et de leur amour-propre, et, par ce moyen, qu'ils puissent plaire à Jésus, son Fils, qui ne veut, ses disciples et amis, que des morts à eux-mêmes :
qu'elles les apprète au goût du Père cél
pour
3" afin
ste, et à sa plus grande gloire, qu'elle connait MiICUX qu'aucune créature :
d'afn que, par ses soins et ses intercessions, ce corps ct cette âme, bien purifiés de toute tache, bien morts, bien
DAC DOI te Ce ER EN SEEN AR Se
dépouillés et bien apprètés, soient un met délicat, di
de la bouche et de la bénédiction du Père céleste, N'estce pas ce que feront les personnes prédestinées, qui goûte ront la consécration parfaite à Jésus-Christ par les mains de Marie, que nous leur enseignons, et li pratiqueront fidèlement pour témoigner à Jésus et Marie un amour effectif et courageux ?
Les réprouvés disent, il est vrai, qu'ils aiment Jésus qu'ils aiment et qu'ils honorent Marie; mais non pas jus
qu'à donner de leur substance, mais non pas jusqu'a leur
sacrifier leur corps avec ses sens, leurs âmes avec ses pas-
sions, comme Îles prédestinés. Ceux-ci sont soumis et obéissants à la sainte Vicrge, comme à leur bonne Mere, à l'exemple de Jésus-Christ, qui, de trente-trois ans qu'il a vécu sur la terre, en à employé trente à glorifier Dieu son Père par une parfaitect entière soumission sa sainte Mere,
3" Les prédestinés obéissent à Marie en suivant exactement ses conseils, comme le petit Jacob ceux de Rebecca, quilui dit: /ili mi, acgriesce consiliis mcis 2" Suivez mes conseils": où comme les serviteurs des noces de Cana, auxquels la sainte Vierge dit: Quodcumque dixerit volis, facite 1 “Faites tout ce que mon Fils vous dira.” Jacob, pour avoir obéi à sa mère, reçut la bénédiction comme par miracle, quoique naturellement il ne dût pas l'avoir; les serviteurs des noces de Cana, pour avoir suivi le conseil de la sainte Vierge, furent honorés du premier miracle de Jésus-Christ, qui convertit l'eau en vin, à la prière de sa sainte Mère, De mème, tous ceux qui, jusqu'à la fin des siècles, recevront la bénédiction du Père céleste, et seront honorés des merveilles de Dieu, ne recevront ces grâces
qu'en conséquence de leur parfaite obéissance à Marie ;
. Gen, XXVI, 8
2 S, Jean, 11, 5.
les Fsais, au contraire, perdent leur bénédiction, faute soumission à la sainte Vierge,
4 Les prédestinés ont une grande confiance dans la bonté ct la puissance de la très sainte Vicree, leur bonne Mère; ils réclament sans cesse son secours : ils la reuar dent comme leur « toile polaire, pour arriver à bon port ;
ils lui découvrent leurs peines et leurs besoins avec beau
coup d'ouverture de Cœur ; ils s'attachent à sa mis ricordi
ct à sa douceur, pour avoir le pardon de leurs péchés par
son intercession, ou Pour goûter ses douceurs maternelles dans leurs peines et leurs ennuis. IIS se jettent méme, se cachent et se perdent d'une manière admirable, dans son sein maternel et virginal, pour y être embrasés du pur amour, pour y tre purifiés des moindres taches, et pour Y trouver pleinement Jésus, qui y réside comme dans son
plus glorieux trône, OL! tbont î Nc croyez pas,
te $ : L
MOTIFS DE LA PARFAITE CONSÉCRATION dit l'abbé Guerric, qu'il y ait plus de bonheur d'habiter dans le sein d'Abraham que dans le sein de Marie, puisque le Seigneur y a placé son trône: .Ve credideris majoris esse felicitatis habitare in sinu Abralie quam in sinu Marie, cum in co Dominus posuerit thronum suum.
Les réprouvés, au contraire, mettant toute leur confiance en eux-mêmes, ne mangent, avec l'enfant prodigue, que ce que mangent les pourceaux ; ils ne se nourrissent
1 que de la terre, comme les crapauds ; et, n'aimant, comme réprouvés
namentque CS Mondains, que les choses visibles et extérieures, ils ne
les sé “ goûtent point les douceurs du sein de Marie; ils ne sen- Fe tent point un certain appui et une certaine confiance que les prédestinés sentent pour la sainte Vierge, leur bonne Mère. Ils aiment misérablement leur faim au dehors, comme dit saint Grégoire, parce qu'ils ne veulent pas goûter la douceur qui est toute préparée au dedans d’eux-
mêmes et au dedans de Jésus et de Marie, 5" Enfin, les prédestinés gardent les voies de la sainte Les Vicrve, leur bonne Mère, c'est-à-dire, ils l'imitent, et c'est mise en cela qu'ils sont vraiment heureux et dévots, et qu'ils Fate portent la mar 1e de leur prédestination, comme leur dit cette bonne Mère: Peati qui custodiunt vias meas "1 c'està-dire, bienheureux ceux qui pratiquent mes vertus, et qui marchent sur les traces de ma vie, avec le secours de la divine grace. Ils sont heureux dans ce monde, pendant leur vie, par l'abondance des grâces et des douceurs que je leur communique de ma plénitude, ct plus abondamment qu'aux autres quine m'imitent pas de si près ; ils J'assiste or. Sont heureux dans leur mort, qui est douce et tranquille, dinairement
et à laquelle j'assiste ordinairement pour les conduire moi-
à la mort de
mes enfants même dans les joies de l'Éternité ; enfin, ils seront heuqui
ea donce « eux dans l'Éternité, parce que jamais aucun de mes bons tranquille. serviteurs, qui a imité mes vertus pendant sa vie, n’a été
Re à
TR eg
perdu, Les réprouvés, au Contraire, sont malbeureux
pendant leur vie, à leur mort ct pendant l'Éternité, parce
qu'ils n'imitent point la très sainte Vierge dans ses vertus, { se Contentant de se mettre quelquefois de ses confrérics, ? de réciter quelques prières en son honneur ou de faire {quelque autre dévotion exXtéricure, $ O sainte Vierge, ma bonne Mère, qu'heureux sont CCuX, { je le répète avec les transports de mon Cœur, qu'heureux sont ceux ct celles qui, ne se laissent point séduire par une fausse dévotion envers Vous, gardent fidèlement vos voies, { vos Conseils et vos ordres! Mais que malheureux et mau-
Main à
dits sont ceux qui, abusant de votre dévotion, ne gardent qui
rdent la
{ pas les commandements de Votre Fils: Aatedicts ones
Ÿ qui déclinent à Mandatis Luis! Re Voici présentement {es devoirs charitables que la sainte Vierge, comme la meilleure de toutes les mères, rend à ses fidèles serviteurs, qui se sont donnés à elle de la manière que j'ai dite, et selon la figure de Jacob, TL. Elle les aime. Ego dilisentes pu diligo®: * J'aime Ceux qui m'aiment” Jlle les aime: : Parce qu'elle est leur Mère véritable : or, une mère aime toujours son enfant, le fruit de ses entrailles ; 2° elle Les aime par reconnaissance, Marie sm Parce qu'effectivement ils l'aiment COMME une bonne “me Mèrc : 3" elle les aime, parce qu'étant Prédestinés, Dicu les aime: Yaco4 délexi, Esan antem odio abus” : 4'elle les aime, Parce qu'ils se sont tous consacrés à elle, et qu'ils sont sa possession et son héritage: /y Zsracl lu reditare Elle les aime tendrement, ct plus tendrement que toutes les mères ensemble, Mettez, si Vous pouvez, tout l'amour ‘ Naturel que les mères de tout le monde ont Pour leurs
enfants, dans le cœur d'une seule mère Pour un enfant
3 LPS. XVI, 27 2 Prov, vi, 17 3 Romix à
4 Eccli, xx,
unique : certainement cette mère aimera beaucoup certe
enfant : cependant il est vrai que Marie aime encore plus
tendrement ses enfants que cette mère n'aimerait le sien,
Elle neles aime pas seulement avec affection, mais avec efficacité. Son amour pour eux est actifet effectif, comme celui et plus que celui de Rebecca pour Jacob. Voici ce que cette bonne Mère, dont Rebecca n'était que la figure, fait pour obtenir à ses enfants la bénédiction du Père céleste, 1" Elle épie, comme Rebecca, les occasions favorables de leur faire du bien, de les agrandir et enrichir. Comme elle voit clairement en Dieu tous les biens et les maux, les bonnes et mauvaises fortunes, les bénédictions
faorner et les malédictions de Dieu, elle dispose de loin les choses
mt bour exempter de toutes sortes de maux ses serviteurs ct les combler de toutes sortes de biens: en sorte que, s'ily a une bonne fortune à faire en Dieu, par la fidélité d'une créature à quelque haut emploi, il est sûr que Marie procurera cette bonne fortune à quelqu'un deses chers enfants et serviteurs, et lui donnera la grâce pour en venir à bout avec fidélité: /psa procurat negotia nostra, dit un saint,
2" Elle leur donne de bons conseils, comme Rebecca à Jacob: Æili mi, acquiesce concliis meis +" Mon Fils, suis mes conseils!” Et, entre autres conseils, elle leur inspire de lui apporter deux chevreaux, c'est-à-dire leur corps et
leur âme, et de les lui consacrer pour en faire un mets qui
réable à Dieu, et de faire tout ce que Jésus-Christ,
$, à enseigné par sCs paroles et ses exemples. Sice
n'est pas par elle-même qu'elle leur donne ces conseils,
c'est parle ministère des Anges, qui n'ont pas de plus
grand honneur et plaisir que d'obéir à quelqu'un de ses
commandements pour descendre sur terre et secourir ses fidèles serviteurs.
3° Quand on lui a apporté et consacré son corps et son âme et tout ce qui en dépend, sans rien excepter, que fait cette bonne Mère ? Ce que fit autrefois Rebecca aux deux
D RP PPS DES ETS
| chevreaux que lui Apporta Jacob: 11 elle tes tucctles fait
Î mourir à la vie du vieil Adam ; 2'clle les écorche et les Mu dépouille de leur peau naturelle, ç est-ü-dire de leurs INGLEMNS A | nations mauvaises et de toute attache à la créature : 3" elle ?
Ÿ ÿ { { j { Stunt Ne au Sortir de l'Arche,
les purifie de leurs souillures et péchés : 4" elle les apprète au goût de Dicu et à sa plus grande gloire. [it comme il n'ya que Marie qui sache parfaitement ce gout divin et cette plus grande gloire du Très-Haut, il n'y a qu'elle qui, “ans sc tromper, puisse accommoder et apprèter notre Corps et notre âme à ce goût infiniment relevé et à cette gloire infiniment cachée,
4" Cette bonne Mère, ayant reçu l'offrande parfaite que nous lui avons faite de nous-mêmes et de nos Propres mé rites et Satisfactions, par la dévotion dont j'ai parlé, et Nous ayant dépouillés de nos vieux habits, nous app ct nous rend dignes de Paraitre devant notre Pèr céleste,
Se Se
Munie revêt
ses enfants
les merites
e son Fils
Mi donne un neuve parfum à
mérites
1 Elle nous revêt des habits propres, neufs, précieux et parfumés, de notre Frère aîné, c'est-à-dire de Jésus-Christ son Fils, qu'elle garde dans sa maison, je veux dire qu'elle a dans sa puissance, étant la trésorière et la dispensatrice universelle des vertus et des mérites de son Fils, Jésus- Christ, qu'elle donne et communique à qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut et autant qu'elle veut, comme nous avons vu ci-devant, 2" Elle entoure le cou et les mains de ses serviteurs des peaux des chevreaux tués ct écorchés : c'est-à-dire qu'elle les orne des mérites et de la valeur de leurs propres actions, Elle tuc et mortific, à la vérité, tout ce qu'il y a d'impur et d'imparfait dans leur perscnne ; mais elle ne perd et ne dissipe pas tout le bien que la grâce y fait; elle le garde ct l'augmente pour en faire l'ornement et la force de leur cou et de leurs mains, c'est-à-dire pour les fortiier et les aider à porter le joug du Seigneur, qui se porte sur le cou, ct à opérer de grandes choses pour la gloire de Dieu et le salut de leurs pauvres frères. 3" Elle donne un nouveau parfum et une nouvelle grâce à leurs habits et ornements, en leur communiquant ses propres habits, c'est-à-dire ses mérites ct ses vertus, que, en mourant, elle leur a légués par son testament, comme dit une sainte religieuse du siècle dernier, morte en odeur de sain-
teté, et qui l'a su par révélation, En sorte que tous ses
domestiques, ses fidèles serviteurs ct esclaves sont doublement vêtus des habits de son Fils et des siens propres : Omnes domestici cjus vestiti sunt duplicibus !; c'est pourquoi ils n'ont rien à craindre du froid de Jésus-Christ, blanc comme la neige, que les réprouvés tout nus et dépouillés des mérites de Jésus-Christet de la sainte Vierge ne pourront pas soutenir,
se Enfin, elle leur fait obtenir la bénédiction du Père
céleste, quoique, n'étant que Îles puinés ct les enfants
1 Prov. XXNI, 21,
per
re
DUO Ne +
adoptifs, ils ne dussent pas naturellement l'avoir. Avec ces habits tout neufs, très précie
iX et de très bonne odeur, ct avec leur Corps et leur âme bien préparés et apprètcs, ils s'approchent avec confiance du lit de repos de leur Père céleste, Ce bon Pére entend et distingue leur voix qui cest np, celle du pécheur: il touche leurs mains couvertes de peaux : vu il sent la bonne odeur de leurs habits ; il mange avec joie rem, de ce que Marie, leur Mère, lui a apprètcé ; reconnaissant En eux les mérites et la bonne odeur de son Fils et de sa Sainte Mère: je il leur donne sa double bénédiction, bénédiction de la rosée du ciel: De rore cali}, c'est-à-dire de L'encdixit 10S in omni li Hédictione SPéritali in À hristo Yesu *; bénédiction de la graisse de la terre; 2 hinencadine lerre* c'est-
la grâce divine qui est la semence de la gloire
à-dire qu'il leur donne leur Pain quoridien et une suffisante abondance des bien de ce monde: 2" ;] les rend les maitres de leurs autres frères, les réprouvés: non pas que cette primauté Paraisse toujours en ce monde, qui passe dans un instant, où souvent les réprouvés déminent : Peccatores cfabuntur ct £loriabuntur l'idi Eipénne SAPerexvaltatiun el élévatum *; mais elle est pourtant véritable. et elle paraïtra manifestement dans l'autre Monde, pendant toute l'éternité, où les justes, comme dit le Saint-Esprit, domineront et Commanderont aux nations : Dominabuntur po- Pulis' Sa Majesté, non contente de les bénir en leurs Personnes ct en leurs biens, bénit encore tous Ceux qui les béniront, et maudit tous ceux qui les maudiront et persé- Cutcront,
IT. Le second devoir de charité que la sainte Vierge
A F x : \ lune EXcrce envers ses fidèles serviteurs, c'est qu'elle les CNE
tient de tout pour le Corps et pour l'âme, Lille leur donne
des habits doubles, comme nous venons de le voir: elle DT
ue
1'Gen, XX VII, 28, APS NET à 2 Sphes. 1, 3, < 3 Gen, AAA, 28 S, Pi ICT rer en e ee
< TR ER EEE à
leur donne à manger les mets les plus exquis de la table de Dieu ; elle leur donne à manger le pain de vie qu'elle
a formé: 1 generationibus mers implemini \: "Mes chers
Marie Magdelaine
ferventes
enfants, leur dit-elle, sous le nom de la Sag +, remplissCzvous de mes générations, C' st-à-dire de Jésus, le fruit de vie, que j'ai mis au monde pour vous.” l'enite, comedite panem meurt ct bibite vinum quod miscui vobis ; comedite, et bibite. et inchriamini, carissine TE Venez, leur répète-t-elle “en un autre endroit, mangez mon pain, qui est Jésus ; “ buvez le vin deson amour, que je vous ai mélé," Comme c'est elle qui est la ti orière et la dispensatrice des dons et des grâces du Très-Haut, elle en donne une bonne
pour portion, et la meilleure, pour nourrir et entretenir ses Enl'enfant de
Marie lcjougde enivrés du Vin qui fait germer les vierges. Portés dans le Jésus e-
4 sein de Marie: .ld ubera portabimint 3 ils ont tant de fac
fants et serviteurs. Ils sont engraissés du Pain vivant et
4 Peeli, XXI, 20 2PrOV- IX; 6
gisaiu, NXVI 16,
À JÉSUS PAR MARIE lité à soutenir le joug de Jésus-Christ qu'ils n'en sentent Presque pas la pesanteur, à cause de l'huile de la dévotion dont elle le fait pourrir: Pugum corum CoMputrescet à farcie oder,
IL Le troisième bien que la sainte Vicryc fait à ses serviteurs, c'est qu'elle les conduit et dir ige sclon la volonté de son . Rebecca conduisait son petit Jacob et Jui donnait de temps en temps de bons avis, soit pour attirer sur lui la bénédiction de son père, soit pour lui faire éviter la haine ct la persécution de son frère Ésai, Marie, qui est
l'étoile dela mer, conduit tous ses fidèles serviteurs à bon
port; cl'e leur montre les chemins de la vie cternelle : :
elle leur fait éviter les pas dangereux : eile !cs conduit par la main dans les sentiers de la justice ; elle les soutient quand ils sont près de tomber : elle les relève quand ils sont tombés ; elle les reprend, en mère charitab'e, quand ils manquent ; et, quelquefois même, cile les châtie amoureusement. Un enfant obéissant à Marie, sa Mère nour-
rice et sa directrice éclairée, peut-il S'égarer dans les
chemins de l'Éternité ? lpsam sequens, non devias : En la
suivant,” dit saint Bernard, * vous ne Vous égarerez point.” Ne craignez point qu'un véritable enfant de Marie soit trompé par le malin esprit ct tombe en quelque hérésie formelle, Là où est la conduite de Marie, là ne se trouvent ni le malin esprit avec ses illusions, ni les hérctiques avec leurs finesses : /psa tenente, non corruis,
IV. Le quatrième bon office que la sainte Vierge rend à ses enfants et fidèles serviteurs, c'est qu'elle les défend ct protège contre leurs ennemis, Rebecca, par ses soins ct ses industries, délivra Jacob de tous les dangers où il se trouva, et particulièrement de la mort que son frère Ésaü lui aurait apparemment donnée par la haine et l'envie qu'il lui portait, comme autrefois Caïn à son frère Abel,
est Mari
peut
tromper
134 MOTIFS DE LA lARFAITE CONSÉCRATION
Marie, la bonne Mère des prédestinés, les cache sous les ailes de sa protection, comme une poule ses poussins ; elle parle, elle s'abaisse, elle condescend à toutes leurs faibles-
ses, pour les garantir de l'épervier et du vautour, Elle
Eliéver offrant des
présents à Rebecca
(Poussi
se met autour d'eux, elle les accompagne comme une armée
rangée en bataille: #1 castrorum acies ordinata Un
Marie
et pour ss homme entouré d'une armée bien rangée, de cent mille entants : : : SNA :
hommes, peut-il craindre ses ennemis ? Un fidèle servi-
armée teur de Marie, entouré de sa protection et de sa puissance
but impériale, a encore moins à craindre, Cette bonne Mère
ct puissante Princesse des cieux dépècherait des bataillons de millions d'Anges pour secourir un de ses enfants, plutot qu'il ne fût jamais dit qu'un fidèle serviteur de Marie, qui s'est confié en elle, succombât à la malice, au nombre ct a la force de ses ennemis,
V. Enfin le cinquième et le plus grand bien que l'aimable Marie Procure à ses fidèles dévots, c'est qu'elle intercède pour eux auprès de son Fils, et l'apaise par ses prières, Elle les unit à lui d'un lien très intime, et les y conserve,
Rebecca fit approcher Jacob du lit de son père: et le bon vieillard le toucha, l'embrassa, et 1e baisa méme avec joie, étant content et rassasié des viandes bien apprètces qu'il lui avait apportées ; et, ayant senti avec beaucoup de contentement les parfums CXquis de ses vêtements, il s'écria: Zee odor filié met sicut odor agTré Pleni, cui benctixit Dominus : % Voici l'odeur de mon fils, qui est comme “l'odeur d'un champ plein, que le Seigneur à bénit Ce champ plein, dont l'odeur charme le cœur du père, n'est autre que l'odeur des vertus ct des mérites de Marie, qui st un champ plein de grâces, où Dieu le Père a Sum, Comme un grain de froment des élus, son Fils unique, Oh! 2 qu'un enfant parfumé de la bonne odeur de Marie est ie l'eutant bienvenu auprès de Jésus-Christ, qui est le Père du siècle "ar à venir! Oh! qu'il lui est Pr'omptement et parfaitement uni! Nous l'avons montré Plus au long ci-devant,
De plus, après que la très sainte Vierge a comblé de ses faveurs ses enfants et fidèles serviteurs, qu'elle leur à obtenu la bénédiction du Père céleste et l'union avec Jésus-Christ, elle les conserve en Jésus-Christ, et Jésus-
Christ en eux; elle les urde et veille toujours sur cux, de
Marie
Peur qu'ils ne perdent la grâce de Dieu et ne retombent dans les pièges de leurs ennemis: 7x hlenitutine detinet,
“Elle retient les saints dans leur plénitude " et les y fait: