Nonne rapuisti cor meum? Med, in Sale Aeg
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Dans Qu'ils l'aiment du moins autant que l'aimait saint Louis les extraor- . , + ,
dinars de Gonzague, embrasé continuellement d'un tel amour AH pour Marie, qu'il ne pouvait même entendre résonner le ions de leur
amour; doux nom de sa Mère bien-aimée, sans qu'aussitôt son visage enflammé trahit l'émotion de son cœur et en mani-
festat les sentiments aux regard: de tous; autant que
saint François Solano, dont l'amour pour l'auguste Vierge allait jusqu'à une sainte folie, et qui, s'armant parfois d'un instrument de musique, exécutait un chant d'amour devant quelque image de la Madone, à la façon, disait-il, de ses mondains qui s'en vont chanter sous les fenêtres de la personne dont ils briguent la faveur.
Qu'ils l'aiment enfin comme l'ont aimée tant de ses serviteurs qui ne savaient plus que faire pour lui témoigner leur amour. Le père de Jean de Trexo, de la Compagnie de Jésus, mettait son bonheur à s'appeler l'esclave de Marie, et, en signe de servitude, il se rendait souvent dans une église dédiée à sa Souveraine. Et là que faisait-il? À peine était-il entré que, ne contenant plus la tendresse de son amour pour Marie, les larmes jaillissaient de ses yeux; puis de sa langue et de son visage il se mettait à essuyer le parvis en même temps qu'il le couvrait de ses baisers; car, se disait-il, c'est ici la demeure de ma bien-aimée Souveraine, Et le père Jacques Martinez, également de la Compagnie de Jésus, que les anges, en récompense de sa dévotion envers Marie, transportaient dans le ciel aux fêtes de leur Reine, afin qu'il admirât avec quelle pompe celles y étaient célébrées, souhaitait d'avoir à sa disposition tous les cœurs des anges et des saints, afin, disait-il, d'aimer Marie comme ces esprits célestes, et toutes les vies des hommes, afin de les faire servir à l'amour de Marie,
Qu'ils en viennent encore à aimer Marie autant que l'aimait Charles, ce fils de sainte Brigitte, dont le plus grand bonheur ici-bas était de savoir quel amour Dieu
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porte à Marie, et qui se disait Prêt à embrasser de tout Son cœur n'importe quelle fatigue Pour empêcher que la grandeur de Marie, supposé qu'elle füt Menacée, ne subit même la plus légère atteinte, et il ajoutait que, si toute grandeur lui eût un seul instant appartenu, il y aurait renoncé en faveur de celle dont le mérite est sans rival, Qu'ils brâlent, comme le bienheureux frère Alphonse Rodriguez, du désir de sacrifier leur vie en signe d'amour envers Marie. Enfin, qu'à l'exmple d'un saint religieux, François Binans, ct de la reine sainte Radegonde, épouse du roi Clotaire, ils Poussent l'amour envers Marie jusqu'à STAVEr Son aimable nom sur leur poitrine avec une pointe de fer : ou Comme deux autres de ses dévots serviteurs, Jean-Baptiste Archinto et Augustin d'Espinosa, de Ja Compagnie de Jésus, qu'ils en Viennent, Cux aussi, dans un semblable transport d'amour, jusqu'à l'y imprimer avec un fer rouge Pour que les caractères Pénètrent plus avant ct soient ineffaçables !
De même donc qu'une personne prise d'amour fait tout ce qui est en son Pouvoir pour témoigner son affection à la personne aimée, ainsi, que les pieux amants de
Notre Impuissance à timer Marie autant
Marie ne négligent rien et tentent tout Jour lui prouver delle nous sg E
leur amour, Aussi bien ils n'arriveront jamais à l'aimer autant qu'ils en sont aimés, Ah! s'écriait saint Picrre Damien, je sais, 6 ma Reine bien-aimée, que personne ne Vous aime cotime vous aimez, et que vous nous prévenez d’un amour qui laisse loin derrière lui tout notre amour Pour vous! Un jour que le vénérable frère Alphonse Rodriguez se trouvait agenouillé devant une image de Marie, tout à Coup, saisi d'un transport d'amour, il laissa échapper ces mots: « Ma Mère, Mère tout aipable, je sais que vous M'aimez, mais vous ne M'aimez pas autant
1. Scio, Domina, quia benignissima es, et amas nos amore invincibili, /» Nat, 8, Vs, 1.
aime ;
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que moi je vous aime.” Alors, offensée en quelque sorte
à l'endroit de son amour, la sainte Vierge lui répondit:
“ Que dis-tu, Alphonse, que dis-tu ? Ah ! combien l'amour
que j'ai pour toi l'emporte sur ton amour pour moi!
Sache-le, il y a moins de distance entre le ciel et la terre qu'entre mon amour et le tien.”
Meur Quel bonheur donc de compter parmi les fidèles sujets
ie. et les enfents dévoués de cette très aimante Mère! “* Oui,
s'écrie saint Bonaventure, ils sont bien-heureux ceux qui
ont dans leur cœur l'amour de Marie et qui la servent
fidèlement!’ En effet, notre très généreuse Reine ne se
à laisse jamais vaincre en amour par ses fidèles sujets.
ET DES SES Er
# Jamais, dit un auteur, nous ne la vaincrons dans cette lutte. A notre amour elle répondra par un plus grand amour, et à anciens bienfaits, elle en ajoutera toujours de nouveaux
Christ, notre très aimant Rédempteur, pour nous rendre
Et c'est ainsi qu'à l'exemple de Jésus-
au double l'amour que nous lui portons, elle nous comble de ses grâces et de ses faveurs.
He Ah! m'écrierai-je, moi aussi, avec saint Anselme, que Marie Re x elle-même mon cœur brûle d'amour pour vous et que mon âme se la grâce Consume à vous aimer, Ô Jésus, mon Rédempteur biende l'aimer. 7, s re F È S À aimé, Ô ma bien-aimée Mère, Marie! Et puisque sans votre grâce, je ne puis vous aimer, accordez-moi vous-
mêmes, 6 Jésus, 6 Marie, non certes par mes mérites, mais
î en considération de vos propres mérites, accordez à mon
O Dieu, si épris d'amour pour les hommes, eh quoi ! alors que nous étions si coupables, vous avez pu nous aimer
| âme la grâce de vous aimer autant que vous le méritez. | [l \ | | |
1. Beati quorum corda te diligunt, Maria ! Beati qui ei famuiantur, Zs4/ B, Ve ps. 31-1718.
1 2. Nunquam in hoc certamine a nobis ipsa vincetur ; :norem redhibet, et
praterita beneficia novis semper adauget. PAcIUCCH, Zn Ze, LXXXVI, exe, 2,
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Î MARIE, REINE ET y
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