O Domina, qui rapis corda
2. Nunquam quiescam, donec häbuero tenerum amorem erga Matrem Imeam, Mariam.
de vous louer comme mille langues, pour faire connaître au monde entier votre grandeur, votre sainteté, votre miséricorde et l'amour dont vous aimez ceux qui vous aiment, Si j'avais des richesses, je voudrais les dépenser toutes en votre honneur. Si j'avais des sujets, je voudrais qu'ils fussent tous vos fidèles serviteurs. Enfin, pour vous et pour votre gloire, je voudrais, sil le fallait, sacrifier ma vie.
Je vous aime donc, 6 ma Mère! Mais voici qu'en même temps je crains de ne pas ous aimer. Car j'entends dire que l'amour nous trouve ou nous rend semblable à la personne aimée 1. Puis donc que je vous ressemble si peu, c'est un signe que je ne vous aime pas. Vous si pure, et moi si souillé! Vous si humble, et moi si orgueilleux ! Vous si sainte, et moi tout couvert d'iniquités! Mais cela même, 6 Marie, c'est à vous de le faire ; oui, puisque vous m'aimez, rendez-moi semblable à vous. Avec la toute-
Nu . . . . s À puissance dont vous disposez, il ne tient qu'à vous de |
changer les cœurs. Prenez donc le mien et changez-le ; montrez à tout l'univers jusqu'où s'étend votre pouvoir en faveur de ceux que vous aimez. Faites de moi un saint ; faites que je sois votre enfant, un enfant digne de vous. Telle est mon espérance. Ainsi soit-il.