‹ Toute seule: comédie, mêlée de chant, en un acte (volume 2)Chapitre 10 sur 32 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ARMAND, TRIPTOLÉME, puis LE DOMESTIQUE.

TRIPTOLÉME, faisant uu bond.

Ah! as-tu vu?

ARMAND

Quoi?

TRIPTOLÉME.

Des épées, des poignards, tout un arsenal dans ce pavillon?

ARMAND

Tu es fou !

triptolèxie:

Ça m'a frappé, te dis-je! et aux rayons de la lune, j*âi vu étinceler Tacier d'une hache I Serait-ce pom- défendre sa vertu ? soixante-cinq ans, c'est une assez belle garde!... Et elle nous offre à souper. . (D'un ton mélodramatique.) Scrious-nous tombés dans une succursale de la Tour de Nesle ?

ARMAND

Ah ! ah ! ah !

TRIPTOLENE.

rose dessus, pour cette fôte-îà! Destin funeste! ah! j'y boirai,

du moins ! ( ll se fall un bmil d'ins la haie an f**!) I , cl l'on y voit par^iiru lo

Domisiiqiif* une lanterne à la miin.) Tiens ! quelle cst Cette lanterne do

cabriolet? (Lc Domc^tîqno remcl un billel à Armand et l'ctLirc avec su l.iutcrnc)

Voici un facteur original!

ARMAKD, lisant.

« Monsieur, voilà près d'une heure que je vous entends, causer, et je n'&ime ni votre voix, ni celle de votre compagnon. »

TRIPTOLENE.

11 est difficile!...

ARMAND fait on pasj le Domcs'tiqiic le suit rédairanl. -— Il cooliouo.

« Si dans une demi-heure vous n'avez pas quitté le parc, j'ai l'honneur de vous prévenir que vous en sortirez privés de vos oreilles, qu'on aura le plaisir de ïous couper à tous deux. »

Quelle idée !

Un déû! nous voilà forcés de rester.

TRIPTOLl^ME*

Occasion charmante d'appliquer les excellents principes

que je t'ai donnés. (Le Domestique va pour s'éloigner, il court après loi.) Eh !

Jasmin, Laviolette, Lafleur! dites à votre maître qu'on ne nous a jamais coupé les oreilles, à nous! mais que nous lui permettons d'essaver. (lc Domestique tort par la haie.) Coupcr les oreilles, quelle fofie! ça se dit dans les comédies, mais ça ne se fait pas! A quoi rêves lu, Armand? aux parades que je t'ai démontrées?...

ARMAND

Oui... c'est-à-dire non!... Tiens, Triplolème, il y a du mystère ici!... Que dis-tu de cette douairière qui lit le poète de : « J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur?..* »

triptolème.

Je dis que c'est une femme qui a de beaux souvenirs.

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