SCENE VIII
du bras droit, lequel est assez utile dans mon art, j'entendais à côté de mon atelier une voix de Stentor crier toute la journée : -^rt garde! fender.-vnus f Et votre main gauche, elle tit donc de ses rentes?.,. Le stentor, c'était monsieur, (ii montre
Triptolème, qui bavait et s'étrangle (u STiuant.) profeSSeur ès armCS et
ès grâces. Je le fis venir pour le prijBr de crier moins fort, et c'est ainsi que je connus, un peu tard, mon maître d'armes. Renonçant à sa clientèle pour se faire mon garde-malade, il m'a soigné comme son enfant!... Il a certainement hâté ma guérison!... J'étais pauvre, timide, un peu sauvage; il fut pour moi inventif, hardi, entreprenant; c'est lui qui, à force de courses, de démarches, d'audace, parvint à me faire vendre mes premiers tableaux. Enfin , s il y a sous le ciel un homme qui m'aime et que j'aime, que j'estime et qui m'estime, c'est mon vieux Triptolème, mon garde-malade, mon garde-côtes, mon garde-misère... et mon ami !
TRIPTOLÈME, avec émotion.
L'enfant a dit vrai !
CHRIST1^'E
Vous êtes un brave homme, monsieur Triptolème, et je vous aime aussi!...
ARMA^'D
Aussi?... Tu m'aimes donc, moi?
CHRISTINE
Mais non, je lui dis : moi aussi, je vous aime !
Eh bien, aimons-nous tous, sans oublier ce vin-là! Joli vin, ma foi!... vieillard plein de gaieté qui serait mon grand-père.
(offrant un verre à Christine). ÂlloUS, LouisOU , c'CSt aujourd'hui la
fête d'Armand!... A sa santé!...
CHRISTINE, à pjrl.
Dans quelle situation me voilà ! (naui.) A sa santé !
Et toi, Armand, en avant le refrain de l'atelier!
ARMAND, cliantant.
Air nouveau de M, Pillevestve, ou Air : Yerse, verse ce vin de France.
Gloire au soleil, qui chaque jour Met, pour enchanter toutes choses,
Son feu dans les grappes écloses^ Et qui, pour couronner l'amour, Sème les roses!
Loin du bruit que les hommes font, FYoits et fleurs, ô double richesse.
Rose, pampre, ornez notre front Tout le temps de notre jeunesse !
soleil, yerse-nous sans cesse Tes rayons bénis chaque jour.
Dans Tamour verse-nous llvresse.
Dans le vin, vërse-nous l'amour.
ARMAND el T^IPTOLÉME.
Verse-nous le vin et l'amour!...
TRIPTOLÉME.
Pourquoi rêver des changements, Pourquoi chercher de nouveaux mondes.
Tant qu'il reste des coupes rondes.
Pour boire à vous nos vins fumants.
Brunes et blondes !
Attablés entre les buissons.
Sous le ciel qui rit dans les brancEes, Transformons avec des chansons Tous nos vendredis en dimanches!