SCÈNE XV ARMAND, TRIPTOLÈME, CHRISTINE
ARMAND, regardant Triptolème.
Il dort encore !... Triptolèmel (plus fort et le secouant.) Tripto* lème.i allons donc! faut-il employer du tonnerre?
TRIPTOLÈME, t'éTeillant.
Eh bien, quoi?... J^entends bien!,,, je ne dors pas!... à qui en as-tu avec ton tonnerre?...
ARMAND
Eh! je viens de me battre, mon ami, à la lueur d'une lanterne... Sais-tu qu'il est bon, ton coupé de revers?
TRIPTOLÉME.
Quoi! malbeureux!... te battre sans moi!... et avec qui?...
ARMAND
L'homme aux cent mille lettres! Et quel bonheur! c'est le méiQe qui portait ces horribles gants, tu sais?
TRIPTOLÉME.
L'homme des Italiens?
ARMAND
J'ai pris ma revanch<e, sois tranquille! Allons! j'ai le bras piqué, serre-le-moi un peu.
CHRISTINE, à part. -
Il est blessé i
TRIPTOLÉME, relevant la manche du bras blessé.
Fichtre ! mais ton sang coule I...
ARMAND
Oui, pour elle... Oh! je suis bien content, va!...
CHRISTINE, 80 montrant et d'une voix très-doace.
Jean, voulez-vÔus mon mouchoir?
ARMAND, i pari.
Elle!... c'était... c'était Christine I...
Enveloppez donc mieux votre bras, Armand !
ARMAND
Armand, tout court! vous me manquez de respect, Louison.
(il se lève et la fait descendré un p<>tt à l'écart.) SaveZ-VOUS, LouisOD,
dans quelle relation votre maîtresse était avec monsieur de Marvcules?
C H II I s T I N E , lui dcinuant la lettre.
Lisez !
(Armand lit bas.) TRIPTOLÉME.
Encore une! ça fait... Oh! je n'ose pas compter... (Regardant Christine, à pari.) Je commeucc d voir clair dans le personnel du château !
ARMAND
Ah! Christine! c'est donc vous!...