SCENE III
CHRISTINE, mcmejeiu
Qui donc est là, morbleu?
ARMAND, criaDl.
Morbleu!... (sercprcnan.) Maîs, monsieui*^ on vient de vous le dire en vers!
Il n'a pas suivi!
* ARMAND, à Tiiplolrmo.
Comment diable un homme aussi enrhumé aue ça peut-ii aimer le poète de : « J*ai dit à mon cœur, a mon faible cœur !»
CHRISTINE, DH^me jcii.
Morbleu! que demandez-vous? .
ARMAND, liaat.
D'abord, monsieur, nous vous demandons mille pardons! ensuite, vous voyez devant vous...
C'est-à-dire vous pourriez voir devant vous...
ARMAND
Deux îirtistes en voyage, tombant de fatigue et mourant de faim. Nous avions hâte d'arriver à Saint-Armand, nous en avons perdu le chemin, et si vous daigniez venir nous renseigner un peu, nous vous serions reconnaissants jusque dans notre postérité I
CHRISTINE, niômejvu.
Je vais prévenir madame!
ARMAND
Quoi! prévenir! quoi! madame? C'est donc un domestique î J'ai donne une sérénade à un domestique!
x\ou3 avons donné une sérénade \ un domestique î
ARMAND, riant.
Eh! l'ami, inutile de la déranger, votre maîtresse!
TRIPTOLÈME^ al anl à la porte du pavillon.
Un instant ! quel âge a-t-clle, votre maîtresse?
CHRISTINE; même jcii.
Soixante-cinq ans!
Aïe ! ouvrez plutôt et venez nous indiquer la route vousliiOme.
CHRISTINE^ à part, rianl.
Non, non, j'aime mieux aller prévenir madame.
(Elle disparaît à gauche. — La nuit commeoce à venir.) %