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LES TROIS FILLES A MARIER

C'est à la rue du grand pont, A la cinquième maison, Il y a trois jeunes filles A marier l'on dit-on.

Vole, vole, comme la plume, Légèrement, comme le vent.

La plus jeune, c'est ma mie ; Elle est belle à la raison.

Je lui demande jour en jour :

Quand est-ce donc nous marierons Vole, vole, comme la plume, Légèrement, comme le vent.

Nous nous marierons à Pâques.

Quand les jours y seront grands, Entre Pâques et Pentecôte, En ce joli mois de mai.

Vole, vole, comme la plume, Légèrement, comme le vent.

Les lapins sont en garenne, Les oiseaux sur leurs buissons, Comme font ces jeunes filles.

Sur les genoux de leurs mignons.

Vole, vole, comme la plume, Légèrement, comme le vent.

Je ne le dis pas pour moi.

Car pour moi je n'en ai pas; Je le dis pour les jaloux, Dans celte danse il y en a trois. Vole, vole, comme la plume, Légèrement, comme le vent.

Si ce n'était que l'honneur des dames, Je les nommerais tous trois.

Il n'y a pas d'honneur qu'il tienne, Je vais les nommer tous les trois.

Vole, vole, comme la plume, Légèrement, comme le vent.

Voici l'un, voici l'autre, L'aul' je le liens par les doigts ; Celui que j'iiens par les doigts, C'est le plus jaloux des trois.

Vole, vole, comme la plume, Légèrement, comme le vent.

i^XXXVI) Se chautait autrefois dans le pays de Mczières

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