NOUS SOMMES A TROIS COUSINES
Nous sommes à trois cousines, Toutes trois à marier.
Nous se dîmes de l'une à l'autre Fait-il bon s'y marier?
Ah ! ah ! je l'va dire,
Gai, gai, je l'dirai.
La plus jeune se mit à dire :
Tout à l'heure je le saurai.
Je m'en vais chez la voisine, Je m'en vais lui demander.
Ah ! ah ! etc.
La voisine était couchée, A peine s'a voulu lever.
Elle m'a dit que j'attende, Que j'aurais un chevalier.
Ali ! ah ! je l'va dire,
Gai, gai, je l'dirai.
Moi qui ne veux pas attendre, Moi qui veux s'y marier, Je m'en vais aller en danse, Voir si j'en trouverai, Ah ! ah ! etc.
J'en vois un de bonne mine Je m'en vais lai demander :
Monsieur, avec votre grâce, Vous plaira-t-il de m'ai nier ?
Ah ! ah ! etc.
J'vous donne seulement deux heures, Deux heures pour aviser.
Les deux heures y sont sonnées, Monsieur, êtes-vous avisé?
Ah ! ah ! etc.
Je vois bien à votre mine.
Que de moi vous ne voulez.
Voilà mon autre cousine, Vous plaira-t-il de l'aimer ?
Ah ! ah ! etc.
La compagnie vous ordonne, Monsieur, de nous embrasser La compagnie vous ordonne, Monsieur, de vous retirer.
Ah ! ah ! etc.
(XLVI11) Cette seconde version de la ronde : Nous .sommes à trois cousines, a été rècueillii dans le pays de Rocroi.