‹ Traditions, coutumes, légendes et contes des ArdennesChapitre 160 sur 392 · QUAND ON MARIE SES FILLES · texte numérisé non relu

QUAND ON MARIE SES FILLES

Quand on marie ses filles, On doit les revêtir.

On leur met rob' sur roi/, Mariage à leur plaisir.

Allez, allons, la deridette, Et allez donc, la deridon.

(LXI) Cette Chanson — ou du moins le premier complet — a été recueillie à Attigny. QUAND LES GARÇONS SONT JEUN'S

Quand les garçons sont jeun's hommes,

Ils sont serviteurs assez;

Un' fois qu'ils sont mariés,

Ce sont des diabl's déchaînés.

C'est un lien qui se lie

Qui n'saurait se délier.

Un' fois qu'ils sont mariés, Ce sont des diabl's déchaînés.

On voit souvent la jeun' dame Sous la cheminée pleurer.

C'est un lien, etc.

On voit souvent la jeun' dame Sous la cheminée pleurer.

Ah ! j'ai beau pleurer, dit-elle, Tous mes beaux jours sont passés.

C'est un lien, etc.

(LXI1) Recueilli dans le pays de Mézières.

Ah! j'ai beau pleurer, dit-elle, Tous mes beaux jours sont passés.

Quand j'étais fill' chez mon père, J'allais si souvent jouer!

C'est un lien, etc.

Quand j'étais fill' chez mon père J'allais si souvent jouer !

Maintenant dans mon ménage, J'ai bien autre chose à penser.

C'est un lien, etc.

Maintenant dans mon ménage

J'ai bien autr' chose à penser :

L'n mari à satisfaire,

Des enfants à commander.

C'est un lien qui se lie

Qui n'saurait se délier.

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