LA-HAUT SUR LA MONTAGNE
Tout là-haut, sur la montagne, J'aperçois ma mie que j'aime, Assise sur le gazon, A l'ombre d'un buisson.
Je m'suis approché d'elle En lui contant mes peines.
Elle me dit d'un air doux :
Galant, retirez-vous.
Retirez-vous en arrière, Car je vois venir ma mère, Et mon cher père aussi ; Ça n'ieur fra pas plaisir.
Il n'y a ni père, ni mère, Ni cousin-germain, ni frère, Qui n'saurions m'empècher, La belle, de vous aimer.
bis
bis
bis
bis bis
bis bis
Allons, ma mie, allons,
Je sens la chaleur qui monte ;
La chaleur de l'été
Gâtera votre beauté.
Allons, ma mie, allons, Nous rapprochons du village.
A la première maison, Belle, nous s'rafraichirons.
Madame la cabaretière, Donnez-nous un verre de bière, Une tranche de jambon, Pour moi et ma dondon.
Le rossignol sur la branche, Qui se réjouit, qui chante, N'a pas tant d'agrément Que moi en vous aimant.
(LXVH) , Recueilli à Thilny.