‹ Traditions, coutumes, légendes et contes des ArdennesChapitre 171 sur 392 · LA-HAUT SUR LA MONTAGNE · texte numérisé non relu

LA-HAUT SUR LA MONTAGNE

Tout là-haut, sur la montagne, J'aperçois ma mie que j'aime, Assise sur le gazon, A l'ombre d'un buisson.

Je m'suis approché d'elle En lui contant mes peines.

Elle me dit d'un air doux :

Galant, retirez-vous.

Retirez-vous en arrière, Car je vois venir ma mère, Et mon cher père aussi ; Ça n'ieur fra pas plaisir.

Il n'y a ni père, ni mère, Ni cousin-germain, ni frère, Qui n'saurions m'empècher, La belle, de vous aimer.

bis

bis

bis

bis bis

bis bis

Allons, ma mie, allons,

Je sens la chaleur qui monte ;

La chaleur de l'été

Gâtera votre beauté.

Allons, ma mie, allons, Nous rapprochons du village.

A la première maison, Belle, nous s'rafraichirons.

Madame la cabaretière, Donnez-nous un verre de bière, Une tranche de jambon, Pour moi et ma dondon.

Le rossignol sur la branche, Qui se réjouit, qui chante, N'a pas tant d'agrément Que moi en vous aimant.

(LXVH) , Recueilli à Thilny.

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