‹ Traditions, coutumes, légendes et contes des ArdennesChapitre 207 sur 392 · LA GATE A JEAN BERTRAND · texte numérisé non relu

LA GATE A JEAN BERTRAND

La gâte à Jean Bertrand, avait quatre-vingts ans, Quand elle osa toucher aux choux du président. La bigate, la bigate a de l'entendement [bis).

Des choux qu'elle brouta, chacun valait cent francs. Des carottes, la gâte en mangea presque autant. La bigate, etc.

De carottes, la botte aussi valait cent francs, On la fit assigner par deux ou trois sergents. La bigate, etc.

On la fit assigner par deux ou trois sergents. Au tribunal vint sur ses pattes de devant. La bigate, etc.

Au tribunal vint sur ses pattes de devant. Elle troussa sa queue et s'assit sur un banc. La bigate, etc.

Elle troussa sa queue et s'assit sur un banc. Sa cause défendit bien attentivement.

La bigate, etc.

YII

Sa cause défendit bien attentivement.

De crottes fit un plat pour payer les sergents. La bigate, etc.

De crottes fit un plat pour payer les sergents, Et vint fourrer sa corne au cul du président

La bigate, etc.

Et vint fourrer sa corne au cul du président, Ramenant sur la pointe un petit peu d'onguent. La bigate, etc.

Ramenant sur la pointe un petit peu d'onguent, Pour en graisser la barbe à tous les écoutants. La bigate, etc.

Pour en graisser la barbe à tous les écoutants, Et voilà ce qu'a fait la gâte à Jean Bertrand. La bigate, la bigate a de l'entendement.

Recueilli ;ï Moutcy. — Voir plus haut la chanson : La Bique.

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