‹ Traditions, coutumes, légendes et contes des ArdennesChapitre 44 sur 392 · EMBRASSONS-NOUS · texte numérisé non relu

EMBRASSONS-NOUS

On chante en dansant en rond :

(XXVIII) J'ai trois amants en guerre, Qui sont amoureux de moi.

L'un c'est un capitaine, L'autre le fils du roi.

Le troisième c'est l'colonel, C'est le plus joli des trois.

Mad'moisetle, entrez en danse, Embrassez-les tous les trois.

(1) Voici une des très nombreuses variantes de cette ronde :

Su' l'pont du Nord un bal y fut donné, (bis)

Adèl' demande à sa mère à y aller.

« Non, non, ma fill", vous n'irez pas danser ! »

Monte à sa chambre et se met à pleurer.

Son frère arriv' dans un bateau don'1.

" Ma sœur, nia sœur, qu'avez vous à pleurer ?

" Maman n'veut pas que j'aille voir danser. »

« Mets ta rob' blanche et la ceintur' dorée. »

Les v'ia partis au bal sans plus tarder.

La première danse, Adèl' l'ut admirée.

A la s'cond' danse, Adèle fut invitée.

La troisième danse, le pont l'ut défoncé.

(Lent et triste). Les clocb's du Nord se mirent à sonner.

La mèr' demand' pourquoi les cloch's sonnées.

« Madam', madam', vos enfants sont noyés. »

(Très vif) Voilà le sort des enfants « ostinés ! »

(Ronde recueillie à Versailles par Augustin Chaboseau.)

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