‹ Traditions, coutumes, légendes et contes des ArdennesChapitre 46 sur 392 · FOULONS L'HERBE · texte numérisé non relu

FOULONS L'HERBE

On chante en dansant en rond :

(XXlVj Foulons, foulons, foulons l'herbe, Foulons l'herbe, el'reviendra.

Solo

Le mailre du jeu le chante en faisant passer à sa droite le joueur qui se trouve ix sa gauche. Puis le chœur reprend :

Foulons l'herbe, èTreviendra.

(i) Quand c'était le tour d'un jeune garçon d'entrer dans le rond, on disait :

Le plus gentil, à mon gré, Je vais tous le présenter.

(2; Ici, sans cesser de se tenir les mains, un jeune garçon et une jeune fdle levaient les bras; celui ou celle dont c'était le tour d'entrer dans le rond passait derrière, rentrait par cette sorte de porte et venait se placer au centre du cercle.

(3) Quand c'était un garçon qui était dans le rond, on disait berger, au lieu de bergère.

(4) ' Quand c'était un garçon, on disait : Gentil pastoureau.

(5) Quand c'était un garçon, on disait : Et dites-nous à laquelle.

(6) Lorsque la question s'adressait à un garçon, il répondait : C'est la fille à Guillaume.

(7) La personne désignée par celui ou celle qui était au centre du cercle venait s'y placer avissi ; et quand on chantait ce dernier vers, les deux s'embrassaient.

On recommençait jusqu'à épuisement de toute la petite société, c'est-à-dire jusqu'à ce que tout le monde eût passé dans le cercle.

N.-B. — Cette ronde, très populaire autrefois à Saint-Etienne-à-Arnes, uous a été conmnnuniquée par M. Louis, ex-professeur de philosophie à Charleville. Dans cette commune de Saint- Etienne, on dansait aussi, en ronde, à l'époque du Carême, la fameuse chanson : Il était une bergère, et ron ron von, petit patapon. Le texte ardennais ne diffère pas sensiblement du texte populaire que nous connaissons, sauf qu'avant le Concordat de 1801, au lieu de dire :

Bergère fut à confesse Au curé du canton,

on disait :

Bergère fut îl confesse Au curé Bourguignon.

Deuxième solo

Le maître du jeu le chante en conduisant vers une jeune fdle, et le tenant par la main, son voisin qu'il vient de faire passer de droite à gauche :

Embrassez celui-ci el puis celui-là.

Ou encore :

Embrassez celui-ci (on celle-la) et

Restez-en la.

Foulons l'herbe, el'reviendra.

Puis vient le tour d'un second, d'un troisième, jusqu'à ce que tout le monde se soit embrassé.

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