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CHAPITRE XXIV

cadron Lapointe , le capitaine Saint-Léger , les sous-lieutenants d'Astorg et Malet.

Dans le 3" de hussards se trouvaient deux hommes dont certes je n'aurais pas besoin de rappeler les noms glorieusement connus : le major Laferrière et le chef d'escadron Domon, tous les deux depuis généraux de division distingués.

Un lien puissant unissait tous ces hqmmes entre eux ; ilsavaient combattu, souffert et triomphé ensemble; pleins d'une confiance mutuelle, fiers d'une gloire commune, ils n'aspiraient qu'à l'augmenter.

Il était dix heures environ lorsque le voile de brouillard se déchira tout à coup, et l'on put apercevoir l'armée prussienne rangée en bataille, son infanterie couverte par le village, à droite età gauche des batteries soutenues par une nombreuse cavalerie. Cet aspect, tout imposant qu'il fût, n'était pas fait pour intimider l'intrépide maréchal. Informé que le corps d'Augereau allait déboucher sur sa gauche, Ney pensa qu'en s'établissant entre un petit bois qui était à sa gauche et le village, toute la droite de l'ennemi

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pourrait être coupée. Par la direction des feux qu'il entendait sur sa droite, le résultat lui semblait assuré.

R Malgré le peu de forces dont je pouvais disposer, dit-il, je résolus de faire chaîner sur les pièces d'artillerie, qui m'incommodaient beaucoup. » Il donna l'ordre au général Golbert de prendre sa cavalerie et de les enlever.

Il fallait d'abord monter un peu, puis on trouvait un terrain plat qui s'étendait jusqu'à la batterie; au centre de la position était un petit taillis ; la distance à franchir était de mille mètresenvîron. Le général Golbert fit partir le lo* de chasseurs en colonne par escadrons ; protégé par le taillis, il longe la gauche du bois, puis arrive à la hauteur de la batterie, se rabat brusquement à droite, tombe sur les pièces, sabre les canonniers et s'empare de treize canons. Prévoyant ce qui devait arriver, le général Golbert avait ordonné an 3' de hussards de suivre à distance le mouvement du lo'de chasseurs, en profitant également du petit bois. En effet, à peine le lo* de chasseurs s'était-il emparé de la batterie, que, désuni par sa chaîne et par le succès même,

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