‹ Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne (volume 3)Chapitre 14 sur 85 · III. — LÉGENDES ET CROYANCES QUI S’Y RATTACHENT · texte numérisé non relu

III. — LÉGENDES ET CROYANCES QUI S’Y RATTACHENT

MES monuments des âges préhistoriques jouent, à ma connaissance du moins, un rôle assez restreint dans les récits légendaires des paysans. Dans des pays où abondent les contes de fées et de lutins, les récits diaboliques ou lugubres, j'ai interrogé avec le plus grand soin plus de cent personnes, sans recueillir autre chose que de courts récits, parfois assez vagues. J'ai déjà donné quelques dépositions sur ceux qui passent pour les avoir construits. On trouvera plus loin d’autres fragments qui sont tout ce que j'ai pu trouver, soit en fouillant les livres relatifs au pays gallot, soit en interrogeant les paysans.

Mais auparavant je crois devoir constater que, sur plus de quatre cents contes publiés ou inédits que j'ai recueillis, j'en ai trouvé seulement une dizaine qui se rattachent quelque peu à des monuments préhistoriques.

Dans la Couleuvre, no xxIv des Contes populaires, 1re série, il est parlé incidemment d’une fée qui demeurait dans un des dolmens de la

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Brousse, commune du Gouray. D’autres récits, que j'ai recueillis depuis, mettent encore en scène ces mêmes fées de la Brousse, mais d’une manière tout aussi incidente. La Fée de Créhen, no xx1 des Contes des paysans et des pêcheurs, semblait avoir sa demeure dans un dolmen où dans un tumulus des bords de l’Arguenon; mon conteur n’était pas très-précis à cet égard. Dans ce récit, la fée devient chrétienne, et quand le prêtre l’a baptisée, il maudit la grotte, où jamais on n’a habité depuis.

Dans les légendes relatives à Gargantua, les menhirs figurent parfois, mais ne jouent, ainsi qu'on l’a vu, qu’un rôle assez effacé.

Jamais je n’ai entendu parler des druides, pas davantage des bardes : les paysans gallots ne connaissent ni ces noms, ni leurs équivalents.

Les monuments mégalithiques passent, ou plus exactement passaient pour être hantés la nuit, soit par des fées, soit par des lutins, parfois par des revenants ; maïs les terreurs superstitieuses dont ils étaient l’objet ont une tendance à s’effacer.

« À la fontaine Cadio, en Plédran (Côtes-du- Nord), existe une roche aux fées, sur une pièce de terre dite la Roche; elle est longue de 45 pieds. L’une des extrémités s’arrondit en cercle fermé, et l’autre extrémité, aussi fermée,

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mais par une pierre plate, est entourée de quatre pierres debout, fichées en terre. Au fond de cet arc de cercle, qui se trouve en dehors de la grotte, il y a une pierre d’une énorme épaisseur, placée de manière à former un siége. Des enfants qui nous avaient suivi nous dirent que c'était la chaise de Michel Morin, homme extraordinaire, qui remplissait ce cercle de sa capacité, et qui, lorsqu'il s’asseyait sur cette pierre, avait le dos appuyé à celle qui forme la grotte, bien qu’elle en soit éloignée de 3 ou 4 pieds, et les bras accoudés sur les roches latérales, quoiqu’elles soient à s ou 6 pieds l’une de l’autre... »

(Habasque, t. II, 363-364.)

« À 1,500 mètres du bourg de Saint-Jacut du Mené, pierre posée. Le dessus de cette pierre est complètement plat. On y remarque comme l’empreinte d’un pied d'homme. La légende raconte que Gargantua, monté sur cette pierre, fit un effort pour s’élancer sur une autre pierre à trois kilomètres plus loin. Sous cet effort, son pied s’est gravé dans la pierre, ainsi que sur celle sur laquelle il venait de sauter; mais cette dernière jusqu’à présent est restée inconnue. »

(Ernoul de la Chenelière, p. 38.)

« Sur le versant ouest du Tertre-Alix, en Louvigné-du-Désert, est une chaise de pierre : la

nuit les fées viennent, dit-on, s’y asseoir pour filer. Aussi, ajoute la légende, trouve-t-on souvent auprès des mognons de laine. »

(Danjou de la Garenne, p. 54.)

« Des femmes du voisinage de la fontaine Cadio, près de laquelle est un dolmen, nous apprirent que les fées venaient souvent à minuit danser autour du monument. »

(Habasque, t. II, 363-364.)

« Sur la lande du Fao, en Saint-Gelven (Côtes-du-Nord, partie bretonnante), est un dolmen. Les vieux habitants du bourg s’imaginent que sous ce dolmen vit une légion de fées qui, tous les soirs, à minuit, sortent de leur demeure pour venir danser sur cette pierre. » (Ernoul de la Chenelière, p. 39.)

En beaucoup d’autres pays existe la croyance que les fées viennent la nuit autour des roches qui portent leur nom. On la retrouve en Normandie (cf. Amélie Bosquet, p. 96; abbé Cochet cit. dans les Matériaux, t. I, p. 264); dans le Valais (Mater., II, 257); dans le pays de Luchon (Bull. de la Soc. d’Anthr., 3° série, II, p. 167); en Berry (cf. Laisnel de la Salle, €. I,

Les lutins vont autour des Roches piquées de la forêt de Haute-Sève ; il faut bien se garder d’en approcher quand ils sont auprès, car il arriverait certainement quelque malheur.

(Conté en 1880 par Françoise Dumont, d’Ercé.)

« À Trébeurden (partie bretonnante des Côtes-du Nord); ces monuments, principalement les dolmens, sont hantés par les

gorriket, que quelques habitants prétendent même avoir vus... Ceux qui passent tard auprès de leurs demeures pressent le pas,

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de peur de rencontrer une patrouille de ces petits hommes. » (Ernoul de la Chenelière, p. 28.)

« Les demeures des nains sont placées le plus souvent sous les dolmens, que l’on nomme presque partout {y Corriked. D’autres ont leurs habitations sous les menhirs. » (Le Men, p. 227; cf. aussi Souvestre, Foyer breton : les Korils de Plaudren.)

Jadis on racontait à Plévenon que des revenants sortaient la nuit du tumulus de Château-Serin. Comme il y avait eu autrefois dans le voisinage un couvent de moines qui ont laissé mauvaise réputation dans le pays, on supposait que c’étaient les moines qui venaient faire pénitence après leur

mort.

(Conté en 1880 par Scolastique Durand, de Plévenon, âgée de soixante- douze ans.)

Le tumulus de Fontenay-le-Marmion était hanté par des revenants, (Cf. Amélie Bosquet, p. 192; cf. aussi, p. 188, 189, des menbhirs et des dolmens hantés.)

« Il sort la nuit du tumulus de Créhen une femme tantôt blanche, tantôt revêtue d’un vêtement de brouillard, qui, des coups répétés de son battoir, fait retentir les rives de l’Arguenon, où elle va laver son linge. C’est une des croyances du pays, et on la retrouve dans toute la Bre-

tagne. »

(Habasque, t. III, p. 188.)

En Berry, jadis une fée apparaissait au sommet de la motte de la Guerne, commune de Lunery, et les bergers qui en approchaient étaient poursuivis par un homme à longue barbe. (Cf.

Martinet, p. 9 et 15.)

D'EML ANNE AUD E-B RE T'AIGN'E 3E

« Depuis longtemps les fées ont malheureusement disparu ; mais le monument (de la Roche aux Fées d’Essé) est resté. Dans les nuits, quand la bise souffle au dehors, on entend comme des plaintes dans la Roche aux Fées, et l’on dit que ce sont les morts qui reposent là qui appellent les fées protectrices, et que ces plaintes se renouvelleront jusqu’à ce qu’elles soient revenues. »

(Le Collectionneur breton, t. III, p. 55.)

Quelques paysans m'ont dit qu’ils croyaient que des marquis étaient enterrés sous ces pierres. (Marquis veut dire personnages ; à Pléneuf, on raconta à Habasque que c’étaient des générals.) Les tumuli, au nombre de cinq, que j’ai découverts à Meillac, Tinténiac et les environs, sont tous pour les paysans des lieux de repos.

(Communiqué par M. Bézier.)

Il y a à Créhen un tumulus dont la terre passe pour ne point diminuer, bien qu’on en ait pris maintes charretées pour construire les maisons du voisinage. La terre jaune qui le compose sert de mortier pour la maçonnerie.

(Conté en 1880 par Rose Renaud, de Saint-Cast, qui l'avait entendu dire à Créhen.)

On na raconté à Ercé que les pierres de Haute-Sève navaient pas toujours été aussi grosses que maïntenant, et que jusqu’à une certaine

<poque leur volume avait augmenté. Je n’ai pu savoir avec précision si mes conteurs voulaient spécialement parler des Roches piquées ou de la chaîne de gros blocs naturels qui traverse la forêt.

La croyance aux pierres qui poussent, mais cette fois s’appliquant spécialement aux mégalithes, existe en Berry. (Cf. Laisnel de la Salle, t. I, 112.)

En beaucoup d’endroits, on pense qu'il est dangereux de les détruire, parce que les esprits qui les ont construits ne manqueraient pas de se venger ; mais on n’y croit plus guère maintenant.

« Le tumulus de Château-Serin, en Plévenon, fut longtemps préservé de la destruction, parce que les fermiers prétendaient que la terre qui le composait eût fait périr leur récolte. Un préjugé semblable a fait conserver le tumulus de Pléneuf, sous lequel les voisins me dirent que des générals étaient enterrés. »

(Habasque, t. II, p. 87.)

« Lorsqu'on enleva un menhir pour le placer sur la tombe de

Hyacinthe Langlois, à Rouen, toutes les bonnes femmes assaillirent les ouvriers de prédictions funestes. » (Amélie Bosquet,

Une sorte de crainte superstitieuse, dont je n’ai pu me faire expliquer la cause, fait qu’ils sont respectés par les paysans.

(Communiqué par M. Bézier.)

A Saint-Rémi-du-Plein, dans un champ qui se nomme aujourd'hui le Rocher ou les Rochérs, il y avait une roche aux fées soutenue par quatre piliers. Quand on voulait ensemencer on portait le soir des galettes ou du pain, avec un peu de beurre, et le lendemain le champ était ensemencé. Lorsque le propriétaire du champ fit sauter ce rocher, on murmura beaucoup dans le pays.

(Conté par Joseph Legendre, jardinier, de Saint-Aubin-du- Cormier.)

Quand M. du Chatellier voulut, en 1879, explorer le tumulus de Run, près Tréfiagat, les habitants regardèrent ces fouilles: d’un mauvais œil.

« Ce n’est pas sans peine que j'ai obtenu l'autorisation de fouiller ce tertre : les habitants du village craignaient les représailles des Korrics, race de nains doués d’un pouvoir surnaturel, et passant dans l’esprit de nos paysans bas-bretons pour être les constructeurs de nos monuments mégalithiques, quelque gigantesques qu’ils soient. Aujourd’hui encore, disent-ils, ils hantent, la nuit, les monuments qu’ils ont construits et savent se venger de ceux qui osent les violer.

« Depuis mon exploration, j’ai reçu les plaintes d’un des habitants du village de Run, qui me dit que, comme il l'avait prévu, les chorriquet, depuis que j'avais violé leur demeure, s’introduisaient la nuit dans soi écurie, et, s’en prenant à ses chevaux, les malmenaient si bien quele matin il les trouvait couverts de sueur. Depuis quelques jours cependant, ils semblaient leur laisser quelque répit, et cela parce qu’il avait appendu à l’une des poutres de son écurie un chapelet de coques d'œufs de poules, avec lesquels les chorriquet savent prendre grand plaisir à jouer. Je voulus lui faire co nprendre que ses chevaux avaient probablement éprouvé queljue malaise dont ils étaient remis, et que

son chapelet! de coques d'œufs n’y était pour rien. Peu convaincu, il me quitta en me prédisant que, une fois ou l’autre, j'aurais maille à partir avec ces malins esprits. » (Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, année 1879.)

« Sur le versant ouest de la vallée de Mont- Louvier en Louvigné-du-Désert, est un groupe de dix à douze blocs gigantesques de granit, connu sous le nom de Roches Saint-Guillaume, et que la nature a superposées sous l’aspect le plus pittoresque et le plus bizarre. Plusieurs portent des bassins etientailles de formes et grandeurs différentes. Dans le pays elles sont toutes désignées comme ayant appartenu à l’usage du saint qui, suivant la tradition, fit pendant quelque temps son séjour en cet endroit. L’une aurait été son douet (réservoir où on lave le linge), l’autre sa fontaine, une autre plus petite son écuelle; deux autres se touchant seraient l’empreinte de ses genoux ; une entaille forme celle de sa modeste croix de bois. Enfin plusieurs autres de forme allongée seraient la marque des coins de ceux qui ont voulu essayer, mais toujours en vain, de fendre cette roche. On a aussi donné le nom de rues de Paradis, du Purgatoire et de l'Enfer, aux intervalles étroits’ qui séparent ces énormes blocs. On vous montre aussi l’endroit où couchait le saint. »

(Danjou de la Garenne, p. 49, 50.)

À Huelgoat (Finistère), on nomme Ménage de la Vierge deux pierres creusées régulièrement de plusieurs bassins. (Athenas., Lycée armoricain, t. VE, p. 383.) En Normandie, un mégalithe a servi de lit à saint Cenery. (Cf. A. Bosquet, p. 182.)

« À, Pluzunet (Côtes-du-Nord), un roc légèrement creusé se nomme le lit de saint Idunet. C'était, dit-on, la couche commune du saint et de sa sœur sainte Dunnvel... Au chevet de ce prétendu lit, il y a une croix en pierre grossièrement travaillée, À trois kilomètres du bourg, une pierre affectant la forme d’un siège se nommait Chaise de saint Yves: un jour que le saint était fatigué, il s’assit dessus, et elle se ploya sous lui en forme de siège. » (Ernoul de la Chenelière, p. 34.)

Près de Jugon est un menhir qui descend, la nuit de Noël, boire dans la rivière de l’Arguenon. Un homme du pays, qui ne voulait pas croire que ce fût vrai, alla la nuit de Noël pour le voir; mais jamais personne ne l’a revu.

(Conté en 1880 par Jeanne-Marie Chesnais, de Jugon, domestique.)

D’après une note des Anciens Évéchès de Bretagne, par MM. Geslin de Bourgogne et A. de Barthélemy, t. III, p. 219, les fées jouent la nuit avec les mégalithes de la Brousse et vont les baigner dans les ruisseaux du voisinage.

« Sur le Mont-Louvier, en la commune de Louvigné-du-Désert, était une magnifique pierre branlante, aujourd’hui détruite. Elle était naturellement posée en équilibre si parfait, qu’un seul homme pouvait la faire osciller d’une manière

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sensible. Tous les ans, disait-on, la nuit de Noël, pendant la messe de minuit, elle allait boire dans le ruisseau qui est au bord de la vallée, et remontait aussitôt se remettre à la place qu’elle venait de quitter. »

(Danjou de la Garenne, p. 49.)

« Dans le bois des Couardes, en Saint-Étienne en Coglès, se trouve un groupe naturel de blocs de granit, aussi imposant par sa masse que pittoresque par son aspect. L’un d'eux, qui a près de 3 mètres de haut sur une longueur plus considérable encore, est superposé à plus de 2 mètres au-dessus du sol sur trois autres blocs non moins énormes, ce qui donne à cet amas de rochers la fausse apparence d’un gigantesque dolmen. Tous les ans, dit-on, à Noël, quand les cloches sonnent la messe de minuit, la roche la plus élevée descend pour aller boire au ruisseau qui coule à ses pieds dans la vallée, puis elle remonte se replacer elle-même sur sa base. Mais malheur à qui se trouverait sur son passage ! Elle traverse l’espace avec la rapidité d’un clin d'œil; son choc terrible serait inévitable. On serait écraboui (écrasé). »

(Danjou de la Garenne, p. 62-63.)

Le jour de Noël, à minuit, au premier chant du coq, on voit la pierre Corme, en Condé-sur-Laison, s’ébranler et descendre

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vers la grande fontaine, située à quelque distance, pour s’y désaltérer. (Amélie Bosquet, p. 173.)

Le menhir de la Tiemblaye, en Saint-Samson,

qui se nomme Pierre longue ou Tonnerai est rayé d’une barre blanchâtre en quartz, qui se détache très-visiblement sur le ton gris du granit. C’est, dit-on dans le pays, la marque d’un coup de fouet dont le diable cingla la pierre un jour qu'il était en colère.

«À Pluzunet il y avait naguère une roche à fleur de terre dans laquelle les gens croyaient reconnaître la trace d’un bâton et l'empreinte des pieds d’un cheval. La légende dit que le diable n'ayant pu réussir à faire saint Idunet offenser Dieu, disparut furieux, eu imprimant ces marques sur le rocher. » (Ernoul de la Chenelière, p. 34.)

« À Saint-Étienne en Coglès, au sud \du Rocher-Jacquot, sont deux allées couvertes ou Roches-aux-Fées à moitié ruinées, et il ne reste qu'une seule des pierres de recouvrement sur chacune d’elles ; les autres gisent à terre. Les diables viennent, dit-on, depuis fort longtemps, la nuit, essayer de remettre ces pierres en place; mais ils n’ont jamais pu y réussir. On les entend chanter en dansant autour, mais sans qu'il soit possible de comprendre ce qu’ils disent. »

(Danjou, p. 64.)

D’autres dolmens, en divers pays, portent aussi le nom de

Pierre au Diable, entre autres celle de Jambes, près Namur. (CE. Matér., t. V, p. 405.) |

Sur un bloc recouvert de signes archaïques, situé à Dingé, les paysans voient l'empreinte d’une sangle, des griffes et des fesses du diable. Ils nr’ont raconté que Satan s'étant mis dans l’esprit d’emnporter cette pierre au Mont-Saint-Michel, lavaïit sanglée et s'était arc-bouté pour la ‘soulever; mais la sangle cassa, et c’est à l'effort qu'il fit pour la retenir que sont dues les ‘empreintes de son derrière et de ses griffes.

(Communiqué par M. Bézier.)

L'ile ‘d'Herreu, la plus proche de celle de Besné (Loire-Inférieure), contient un grand nombre de rochers dont la surface est couverte de bassins et de cercles. Il y en a une entre autres que les habitants appellent la Cuisine du Diable ; ils y voient les marmites, les poëlons, le lit où il couchait. ï

(P. Athenas, Le Lycée armoricain, t. VI, p. 383.)

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