LES APPARITIONS NOCTURNES
y ANS les pays du Nord, les nuits d’hiver # ont une tristesse qui saisit ceux même qui ne croient pas que les démons, les lutins et les fantômes puissent se promener sur terre entre la nuit close et le chant du coq : l'esprit populaire, enclin au surnaturel, a rempli les ténèbres de choses lugubres et terrifiantes.
De même que ceux de presque toutes les autres contrées, les paysans gallots, qui le jour sont en général assez braves, ne sortent pas volontiers de chez eux vers l’heure de minuit. Dans leur enfance, les mères leur ont dit et répété, quand ils ne voulaient pas se coucher de bonne heure :