KEBS OB LA PLAINE
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vert SOUS le soi du territoire d’Asnières (l),*-le sol de cette route dirigée du côté de Lyon. Jusqu’à nous , personne n'avait admis une ligne itinéraire importante sur la rive gauche de la Saône. A présent s’expliquera mieux la marche des armées de Septime Sévère contre Albinus , sur cette rive , où j’ai exploré , dans le temps , les tumuli d’une des batailles qui furent livrées entre les villes de Toumus et de Lyon (2).
Pour ne pas jeter de l’obscurité sur l’indication du chemin de» Fée», nous avons cru devoir négliger de signaler , à droite et à gauche de notre marche , certains séjours féeriques ; mais nous les placerons ailleurs , sous d’autres titres (3). Au reste , nous avons déjà parlé , quelque part , de
(1) Département do l'Ain.
(?) D'autres personnes ont placé à Trévoux l'Hction décisive ; d'autres encore aux portes de Lyon , d'autres enfin A Tain sur le Rhône, au-dessous de Vienne, parce qu'un historien avait dit ofud Tinurliitm. Ceux c[ui dissertent sur l'cmplaecinent des batailles de l'antiquité, et qui ne songent pas à se rallaelier aux monuments matériels qui les constatent , quand il y en a , préfèrent les raisoiinemenU anx pièces justilicatives. Il y a trop de tumuli aux environs de Toumus, npud Tmurtium , où Septime-Sévère tomba de cheval, dans une première action , priori pujna , pour qu'on dédaigne , comme on l'a fait , d'en tenir compte , en s'attachant uniquement à des lieux où l'on ne trouve rien de semblable. La défaite d' Albinus ne fut plus qu'une déroule eombattaiite de|)uis Toumus jusqu'à Lyon , sur la rive gauche de 1a Saône , où nous signalons une grande roule gallo-romaine à celle époque.
(3) Sous le titre des Dûmes . sous relui des DeimnteUr» et sous celui des fêe§ chrétienne».
tl-2 FÉES DE LA PLAINE.
la Fée de Riottier '1 ) dont la butte , en cône élevé , dominait le passage de notre voie gauloise ; ainsi que de la dame du bois de la Fau près du château de Parthey (2 », qui se trouvait également à portée de cette ligne.
Je ne terminerai pas ce chapitre sans faire observer que , non loin de la cave des Fées dont j’ai fait mention plus haut , le grand chemin des féet que nous avons suivi , jette au-delà de la Saône, un rameau qui porte aussi le nom de chemin iet Fées et de chemin des Romains. Il se dirige sur Langres , une des plus vieilles cités de la Gaule , en passant au Prélot , commune limitrophe de celle de Champlitlp(3).
M. Biseul , parlant des voies romaines de la Bretagne , dit , dans un Mémoire publié par M. de Gaumont : « Nous retrouvons souvent le nom de Chaussée à la Dame , à cause de la tradition, généralement répandue , qui veut que les voies romaines aient été faites par une princesse , qu'on nommait tantôt la fée Jouvence, tantôt la Rohonne ou madame Aléno , et tantôt la princesse Ahès. »
Il nous semble que cette persistance , en plusieurs provinces , à attribuer aux fées l’établisse-
(I) Drpartcinont <lc l'Ain.
(*i) Dépariement du Jiiru.
(.1) Dcpartemcnl dr la llaiilr-Sann<'.
FÉES DE LA PLAINE
ment des grands chemins , est un reste de la domination civile et religieuse de la femme chez les nations celtiques , à l’époque la plus reculée de notre histoire.