FLAMEN II TIR IN CIVITATE SEQVANORVM
Au pied du Jura, sur le pont de Payerne (Suisse), on lit:
lOVI o. M.
GEN 10 LOC I FORTVNÆ REDVCI.
APPIVS AVGTSTVS.
DEDICA.
Jou est bien indiqué ici comme le génie du lieu, genio loci ; car on ne dit pas^ov» et genio.
Maintenant , ne serait-ce pas à la consécration des sommets dumont Joux, sous le règne du paganisme— car on a vu et l'on verra encore que le druidisme et l'idolâtrie romaine y gardèrent leurs derniers sanctuaires — ne serait-ce pas , disons-
LE MONT JODX.
nous , à la vénération continuée par les peuples à ce terrain sacré , que la forêt de Joux a dû jadis son isolement et son indépendance ? On a dit qu’elle était restée en dehors des états limitrophes , et qu’elle était une terre de franchise et de liberté (1). Au reste , suivant Dulaure , les montagnes limitantes et adorées restaient souvent désertes.
(I) Une charte de l'an II 26 porte ces expressions remarquables : Sibi , quasi de franco jure , occupasse et vindicasse , sicut se habet jurensis eonsueludo. (Hist. des Sires de Salins, t. i )