‹ Traditions populaires comparéesChapitre 5 sur 386 · UN MOT DU COLLABORATEUR · texte numérisé non relu

UN MOT DU COLLABORATEUR

fantasmagorique des campagnes a une raison d'être. M. Désire Monnicr a eu la patience de remonter à la source de chacune de ces traditions, et il n'a pas été médiocrement surpris de voir que , passant par le nord ou le midi, chacune d'elles nous ramenait invinciblement à un point de départ commun , les montagnes de l'Asie. Là se retrouvent encore toutes nos tnodilions ; là se rencontre le germe plus ou moins développé de toutes nos croyances. D'accord avec les livres saints , l'auteur en conclut que l'Asie est le berceau du genre humain ; une pensée grave vient donc toujours se mêler à ces récits en apparence si futiles. C’est par ce côté philosophique , c’est par des recherches historiques étendues , que M. Monnier plaira aux esprits qui aiment à réfléchir , et on lui saura gré d'avoir su construire avec des matériaux légers une œuvre importante , solide et durable.

Depuis longues années, le plan de cet ouvrage était arrêté ; les documents étaient réunis ; déjà meme , en 1836 , l’Académie de Besançon avait encouragé et couronné les premiers essais de ce travail; il n'y avait donc plus guère à faire pour achever ce volume et le rendre ce qu'il est aujourd'hui. Aussi lorsque, pour prix d'une collaboration modeste, de quelques renseignements donnés comme pièces à l'appui, de quelques traditions appartenant aux montagnes du Bugey et du Lyonnais , l'auteur de ce livre a voulu que mon nom fàt mis à côté du sien, ai-je trouvé la récompense bien grande pour la peine que j'avais prise ; j'ai pensé à l'antique parabole des ouvriers de la dernière heure , et j'ai vu dans le bienveillant désir de l'auteur moins un effet de sa justice qu’une preuve nouvelle de son amitié.

Aimé ViNGTaiNiER.

POI'IHIRES.

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