SCÈNE IL
PISTHÉTÉRUS, LE CHOEUR.
J'entends avec plaisir et vos hymnes et vos chants inëlodieux : je suis charme de vos paroles. Mais çà, vantez aussi ce bruit affreux qui fait trembler la terre ; vantez les tonnerres, les éclairs, les foudres dont je^uis arme. ♦
LB CBOBCm.
Rayons dores , clartés brillantes Des lumineux éclairs 5 Inéyîtables traits , flécbes étincelantes Du monarque des airs , Et vous , bruyans éclats de Forageux tonnerre ,
Notre roi vous tient en ses mains ; Par TOUS il fait trembler les timides bumains , Par TOUS il ébranle la terre.
Tout Funivers est soumis à ses lois ; Et Jupiter lui cède , aTOc le diadème^ Cette auguste beauté qui des dieux et des rois Le rendait larbitre suprême.
PISTHÉTÉRUS.
Volez , Oiseaux 5 que tardez-TOUS?
Volez où rbjmen tous appelle; SoiTes d'un pas léger et lepouse et leponx ;
Volez jasqa an palais y ou le nœud le plus doux Doit unir ce couple fidèle« Volez, Oiseaux 5 que tardez-vous?
Volez où lliymen tous appelle ^
LE CHOEUR
Alalaï, iê paiôn, ôTénella^ vainqueur, ô le plus grand des dieux !
* Cette répétition n'est pas dans le grec : on y lit en place de ces deux rers : O briUante épouse , présentez votre main , et pre» nant nos tdles , éle^ez^vous avec moi : en m*élei^ant moi-même , je vous élèverai aussi.
> Ce dernier yers n^st pas dans M. Boiyin. Tènella est une onomatopée , c'est-à-dire un son imitatif de la chose dont on parle. Molière a fait usage de cette espèce de figure dans le Fà^ cfieux^ acte III , scène dernière :
Monsieur , ce sont des masques Qui portent des crins^crins et des tambours de basques.