ACTE DEUXIÈME. Z
Je t'offre des excuses Dans les journaux.
GRIF.
Tais-toi, car vraiment tu m'amuses.
Il sort.
MINOTORO.
Tragal! ce Grif qui va s'escrimer avec toi
Est le meilleur tireur que je sache, après moi.
Encore maintenant tous les jours il s'exerce,
Et pour venir chez moi s'arrache à son commerce
De poissons érudits et de singes parlants
Qu'il instruit pour les vendre aux acteurs ambulants.
Il possède surtout une botte secrète !
Je t'ai dit que j'étais maître d'armes; complète
Ton respect de sa force et pèse ce qu'il vaut
En apprenant qu'il va devenir mon prévôt.
Toi, tu m'as dit jusqu'où l'escrime t'est connue.
Il est donc évident que ton heure est venue.
Embrassons-nous.
TRAGALDABAS, frissonnant.
Sa voix a le froid de mon glas.
Ils s'embrassent.
MINOTORO.
Adieu !
Entre précipitamment don Eliseo, suivi de Grif.