ACTE QUATRIÈME . ii
DON ELISEO, à part.
Il ne peut pas s'empêcher de sourire.
A Tragaldabas.
Vous convenez d'avoir fait à ce cavalier
Un de ces forts affronts qu'on ne peut publier?
J'en conviens.
MINOTORO.
Je m'en vais te piler comme verre î
Arrangez-vous.
Il s'écarte un peu.
MINOTORO, à don Eliseo.
Ce singe ayant osé me faire Un outrage qui rend toute explication Impossible, j'en veux la réparation Par les armes.
DON ELISEO.
C'est juste.
MINOTORO.
Il serait inutile De chercher à sauver la peau de ce reptile. L'autre fois, abusant d'un état passager. Vous vous êtes permis d'usurper son danger, Et pendant quelques jours de trop il a pu vivre; Alais je vous avertis que je ne suis plus ivre Et que je vous tùrai, si ça vous fait plaisir, — Après lui.
144 TRAGALDAE-AS.
D0.\ ELISEO.
Pour l'instant, il s'agit de choisir L'heure et le lieu.
TRAGALDABÀS, extasié. A lui-même.
C'est doux, l'amour!
DON. ELISEO.
Le jour s'achève Et l'on n'y verrait plus...
01INOTORO.
Mais le soleil se lève A quatre heures trois quarts.
DON ELISEO.
Quatre heures trois quarts, soit.
MINOTORO.
Vous connaissez la Mare aux loups?
DON ELISEO.
Charmant endroit.
MINOTORO.
Épée.
DON ELISEO.
Épée. A mort?
MINOTORO.
A mort! Je le dédie
Aux vers !
Saluant.
Sefior...