SCULPTURE
David d'Angers. Buste de Grégoire.
Le Musée historique lorrain,
inauguré en 1851, est établi dans l'ancien palais des ducs de Lorraine.
Les galeries du rez-de-chaussée renferment les monuments druidiques, romains et gallo-romains
trouvés dans le pays, à Scarpone, àTarquimpol, etc., et des sculptures du moyen âge, de la Renaissance et de l'époque moderne. Au premier étage, dans la galerie des Cerfs, sont exposés les tableaux, portraits de princes lorrains et d'hommes illustres, vues des monuments nationaux, "objets ayant appartenu à des souverains du pays, gravures, médailles, monnaies, etc.
La Bibliothèque publique, fondée en 1751 par Stanislas, dont elle conserve le portrait peint par Girardet, occupe le premier étage du bâtiment de l'Université, rue Stanislas.
Cet établissement, que la révolution de 1789 a enrichi des bibliothèques des maisons religieuses et de celles des émigrés, possède des machines, des gravures, des monnaies, des médailles très-précieuses , et l'un des plus beaux camées romains qui existent. On y compte environ 40000 vol., au nombre desquels sont des manuscrits curieux du xii' s.
et des ouvrages imprimés en 1481 et 1500 ; les archives départementales , où sont renfermées plus de 100 000 pièces originales , provenant, soit des anciennes archives des ducs de Lorraine, soit de celles des maisons religieuses, supprimées à l'époque de la Révolution ; on y trouve , entre autres documents précieux , des diplômes de Charlemagne, de Louis d'Outre-mer, de Charles le Simple, des chartes de saint Gauzelin , etc.
Le Cabinet d'histoire naturelle, placé dans le bâtiment de l'Université, présente deux divisions : les collections générales, parmi lesquelles on remarque une belle série de roches des Vosges, une collection nombreuse d'échantillons
I du bassin de Paris, une collection de coquilles d'environ 2000 espèces; — les collections départementales, où figurent des dents d'éléphants fossiles, trouvées dans des fouilles faites à Boudonville, et une série de 32 vertèbres de sauriens, trou- 1 vées dans les environs de Pont-à- Mousson.
Industrie et commerce.
L'industrie et le commerce, presque inconnus à Nancy autrefois , y ont pris un grand développement depuis le commencement de ce siècle. La teinture des cotons filés et la fabrique des chapeaux de paille s'y développent sur une très-grande échelle ; huit à dix manufactures de drap y produisent des étoffes estimées ; on y compte plusieurs fabriques d'amidon, de vermicelle, de pipes, de boutons, de cotons à broder, d'ouate, de bonneterie, etc., et un certain nombre de filatures de laine et de coton. Les fleurs artificielles y constituent un commerce dont Paris seul dépasse l'importance. Nancy est en outre le marché central de nombreux produits, tels que bois de charpente, planches, traverses pour chemins de fer, chiffons pour les papeteries des Vosges, mercerie, houblons, céréales, etc. Enfin, au premier rang des branches d'industrie exploitées dans cette ville, il faut placer la broderie dont s'occupent plus de 400 fabricants, et qui donne du travail à plus de 100 000 ouvrières, non-seulement dans les campagnes environnantes , mais encore dans les départements limitrophes.
Fontaines. — Statues. — Pro-
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Outre la statue de Stanislas et les fontaines des places Stanislas et
Carrière , on remarque à Nancy :
devant le lycée impérial , la statue en bronze de Mathieu de Dombasle, par David d'Angers, fondue en 1849 par Eck et Durand ; — une petite statue équestre en brome du roi René, sur une fontaine assez massive de la place Saint Epvre; — une belle fontaine jaillissante au cenfre de la place de Grève , — et , au milieu delà place d'Alliance, une fontaine sculptée par Cifdée , érigée en souvenir du traité passé, le {** mai 1756, entre Louis XV et Marie-Thé-* rèse. x
La place d' Alliance est une petite promenade composée d'allées d'arbres et de belles maisons régulièrement bâties.
Au rond-point du Cours Léopold, longue promenade plantée d'arbres qui touche la place de Grève, s'élève un magnifique piédestal en marbre blanc, supportant la statue en bronze du général Drouot , par David d'Angers. Quatre bas-reliefs en bronze décorent les faces de ce monument.
Le jardin botanique , rue Sainte- Catherine, fondé par Stanislas en 1758, renferme plus de 3000 espèces de plantes; on remarque dans les serres un assez grand nombre de végétaux exotiques rares.
La plus grande et la plus belle promenade de Nancy est la Pépinière, composée d'une terrasse et d'un vaste jardin orné de gazons et de massifs ; Stanislas la fit dessiner en 1766.
Faubourgs et excursions.
Les sept faubourgs de Nancy méritent tous une mention à des titres divers.
On arrive par le faubourg des Trois-Maisons à la côte de Flabe-
mont, que dominait un camp romain, et au village de Lay -Saint- Christophe , où naquit saint Arnoul , qui fut la tige des rois de France de la 2" race; dans ce village avait été fondé, au x' s., un prieuré que gouverna dom Calmet. On remarque l'architecture extérieure du chœur de l'église paroissiale, construite vers le xii* s. Lay - Saint- Christophe est, par sa situation pittoresque, un des endroits les plus agréables des environs de Nancy; la distance est de 8 kil.
Boudonville, formé de jolies maisonsde campagne entourées de riants jardins, et enrichi d'une église ogivale de construction récente, fut le berceau de Nancy. On y visite la côte Sainte-Catherine, où Ton exploitait autrefois une carrière de marbre jaspé, la Croix-Gagnée, où le peuple de Nancy se rendait processionnellement en pèlerinage, et la côte des Chanoines où se récoltent les meilleurs vins du pays.
Le faubourg Saint-Pierre renferme le séminaire diocésain et la magnifique église de Bon-Secours, où l'on voit les mausolées du roi Stanislas et de son épouse, Catherine Opalinska, un petit tombeau de marbre renfermant le cœur de la fille de Stanislas, une petite boite de plomb, contenant le cœur du petit-fils de Charles III , et le tombeau en marbre blanc du duc Maximilien de Tenezin-Ossolinski. La voûte peinte par Provençal, la jolie balustrade en fer qui sépare le sanctuaire de la nef, un bel autel, une statue de la Vierge, très-ancienne et très- vénérée, le vœu de la ville de Nancy, reconstruit en 1742, tels sont les autres objets intéressants qui attirent dans cette église l'attention des visiteurs.