min.) Schluchsee (hôt
Schiff, Stem) , village fort ancien , situé à 5 min. env. au-dessus du Schluchsee (925 met..), lac long de 45 min. environ sur 15 min. de large, et dont les eaux sont trèspoissonneuses. On y a construit un petit établissement de bains froids pour les étrangers. La route de voitures longe les bords du lac jusqu'à son extrémité inférieure , d'où sort la Schwarzach , puis se dirige au S. , par le Schwarzachthal qu'elle domine, sur Hœusern. Laissant à g.
la route de Waldshut, on tourne à dr, au N. 0. pour gagner Saint-
Biaise, dont on aperçoit de loin la coupole qui domine les forêts de sapins.
5 h. Saint-Biaise (hôt. : Sanctifias i en, Hirsch), ch.-l. de c. de 949 hab., situé à 760 mèt. d'alt., dans une vallée entourée de hautes montagnes boisées. On y remarque une magnifique abbaye de Bénédictins, fondée en 940, détruite plusieurs fois par la guerre ou par l'incendie; célèbre dès le xi- s. par l'érudition de ses moines, reconstruite au milieu duxvi-s., ravagée pendant la guerre de Trente ans , incendiée en 1745 et enfin réédifiée une dernière fois, en 1786, par l'abbé Martin Gerbert, dont la statue a été érigée, en 1855, sur la place de Bonndorf F. ci-dessous).
L'abbaye de Saint-Biaise, dont François II avait élevé les abbés au rang de princes, fut supprimée en 1805 (ses propriétés s'élevaient alors à la somme de plus de cinq millions), et les moines se retirèrent au monastère de Saint-Paul, dans la vallée de Lavanda (Carinthie); ils emportèrent avec eux les restes mortels de quelques-uns des membres de la maison impériale de Habsbourg, ensevelis jadis dans leur monastère. L'abbaye de Saint-Biaise est aujourd'hui une filature de coton dont les machines sont mises en mouvement par deux turbines, auxquelles un canal amène l'eau des hauteurs voisines.
Le plan de l'abbaye est celui d'un quadrilatère irrégulier. L'église, bâtie sur le modèle du Panthéon de Rome, dominée par une coupole, décorée de fresques, que l'on aperçoit de très-loin, est précédée d'un portique que soutiennent de gigantesques colonnes de granit. Une simple table de pierre,
ornée d'une inscription latine, désigne la tombe du dernier abbé Martin Gerbert.
La bonne tenue des hôlels, où l'on parle le français et l'anglais, la beauté des environs, lâchasse, dans les forêts voisines, du chevreuil et du coq de bruyères, la pêche de la truite dans l'Alb et du brochet dans le lac de Schluchsee, attirent chaque année à Saint-Biaise un grand nombre de touristes.
On peut aller visiter (2 h. 1/2 à 3 h.) Seebrugg , à l'extrémité du Schluchsee (F. ci-dessous).
Deux routes relient Saint-Biaise à la station de Waldshut, l'ancienne et la nouvelle.
L'ancienne route, passant près du jardin de l'Abbaye et d'une lorge abandonnée, longe quelques instants l'Alb, puis gravit une longue côte. Arrivée à (5 h. 1/4) Hœusern, elle se sépare de la route d'Unterlenzkirchen et continue de monter à travers la forêt Dans cette partie du trajet on jouit, en se retournant, d'un beau coup d'œil sur la profonde vallée de l'Alb et le massif du Feldberg.
5 h. 45 min. Hœchenswand — (à l'aub. Zum Engel, que la neige entoure parfois jusqu'au toit, on découvre la chaîne des Alpes, du Saentis et delà Calanda, jusqu'aux Alpes bernoises et au Mont-Blanc) — v. de 367 hab., situé à 1028 mèt. d'alt.
et, par conséquent, le plus élevé du grand-duché de Bade et même de toute l'Allemagne. Le sel y est pauvre, les récoltes à peu près nulles, aussi les habitants l migrent- ils comme maçons en Suisse et dans le sud de l'Allemagne. Un vaste établissement où Ton tresse la paille occupe aux environs 400 à 500 personnes. La route, qui descend dès
lors continuellement jusqu'au Rhin, traverse successivement Frohnschwand, Tiefenhœusse rn (aub. Rœssle), et passe près de la brasserie de Waldhaus, puis à
Waldkirch, ham. au delà duquel on descend pendant une heure environ par une pente rapide avant d'atteindre (9 h. 1/2) Waldshut (R. 10).
La nouvelle route descend constamment la sauvage et pittoresque vallée de l'Alb, jusqu'au confluent de cette rivière dans le Rhin, à la station d'Alhbruck. Elle se sépare, à 1/4 de mille de Saint-Biaise, de la route de Waldshut par Haechenschwand, pour suivre le flanc de collines boisées. A dr. , l'Alb coule avec rapidité dans de charmantes prairies.
6 h. Kutterau, fonderie de cuivre. Des sentiers abrupts montent (à dr.), à travers des bois et des prairies, à la vieille tour d'Oberbildstein, dépendante d'Urberg, paroisse dont les nombreux hameaux sont disséminés sur de froids plateaux de 1000 mèt environ d'alt.
7 h. ImmeneicHy v. situé, comme tout le reste de la basse vallée de l'Alb, dans l'ancien Comté de Hauenstein, qui dut son nom au château de Hauenstein, bâti près d'Albbruck, sur la rive dr. du Rhin (R. 10). Ce comté s'appelait aussi Hozenland (terre des pantalons) , à cause du costume particulier des hommes qui l'habitent. La population y a conservé, jusque dans ces derniers temps, une grande indépendance, due surtout à ses luttes séculaires avec les abbayes de Saint- Biaise et de Saeckingen; elle se distingue aussi par une rare originalité de mœurs. 11 n'y a pas longtemps, les habitants du Hauenstein étaient encore célèbres dans cette
[R. 8] LE HAUENSTEIN.
— TIEFENSTEIN. 139
partie de l'Allemagne par leur passion pour les fêtes, leur entrain à la danse, leurs chansons et leurs bons mots , comme aussi par la promptitude avec laquelle ils donnaient à leurs ennemis un coup de couteau.
Les hommes du Hauenstein portent ou plutôt portaient jadis toute la barbe ; « les cheveux longs autour de la tête, coupés courts et droits sur le front, rappellent la coiffure dite des enfants d'Édouard.
Le costume original et pittoresque des Hauensteiner a droit à toute vénération, car d'anciennes estampes prouvent qu'on le portait déjà au xv siècle. Ainsi, depuis trois cents ans, c'est toujours la même collerette plissée (la coupe de l'habit n'a point été modifiée et le gilet rouge est resté ce qu'il était), une sorte de justaucorps recouvrant des hauts de chausse à mille plis trèsrégulièrement disposés ; les bottes ont toujours des revers jaunes. » — (Charles Lallemand, les Paysans badois.) La population du Hauenstein, en général, est pauvre ; ne pouvant vivre des produits insuffisants du sol, elle demande des moyens d'existence à la sculpture sur bois, à la fabrication des balais, au filage et au tissage de la toile.
La vallée de l'Alb se rétrécit; un chemin qui se détache à g. va rejoindre, sur la montagne, au delà de Brunnadern, la route de Saint- Biaise' à Waldshut par Haechenschwand ; les voitures suivent parfois ce chemin en hiver, quand les tempêtes de neiges obstruent les communications entre Haechenswand et Haeusern.
7 h. 30 min. Niedermùhle (bonne auberge), ham. dépendant du v. de Wilfingen qui est situé, à 30 min.
environ sur la hauteur, au-dessus
de la rive dr. de l'Alb. On laisse à dr. le chemin conduisant à Wilfingen, à g. (chemin de chars) celui qui va aboutir, après une rude montée, à Bannholz, sur la route de Saint- Biaise à Waldshut par Haechenschwand. Peu à peu les rochers couverts de sapins finissent par barrer tout à fait la route qui s'est élevée insensiblement audessus de la rivière et qui, jadis, ne pouvait atteindre Tiefenstein (F. ci-dessous) qu'en montant sur le plateau jusqu'au v. à'Unteralpfen d'où elle descendait, par le vallon du Steinbach et par Etzwyl, sur la rive g. de l'Alb. Aujourd'hui, au lieu de tourner l'obstacle on le franchit. La nouvelle route coupe à diverses reprises cette chaîne de rocs moussus qui s'opposaient à son passage, et sur lesquels s'élève parfois un pin rabougri. D'énormes quartiers de roche lui servent de garde-fous du côté du torrent qu'elle domine de 30 à 60 mèt. On entend mugir lAlb, blanche d'écume, dans son lit encombré de blocs de pierres et que dérobe çà et là à la vue un sombre rideau de sapins. Ce labyrinthe de rochers, plus beaux sans contredit que ceux de la Wehra ou de la vallée d'Enfer, forme l'une des gorges les plus pittoresques de la Forêt-Noire. Sur Tune des montagnes de la rive opposée se montre le clocher de Gœrwyl (1093 hab.). Enfin l'Alb, s'échappant de ce beau et profond défilé, coule., plus paisiblement, dans un vallon plus large bordé de collines arrondies et boisées. La route descend à 9 h. Tiefenstein (aub. Krone) , ham. de 150 hab. qui possède une forge. Sur un rocher couvert de broussailles s'élèvent, presqu'enfouies sous la mousse et les buis-
sons, les ruines du vieux manoir de Tiefenstein, dont la famille seigneuriale s'éteignit dès le commencement du xiv# s. , 50 ans environ après la prise etla destruction du château par Rodolphe de Habsburg.
Deux routes reliaient autrefois Tiefenstein à Waldshut : Tune, gravissant des hauteurs boisées et rocheuses, gagnait, en remontant la rive g. du Steinbach, le v.d'Etzwyî, puis, se développant sur un plateau nu, d'où l'on jouit d'une vue étendue , traversait Buch pour aller descendre à Kiesenbach dans la plaine du Rhin; l'autre, montait sur les hauteurs de la rive opposée de l'Alb , à Schachen et descendait k Albert, situé à quelques minutes d'Albbruck.
La nouvelle route, la seule fréquentée aujourd'hui, s'élève au-dessus de la rivière, et, rencontrant une chaîne de rochers qui lui fait obstacle, traverse cette chaîne dans six tunnels (le troisième est le plus long) et de nombreuses tranchées. Entre les intervalles des tunnels on voit de temps en temps, à une grande profondeur , l'Alb former de petits lacs ou se briser sur des blocs de rochers. On débouche enfin sur un plateau d'où le regard embrasse les montagnes arrondies qui bordent la rive dr. du Rhin; mais il faut encore traverser une nouvelle chaîne de rochers, dominant le précipice au fond duquel coule l'Alb ; ce dernier obstacle franchi, la route tourne à g. et entre dans une forêt au sortir de laquelle elle descend enfin dans la jolie vallée où l'Alb coule au milieu de charmantes prairies. Un beau pont a été jeté sur cette rivière à quelque distance de la station de
11 h. Albbruck (R. 10).
D'Albbruck à Waldshut (R. 10).
Au delà d'Unter-Lenzkirch, d'où se détache à dr. la route de Saint- Biaise, s'étend un plateau boisé appelé Saatfeld. A 15 minutes sur la dr., dans la forêt, se trouve le couvent de Grûnwald, fondé en 1360 par Henri de Blumenegg. A g. , les eaux bruyantes de la Haslach vont se jeter dans la Wutach.
Au sortir de la forêt, on traverse Holzschlag , où l'on remarque à dr., sur la montagne , la plus ancienne verrerie de la Forêt-Noire (1276). — Enfin à Gûndelwangen, on laisse à g. un chemin qui conduit, par la forêt, aux bains de Boll.
2 milles. Bonndorf (hôt.: Post, Ochs) , ch.-l. de cant. de 1242 hab. , situé à 847 mèt. d'alt. , incendié en 1827, et dont la nouvelle église couronne , à dr. , une hauteur. L'hôpital, à l'entrée du village, a été fondé par l'abbé de Saint-Biaise, Martin Gerbert, dont la statue, par Lucien Reich, s'élève sur la place principale. — A peu de distance de Bonndorf, on découvre une belle vue sur la chaîne des Alpes, du Saentis jusqu'à la Blûmlisalp.
Au delà de Wellendingen , la route traverse les plateaux nus de la Stûhlinger Alp, puis descend au château de Hohen-Lupfen (594 mèt.), appartenant au prince de Fûrstenberg, et, de ce château, à
2 milles. Stùhlingen, V. de 1243 hab., située à 447 mèt., sur la Wutach, qui descend du Feldberg et va se jeter dans le Rhin, près de Thiengen, en face de Coblenz. Le pont de cette rivière marque les limites du grand-duché de Bade et delà Suisse (G. de SçhaflV
[R. 8] BONNDORF. — SGHAFFHOUSE. 141
house). — Une route de voitures (voit, publiques) descend la vallée de la Wutach qui offre d'agréables paysages. On compte 3 1/10 milles de Stûhlingen à Thiengen. (R. 10.)
Le premier village suisse que l'on traverse se nomme Schleitheim (hôt. Hirsch; 2500 hab.) ; il est situé à 486 mèt. Des carrières de gypse sont exploitées dans les environs. On passe ensuite à Siblingen, au pied du Randen, à Lœhningen (900 hab.) et à Beringen. Enfin on rejoint, à Engenbrunnen, la route de Neunkirch, et, à Neuhausen , celle de Zurich, avant d'arriver à
2 7/10 milles Schaffhouse, ail.
Scha/fhausen. — (hôt. : le Faucon (Falke), la Couronne (Krone), Lœwe, Hôtel et pension Schweizerhof, près de la chute du Rhin.
Hôtel Bellevue,hc6\è du précédent.
En face sur la rive g. , bons hôtels à Lauffen (Schloss-Lauffen) et àDachsen (Witxig) ; Hirsch, à Feuerthalen, eu face de Schaffhouse , Schiffy au débarcadère des bateaux) — ch.-l. du district et du canton de ce nom, est une ville de 8711 hab.
réf. , située sur la rive dr. du Rhin, à 392 mèt. au-dessus de la mer, dans la vallée du Durach ou Tannerbach. Ses murailles, percées de six portes, sont flanquées de distance en distance de hautes et vieilles tours qui, de loin, lui donnent un aspect pittoresque. Bien qu'elle ne mérite pas une longue visite, cette ville offre cependant un assez grand intérêt au voyageur.
Aucune autre, ni dans la Suisse ni même dans toute l'Allemagne, excepté peut-être Nuremberg , n'a mieux conservé la physionomie et le caractère qu'elle avait au moyen âge. Quelques-unes de ses maisons, si remarquables par leur architec-
ture, leurs tourelles qui avancent au milieu de leurs façades, leurs noms, et leurs sculptures, sont encore entièrement couvertes à l'extérieur de peintures à fresque.
Depuis quelques années , on a commencé à élargir ses rues, jadis trop étroites, et à remplacer ses fortifications par des jardins.
Dès le vin* s., il s'établit, dans le lieu qu'occupe aujourd'hui Schaffhouse, diverses habitations de bateliers , et des hangars (Schiff-hausen} maisons de bateaux), pour servir de dépôt aux marchandises dont la chute du Rhin nécessitait le débarquement. Peu à peu ce ham. devint un bourg. Vers le milieu du xi* s., Eberhard, comte de Nellenburg, fonda dans le voisinage un vaste couvent auquel il donna des revenus considérables, avec le nom de l'abbaye de Tous les Saints. L'abbé de ce couvent obtint la souveraineté de Schaffhouse et des terres voisines. Alors le bourg devint une ville qui s'accrut rapidement , fut entourée de murs et de fossés dans le xm# s., et qui, déclarée à cette époque ville impériale, obtint des privilèges considérables. En 1330, l'empereur Louis de Bavière l'engagea à l'Autriche ; mais les habitants, profitant de la proscription du duc Frédéric, recouvrèrent leurs anciens droits en payant la somme pour laquelle elle avait été engagée. Déjà, en 1411, elle avait adopté la constitution qui a subsisté jusqu'en 1798.
L'alliance qu'elle contracta , en 1454, avec Zurich, Berne, Lucerne, Zug, Schwyz etGlaris, assura sa liberté. Elle aida les Suisses dans plusieurs de leurs guerres, et fut reçue en 1501, comme douzième canton, dans la Confédération hel-
vétique. Son territoire provient principalement des achats qu'elle a faits à la noblesse du voisinage.
En 1529 elle adopta la Réforme, ce qui éloigna d'elle un grand nombre de nobles et de seigneurs.
Les anabaptistes excitèrent quelques troubles dans ses murs durant le xvi* et le xviib s.; les piétistes ainsi que d'autres sectaires s'y introduisirent pendant le xvni' s. De 1798 à 1800 elle fut occupée tour à tour par les Français et les Autrichiens ; du 7 au 10 octobre 1799, l'armée russe la traversa dans sa retraite. — Tels sont les faits principaux de son histoire.
SchafThouse est une ville peu industrielle et peu commerçante ; on y trouve cependant des maisons de commission considérables, des fabriques de limes, de savon, de chandelles, de tuyaux de fontaine en terre cuite, des tanneries, des filatures, deux imprimeries, une lithographie, des brasseries.
«A Schaffhouse, nous ne vîmes rien de rare, » écrivait Monlaigne, en 1580, à son passage dans cette ville. Cette observation de Montaigne est encore vraie aujourd'hui.
— On peut visiter toutefois parmi les édifices publics et les institutions de Schaffhouse : — Uéglise de l'ancienne abbaye de Tous les Saints (Allerheiligen) < fondée en 1052, achevée en 1101, mais fort mal restaurée en 1753, maintenant la cathédrale. On y voyait , avant la Réformation, une figure colossale appelle le Grand Bon Dieu, et visitée par de nombreux pèlerins. La chaire isolée ressemble à une petite tour La grosse cloche, fondue en 1486, porte cette inscription : Vivos voco, mortuos plango, fulgura frango, qui a inspiré à Schiller un admi-
rable poème. Près de cette église est un cloître gothique qui renferme les monuments funéraires des principaux magistrats et des familles patriciennes ; — l'église paroissiale de Saint-Jean, bâtie en 1120, mais tellement agrandie depuis, qu'elle est devenue la plus grande église de la Suisse; — Yhôtel de ville , où l'on voit une salle ornée de boiseries curieuses ; — le fort Unnoth (ohne Noth, sans nécessité, car on le construisit pour procurer du pain aux pauvres) et non Munnoth comme on l'appelle vulgairement, qui ne fut pas terminé avant l'an 1564. Ses murs ont 6 mèt. d'épaisseur, et ses voûtes sont à l'épreuve de la bombe ; du haut de la tour on découvre une belle vue (50 cent, de pourboire) ; — la bibliothèque de la ville (20 000 vol.), qui contient la riche collection de livres amassés par le célèbre historien suisse Jean Mûller (né à Schaffhouse en 1752, et mort à Cassel en 1809) la bibliothèque ministérielle, qui possède de précieux manuscrits et incunables, et un modèle de l'ancien pont du Rhin, que l'on regardait comme l'un des chefs-d'œuvre du fameux architecte appenzellois Grubenmann ; ce pont, d'une seule arche, et long de 111 mèt., fut brûlé, le 13 avril 1799, par le général français Oudinot, les Autrichiens étant alors maîtres de la rive opposée ; — le gymnase ; la salle des concerts ; les écoles des filles et des garçons ; l'hôpital ; la maison des orphelins, etc.; la bibliothèque des pasteurs ; la collection d'objets d'art de M. Bernhard Keller ; l'herbier de l'Allemagne et de la Suisse, de M. J. C. Laffon ; la collection dryctognostique . de MM. Stierlin et