‹ Trains de Plaisir aux Bords du RhinChapitre 94 sur 219 · R. 11] WOLFACH · texte numérisé non relu

R. 11] WOLFACH

ALPIRSBAGH.

Schapbach, on laisse à g. de la route une fabrique de baryte appartenant à une compagnie anglo-française; puis on traverse la Wolfach près du Dollenbach, et, près de la Wasserecke, on passe sur la rive g.

pour repasser bientôt sur la rive dr., que l'on suit jusqu'au confluent de la Wolfach et du Alenzenbach. On laisse ensuite sur la rive g. le Bechbach, le Holdersbach et le Tiefenbach, avant d'atteindre Altwolfach, puis Oberwolfach, v. de 2121 hab., à peu de distance duquel on voit encore des ruines de l'ancien château de Falkenstein.

1 8/10 mil. Wolfach (hôt. :

Salm, Sonne, Krone), ch.-l. de c, V. de 1458 hab., est située à 273 mèt., au con Huent delà Wolfach et de la Kinzig, entre des montagnes boisées. Elle fut détruite en 1703 par les Français. Son ancien château sert aujourd'hui d'hôtel de ville. — 11 s'y fait un commerce de bois considérable.

Wolfach possède une source minérale appelée le Funkenbad; mais ce bain , malgré son efficacité, était peu visité avant que le propriétaire des bains de Hippoldsau y eût établi un bain de bourgeons de sapins, qui depuis quelques années attire un certain nombre de malades. Les eaux de Wolfach sont particulièrement efficaces contre les rhumatismes et la paralysie.

A Freudenstadt, par Alpirsbach, V.

ci-dessous.

A 1 h. env. au-dessous de Wolfach, près du confluent de la Kinzig et de la Gutach , après avoir laissé à g. Kirnbach (895 hab.), on rejoint la route qui va d'un côté à Hornberg (R. 9). et de l'autre à (7 1/0 mil.) Hausach (R. 9).

B. PAR ALPIRSBACH.

7 2/10 mil. Freudenstadt, F. cidessus.

Une diligence va tous les jours de Freudenstadt à Alpirsbach en 2 h.

pour 50 kr. La distance est de 2 1/2 mil. On ne traverse qu'un village, celui de Lossburg, situé au-dessus de l'une des principales sources de la Kinzig. On descend ensuite par i'Ellenbogenthal, le long de la Kinzig, à Alpirsbach (hôt. Post), bourg de 2000 hab. environ, situé entre de hautes montagnes couvertes de Torêts, à 435 mèt. , sur l'emplacementd'uneancienne abbaye de Bénédictins. Sa vieille église byzantine mérite une visite. On y a trouvé quelques antiquités romaines, notamment un autel consacré à Diane Abnoba. Des mines de cobalt sont exploitées dans les environs.

Au-dessous d'Alpirsbach, la Kinzig reçoit, sur sa rive g., le Lindenbach, sur sa rive drM l'Alpirsbach et le Kraehenbach. A 30 min. , on passe près du bain de Krahen, et 1 h. plus loin, au-dessous du confluent du Rœthenbach, on sort du Wurtemberg pour entrer dans le duché de Bade, et l'on ne tarde pas à traverser (8/10 mil.) SchenkenxelU v. d'environ 500 hab. , où l'on voit les restes d'un vieux château fort. — A dr. s'ouvre le vallon étroit et rocheux de Wittichen.

— La Kinzig s'y grossit de la Schwabach qu» descend de la base 0. du Schlickkopf.

5/10 mil. Schiltach, petite V. industrielle ( papeterie , filature, fabrique de fil, fabrique d'horloges) et commerçante, de 1475 hab., dont 1435 professent la religion évangélique, située à 364 mèt. d'altitude, au confluent île la Schiltach et de

la Kinzig, et dominée par un vieux' château. Son église moderne , du style byzantin, date de Tannée 1840.

On continue de descendre la vallée de la Kinzig, qui court de TE.

à TO., et dans laquelle débouchent un grand nombre de vallons latéraux arrosés par le Kuhbach (rive dr.), la Schiltach (rive g.), le Heubach et le Sulzbach, l'ippichen et le Langenbach. 28 hameaux ou fermes y forment la commune de Lehengericht (aub. Pflug). Au hameau appelé Halbmeil, la route passe de la rive g. sur la rive. dr.

de la Kinzig, qu'elle ne doit plus quitter jusqu'à

1 4/10 mil. Wolfach, où l'on rejoint la route ci -dessus décrite , § 1 .

DE BADE A WILOBAD.

A. Par Herrenalb.

5 1/4 mil. (7 à 8 h. à pied). — Bonne route de voitures. Service public pendant l'été en 6 h. 3/4. Du reste, charmante promenade à pied- On trouve à Bade des voitures particulières qui font le trajet en 8 h. Prix à débattre.

2 h. à pied, par l'ancienne route, de Bade à Gernsbach, ou (1 4/10 mil.

par la nouvelle route (F. K. 5, S 17 et 18).— N.B. A Gernsbach, on peut se procurer une voiture à deux chevaux pour Wildbad moyennant 9 ou 10 fl. , pourboire non compris.

Après avoir traversé la Murg, on tourne àdr. , puis, vers l'extrémité du v. , on prend à g. la route qui monte , en 1 h. , à Loffenau , et qui offre de belles vues sur Gernsbach, le Grand et le Petit Staufenberg, l'Eichelberg, le vallon de Loffenau , la cime chenue du Teufelsmuhlberg

(F. ci-dessous) et les croupes boisées du Meissenkopf (à dr.). Loffenau (hôt. Lœwe) est un beau et riche v. wurtembergeois de 1100 hab. , à 368 met. , — on est sorti du duché de Bade 15 min. env. avant d'y arriver, — pave et dallé comme une ville. Il possède une belle église gothique, bâtie il y a peu d'années, en grès rouge. La route de voitures va faire un long détour sur la montagne. Des sentiers qui abrègent de plus de 30 min. montent directement (30 min.) au point culminant du passage appelé la Kapclle, situé entrele Hardtkopf (544 mèt.), à PE,f et le Rosenstein (778 mèt.), à 1*0., et d'où l'on découvre, sur les montagnes de la Forêt-Noire , une vue plus belle et plus étendue que celle que Ton a admirée en montant. En 1796, lors de la célèbre retraite de Moreau, le général Lecourbe délogea un corps d'Autrichiens, commandés par le général Kaim, qui occupait cette position. Attaqués tout à la fois de front, sur les deux ailes et par derrière, les Autrichiens s'enfuirent en désordre dans les bois et à Herrenalb.

Le col franchi , l'ancienne route descenddans une belle forêt de pins, au sortir de laquelle (15 min.) elle domine les riantes prairies d'une jolie vallée entourée de montagnes boisées (la nouvelle route est plus longue et moins belle). Après avoir traversé le ruisseau qui l'arrose et qui se jette dans l'Alb, on ne tarde pas à atteindre

15 min. (1 6/10 mil. de Gernsbach) Herrenalb (hôt. : Ochs, Sonne, Stern, Badhaus), v. de 350 hab., situé à la jonction de l'Alb et du Gaisbach, à 384 mèt. En 1148, le comte Berthold d'Eberstein et son épouse Uta fondèrent en ce lieu un

[R. 12] • HERRENALB. -

monastère de l'ordre de Cîteaux qu'ils dotèrent richement, et qui, après avoir été incendié, en 1402, dans la guerre des margraves de Bade avec Strasbourg, pillé par 'les paysans, donné au culte réformé en 1556, fut enfin détruit, en 1642, par les soldats du duc de Weimar.

On en reconnaît encore quelques débris avec lesquels et près desquels a été construit un établissement hydrothérapique. L'église renferme le beau tombeau du fondateur du monastère , et l'on voit dans le cimetière les tombes d'un grand nombre d'abbés et de nobles.

L'Ail) prend sa source à 1 h. environ de Herrenalb, à la baseN. 0.

de la Teufelsmûhle, et descend à Herrenalb en faisant tourner les roues de plusieurs scieries, dans un vallon boisé. Le vallon du Gaisbach qui vient l'y grossir est plus intéressant à explorer. On y trouve (15 min.) le hameau du même nom qui possédait autrefois une verrerie et une source d'eau chaude, et d'où l'on peut monter à la ferme de Thalwiese, et, par le Grafemceg, à la Teufelsmûhle (V. ci-dessous, B).

Une excursion non moins recommandée est celle des Falkensteiner Fehen et du Mautzenstein. Une bonne route de voitures, qui passe par les rochers pittoresques de Falkenstein ', conduit en 1 h. 1/2 au Mautzenstein. On nomme ainsi un bloc de rocher, couronné d'une croix , au sommet d'un plateau aride d'où l'on découvre une belle vue sur les vallées du Rhin et

1. Pour aller (15 min.)xaux rochers, il faut prendre un chemin creux qui s'ouvre entre les deux auberges du Soleil et de l'Etoile et qui rejoint la route de voitures ; on prend ensuite à dr. le sentier indiqué par un poteau ; du poteau on jouit d'une belle vue.

■ FRAUENALB. 167

de la Murg , les Vosges et les montagnes de la Forêt-Noire, etc.

On voit distinctement la cathédrale de Strasbourg. — Du Mautzenstein on peut aller visiter, en 15 min., au S., le Bœrenstein, rocher pittoresque qui a la forme d'un ours, ou descendre du côté opposé à Bernbach et à la Kûllenmûhle (V. ci-dessous).

[La route de Herrenalb à Neuenburg est indiquée (2 mil.) dans la R. 15. Il reste donc seulement à donner ici quelques renseignements sur celle qui descend le long de la vallée de l'Alb à Ettlingen. — A 15 min; au-dessous de Herrenalb on remarque, à g., les curieux rochers de Falkenstein qui paraissent une œuvre d'art, tant ils sont réguliers, et près desquels une scierie — la Kullenmûhle — a été bâtie à l'entrée d'un vallon latéral qui renferme le v. de Bernbach (700 hab.), à 565 mèt. Au delà de la Kullenmûhle, la vallée se rétrécit entre deux montagnes boisées, — le Drusenberg sur la rive dr. , et le SœgbeTQ sur la rive g. de l'Alb.

Après avoir franchi la frontière du Wurtemberg, on entre dans le duché de Bade, près du ham. de Steinhxuschcn, à peu de distance duquel on atteint (1 h. de Herrenalb) l'ancienne abbaye de Frauenalb, située à 347 mèt. d'alt. , près du ham. de ce nom. Cette abbaye de Bénédictins, fondée, en 1136, par le comte Berthold III d'Eberstein, incendiée en 1403 par les soldats badois, par accident en 1507, supprimée en 1597 — à cause de la mauvaise conduite des religieuses — rétablie en 1629, a été définitivement supprimée en 1803, après

la paix de Lunéville. Les bâtiments ont. depuis, servi à divers usages industriels. — A 1 h. à l'O., on jouit d'une belle vue près du château de chasse de Mittelberg, situé à 615 mèt. Un agréable chemin y conduit par le Mezlinschwamhof et le Schneebachthal.

En continuant de descendre la vallée de l'Alb, on y trouve — (45 min.) Marxwell, ham. situé au débouché de la vallée du Meisenbach et qui dépend duv. àePfaffenroth, groupé sur la hauteur, en face de Burbach.

15 min. plus loin est le Gertrudenlwf. Les montagnes s'abaissent et la vallée s'élargit. On laisse, à g. , la vallée de la Moosalb qui descend du v. de Moosbronn, eutre Mittelberg, à l'E., et Freiolsheim, à l'O. , grossie par le Schneebach.

Ensuite, après avoir dépassé la Kochmaklmùhle y et laissé, à g., Spessart, àdr., Etzenroth, on atteint la Wattmahlmùhle , où la vallée prend le nom de Matinal, et où l'on rejoint la route qui conduit d'Ettlingen à Pforzheim par Langensteinbach. — Enfin, on passe devant une belle filature de coton qui occupe 600 ouvriers, près d'Ettlingen (F. R. 13).]

1 h. et 15 min. de marche (sentier qui abrège) suffisent pour monter de Herrenalb, à travers une vaste et solitaire forêt de pins et de sapins, sur le plateau dénudé et froid du Dobel , où se trouve le v.

du même nom (aub. Sonne), un des plus élevés de la Forêt-Noire (749 mèt.). Près de ce v. , mais surtout du Lerckenkopf (30 min.) , le point culminant de la montagne, on découvre un beau panorama sur la vallée du Rhin, les Vosges, 1*0-

denwald et le Kaiserstuhl. Quand le temps est clair, on aperçoit le Dom de Spire.

De Dobel, on descend en 45 min., en dominant le vallon du Mannebach, à l' Eiachmûhle , scierie-cabaret située sur l'Eiach, au fond de la vallée de ce nom , que l'on peut soit remonter par (1 h.) Lehmannshof (F. ci-dessous, B) jusqu'au Wildsee (F. R. 11) ou àlaTeufelsmtthle (F. ci-dessous, B), soit descendre jusqu'au confluent de l'Eiach et de l'Enz, au-dessous de Hoefen.

L'Eiach franchie, on remonte immédiatement à travers une autre forêt, non moins calme et solitaire, jusqu'au sommet de la ramification qui sépare la vallée de l'Eiach de celle de l'Enz, et d'où l'on descend rapidement (sentiers qui abrègent) en découvrant de jolies vues sur la vallée de l'Enz, à (1 h. 30 min. de l'Kiachmûhle , 2 1/4 mil.

de Herrenalb)

Wildbad (hôt. : Bellevue, rebâti en 1839; Badhotel exploité par l'État, plus nouveau; Bœr; hôtel Fret ou Post. Hôt. de 2- rang :

Lamm, Rœssle, Krone. — JV. B. On trouve facilement des chaises à porteurs, des ânes, des chevaux et des voitures à louer pour les promenades) — V. de 2000 hab. réf., située à 444 mèt. dans la vallée de l'Enz, qui court du S. au N. entre deux chaînes de montagnes parallèles couvertes de forêts, et dominant de 400 et 500 mèt. le niveau de l'Enz. Malgré les avantages de sa position, elle doit sa réputation et sa prospérité (une partie de sa population est cependant misérable) à ses sources d'eau chaude (Wildbad, le bain Sauvage) , qui y attirent chaque année de 3000 à 3600 baigneurs.

Rien de moins intéressant et de plus obscur d'ailleurs que l'histoire de cette vallée écartée. La prek mière mention positive qu'en aient faite les chroniqueurs date de 1367.

Cette année - là, le comte Eberhard de Wurtemberg vint s'y baigner pour y guérir ses blessures.

Ses ennemis, les seigneurs du voisinage, essayèrent de l'y surprendre; mais, averti de leur approche par un berger qui lui servit de guide, il parvint à leur échapper. Il s'enfuit par le Kappelberg et Meistern à Zavelstein. Ses ennemis, pour se venger, brûlèrent Wildbad. Le poète Uhland a composé sur cette donnée une pièce de vers devenue célèbre: der Ueberfall tm Wildbad. Pendant la guerre de Trente ans, les Croates commirent dans cette vallée retirée les plus abominables excès, surpassés peutêtre par ceux des Français dans la guerre de la Succession. Enfin, en 1796, lors de la retraite de Moreau, les Français en chassèrent les Autrichiens qui l'occupaient. Quant à la ville, elle a été incendiée en 1454, 1509, 1595, 1645 et 1742, et cruellement ravagée par les débordements de l'Enz en 1824 et 1851.

L'Enz partage Wildbad en deux parties a peu près égales. En remontant la rue principale qui se trouve sur la rive dr. de la rivière, on arrive à une jolie place plantée d'arbres et formée par les hôtels Frei (Post) et Bœr, l'église, l'hôtel des bains (Badkotel) et l'établissement des bains. Au milieu de cette place s'élève l'orchestre où l'on fait deux fois par jour de la musique pendant la saison , de 6 à 7 h. le matin, de 7 à 8 h. le soir.

Dans un des nombreux incendies qui ont détruit Wildbad, la vieille

église située àFextrémité de la ville fut complètement brûlée. 11 n'en reste qu'une tour, et, en 1845, on a bâti une école sur son emplacement. V église construite sur le Kurplats date de 1746. — Pendant la saison des eaux, on y célèbre chaque dimanche, le matin, le service catholique et un service anglican, le service protestant ayant lieu de 10 à 11 h., et de 1 h. à 2 h.

VHÔtel des Bains et YÉtablissement des Bains ont été construits * il y a peu d'années, aux frais de l'État , auquel ils appartiennent.

L'Hôtel des Bains contient: au rezde-chaussée, une galerie couverte, un café -billard, et d'autres salles; au premier étage et aux étages supérieurs, une salle de conversation (avec piano) qui sert de salle de concert, une vaste salle à manger, un cabinet de lecture et soixante chambres convenablement meublées. La porte de la salle de conversation s'ouvre par derrière sur une terrasse ornée de fleurs où jaillit un jet d'eau, et d'où l'on peut monter par des chemins faciles et garnis de bancs, à un pavillon (de 10 à 15 min.) d'où l'on découvre un joli point de vue. L'Hôtel des Bains a sur les autres hôtels le grand avantage de communiquer sous le môme toit avec

L'Établissement des Bains (Badgebœude), bâti en grès rouge , dans le style byzantin, et contenant, outre les chambres où se déshabillent et s'habillent les baigneurs, et des salles de bains particulières, sept piscines différentes : — 1° le Fùrstenbad (bain des princes), 70 mèt. carrés, 35 à 36° cent.; — 2° le Herrenbad (bain des messieurs) , 320 mèt. carrés , 33° 9' cent, la partie 0.; 35° cent, la par-

WILDBAD.

tie E. : — 3° et 4° les petits bains des hommes et des femmes, 36° 3' cent.; — 5° le grand bain des femmes, 227 mèt. carrés, 33° 9' et 35° cent.; — fi° le grand bain des messieurs ; — 7° le grand bain des femmes. Ces deux derniers, bien que qualifiés grands, sont plus petits que les autres.

Dans toutes ces piscines une couche de sable fin est étendue sur le granit d'où jaillit l'eau des sources ( en bouillonnant. On s'y baigne en commun ; mais la piscine est vidée et nettoyée entre chaque bain, et l'eau s'y renouvelle sans cesse. D'ailleurs , avant d'y entrer, pour la première fois, chaque baigneur est obligé de prendre un bain de propreté. Enfin il est défendu de se baigner sans un costume de bain obligatoire. — Les prix des bains, du linge, du service, sont fixés patun tarif. — En général, on ne reste pas plus d'une demi-heure à trois quarts d'heure dans le bain.

Devant la façade de l'établissement des bains, qui donne sur la place , sont les Kurbrunnen. Deux escaliers y conduisent. Il y a deux sources, dont la température est de 32° 5' et de 35° cent. , et une source d'eau froide ordinaire. C'est là que les malades viennent boire chaque matin la quantité d'eau ordonnée par leur médecin. La troisième source chaude ( 37° 5' ) coule derrière le Katharinenstift , la maison située en face de la rue, et où le roi de Wurtemberg, Guillaume, a fait établir un bain de pauvres.

La saison de Wildbad commence le 15 mai et finit le 15 septembre.

Le climat y est un peu âpre, et il y fait presque toujours froid le matin et le soir. Mais on y respire un air vivifiant. Lesbaigneursdoiventavoir

le soin de se munir de vêtements chauds. — N. B. Le bureau où l'on délivre les cartes de bains, situé dans l'aile de derrière de l'hôtel des bains, est ouvert de 8 h. à midi, et de 3 h. à 7 h. — Le dimanche, on ne se baigne que le matin.

Les eaux de Wildbad sont limpides et transparentes : elles n'ont ni saveur ni odeur; elles ne contiennent aucun principe actif, et cependant elles sont très-recommandées et très-efficaces, grâce à leur température et à une vertu thérapeutique inconnue, dans les affections nerveuses et certaines douleurs articulaires. Elles sont plus fréquentées d'année en année.

Wildbad n'est pas un lieu de plaisir pour les gens du monde. On n'y joue pas, on y danse peu, on ne s'y fatigue pas à changer quatre fois par jour de toilette; mais les malades s'y guérissent, et les touristes qui aiment une nature pittoresque, sauvage et calme tout à la fois, y passeront d'agréables journées. Les environs abondent eu promenades. Avant tout, il faut signaler les jolies allées d'arbres qui, au delà de Vhôtel de Bellevue et du restaurant, remontent les deux rives de l'Enz aux eaux limpides et bruyantes. Sous ces charmants ombrages , s'élève un pavillon, et jaillissent des fontaines, dont l'une s'appelle la fontaine froide. A l'extrémité 0. de cette promenade, on a érigé une pyramide en l'honneur du grand-duc Charles. Après l'avoir dépassée, si l'on gravit la montagne appelée le Carlsberg , on monte au Schweizerhaus (maison suisse), cabane d'où l'on découvre un joli point de vue. Du côté opposé , on peut monter, par la grande route, au

[R. 12J • WILDBAD. —

Windhof (30 min. de Wildbad), où l'on jouit également d'une jolie vue, et où j'on peut se faire servir des rafraîchissements. Du reste , les deux versants des montagnes sont sillonnés de chemins qui montent par les bois ou par les prairies : à la Hochwiese ; au Panoramaweg; à la Wolfsschlucht ; dans le Rennbachthœlchen ; à la Paulinenhœhe ; aux Kuhlen Brunnen, etc. — Du Soldatenbrunnen (1 h. 30 min.) , où conduit le chemin du Lehmannshof , et surtout près des blocs de rochers appelés grand et petit Wendenste in , on a une vue à peu près panoramique. — Sur la montagne de Meistern, qui s'élève en face, on peut monter au Riesenstein , appelé aussi Lange Stein (le chemin est difficile à trouver sans guide), bloc de pierre de 19 met. de long et de 6 mèt. de large, couvert de noms et de dates, et sous lequel la tradition a fait ensevelir un géant. — Du Riesenstein, on peut redescendre à Calmbach, 1 h. de Wildbad, par la vallée de la petite Enz, où l'on trouve le Klein Enzhof.

— Meistern, ham. situé sur la montagne de ce nom (2 h.), est aussi une excursion faite souvent par les baigneurs. On y jouit d'une belle vue sur toute l'Alpe Souabe.

45 min. plus loin se trouve le ham.

de Hùhnerberg, dominé par les ruines du Vogtberg , d'où Ton aperçoit la vallée supérieure de la petite Enz. — N. B. De Meistern , si l'on ne veut pas revenir par le même chemin, on peut descendre directement sur la grande route de Freudenstadt.

Au Wildesee, à la maison de chasse, au Hohlohkopf (F. R. 10);

— à Dobel et à Herrenalb (F. cidessus^); — à la Teufelsmuhle par

REIGHENTHAL. 171

Lehmannshof (F. ci-dessous B); — à Enzklœsterle et à Gumpelscheuer;

— à Calmbach le chemin de la rive droite de l'Enz est beaucoup plus agréable pour les piétons que la route de la rive gauche ; — à Calw, à Hirsau, à Liebenzell, à Teinach.

— JV. B. Un bon chemin de piétons et une route de voitures qui se rejoignent au v. de Naisslach conduisent'de Wildbad à Teinach, outre la route de Wildbad à Stuttgart par Homberg et par Bôblingen. La route de voitures passe par Calmbach, Naisslach, WUrzbach et Zavelstein , la ville la plus petite du Wurtemberg ; le chemin de piétons# passe par l'Enzhof et rejoint la route de voitures à Naisslach;

— à Hœfen, à Neuenburg, etc. (F.

B. Par Kaltenbronn.

2 mil. jusqu'à Weissenbach; de Weissenbach à Wildbad, route de voitures. Trajet en 4 h. (5 h. à pied).

2 mil. De Bade à Weissenbach (F. R. 5, § 18 et 22).

A Weissenbach ou plutôt entre Hilpertsau et Weissenbach on laisse à dr. la route de Forbach pour remonter à TE. le vallon du Reichenbach.

45 min. Reichenthal, v. de 600

hab., situé, à 391 mèt., entre des montagnes escarpées et pour la plupart couvertes de rochers et de débris. Quittant alors la vallée du Reichenbach, le chemin gravit des pentes boisées jusqu'à un petit plateau appeléle Mezenberg , d'où il monte . par le Glaserwald , au Kreuzlcin, petite croix élevée au sommet d'un vaste plateau supérieur , généralement dépouillé de végétation, haut de 935 mètres, et offrant des points de vue magni-

tiques sur la vallée de la Murg, les montagnes de la Forêt-Noire, la vallée du Rhin et, au loin, la chaîne de3 Vosges.

Au delà du Kreuzlein , la route cesse bientôt de monter, puis descend à travers de vastes forêts à la maison de chasse appelée Kaltenbronn, et située, entre de hautes montagnes, à 2 h. de Reichenthal, et à 1 h. 30 min. des habitations humaines les plus rapprochées (le garde-chasse donne à boire et à manger). On l'appelle ainsi parce que près de la maison jaillit une source d'eau froide. C'est là qu'au printemps les princes de la famille grand-ducale viennent chasser le coq de bruyère ( Auerhahn). *Du Jœgerhaus on peut aller visiter (au S. 0.) le Hohlohsee , desséché peu à peu et rendu en grande partie à la culture, et monter surtout (30 min.) au Hohlokopf (1093 met.), d'où Ton découvre un magnifique panorama.

Des sentiers, outre la route de voitures , conduisent de Kaltenbronn à Wildbad. La route de voitures descend à TE. dans la vallée de l'Enz, où elle rejoint la route de Freudenstadt. Le sentier le plus fréquenté (2 h. 30 min.; un guide est nécessaire) passe d'abord près du Wildsee, lac situé sur un haut plateau d'une assez vaste étendue, à 939 mèt. Il a été desséché en partie, et sa profondeur a diminué de près de 2 mèt.

Des lacs plus petits l'entourent. Ses eaux limpides et bleues ne nourrissent aucun poisson. Rien de plus triste et de plus solitaire que ses bords marécageux et silencieux , sur lesquels il ne croît qu'un petit nombre de plantes. La tradition l'a peuplé de fées tantôt méchantes,

tantôt bienfaisantes. Le trop-plein de ses eaux forme probablement le Rollwasser. Quand on a dépassé le Wildsee, on gagne par les bois la maison solitaire appelée Grùnhùtte, puis on traverse 4a Hochwiese avant de descendre à Wildbad (F. ci-dessus, A).

N. B. Du Kreuzlein on peut se rendre directement à Wildbad, sans descendre au Jaegerhaus, par le Langmad et Lehmannshof (F. cidessous, C).

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