ZOOPHYTES OU ANIMAUX RAYONNÉS
Organes disposés en rayons autour d’un centre, ni système nerveux bien distinct, ni organes des sens.
Cl. 1. ÉCHINODERMES..
Cl. 2. INTESTINAUX....
Cl. 3. ACALÈPIIES .
Cl. 4. POLYPES .
Cl. ÎJ. INFUSOIRES .
] Pédicellés, Apodes.
Cavitaires {Entozoa nematoidea , Rudolphi), Lernées, I Parenchymateux.
1 Simples, Hydrostatiques.
(' Polypes charnus. Actinies, Polypes gélatineux (Hy- ^ dres, Vorticelles, Pédicellaires des Étoiles de mer i et des Oursins); Polypes à polypier (Hydraires tubi- [ coles. Bryozoaires, Corailines, Coralliaires, Éponges). ^ Rotifères, Homogènes (Cercaires, Anguillules, Inl'u- ( soires vrais. Monades, Volvox).
CLASSIFICATIONS
Linné classait les êtres vivants d’après leur forme extérieure. La classification de Cuvier, destinée à servir de plan à ses Leçons sur V Anatomie comjxirée, est basée essentiellement sur les notions que l’on possède de son temps, et qui lui sont dues pour une bonne part, sur l’organisation des animaux. Les organismes qui, dans chacune de ses grandes divisions du Règne animal, ont fait l’objet de ses recherches sont, en somme, peu nombreux, eu égard à la variété des formes vivantes, et ceux qui ont été le mieux étudiés sont naturellement ceux qui présentent au plus haut degré les caractères de l’embranchement auquel ils appartiennent. Il en résulte, pour chaque embranchement, une impression pareille à celle qui avait fait naître la doctrine de ïiinM de plan de composition, et qui avait pour origine une étude trop exclusive des Vertébrés. Si les disciples de Cuvier ne croient pas à VxmUé de plan de eomposition du Règne animal, ils croient à Yunité de plan de composition des animaux appartenant à un même embranchement', ils croient à la séparation complète des embranchements. Pendant longtemps le principal effort des Zoologistes aura pour objet de déterminer, à l’aide du principe des connexions qu’ils empruntent à Geoffroy Saint-Hilaire, le plan véritable duquel dérivent tous les animaux d'un môme embranchement; de ramener à l’un de ces plans laborieusement établi toutes les formes, chaque jour plus nombreuses, qui semblent ne pas rentrer dans le cadre tracé par le maître.
Les mêmes faits, envisagés d’un môme point de vue, ne sont pas susceptibles d’ailleurs d’être groupés très différemment. Tant que les formes extérieures et l’organisation des Animaux' seront étudiées de la même façon, par les mêmes procédés, les divisions établies par les divers auteurs devront se ressembler beaucoup, quelles que soient les divergences de leurs idées théoriques. Ainsi de Blainville, en 1822, a proposé une classification dont on a souvent fait ressortir les analogies avec celle de Cuvier, bien qu’elle ait pour point de départ des principes philosophiques tout différents. De Blainville ne croit pas à l’existence de types de structure isolés; il tente un grand effort pour rajeunir la théorie de la continuité de l’échelle animale. 11 fait remarquer que l’on peut disposer les grandes divisions du Règne animal de manière que leurs représentants les plus élevés forment, au point de vue de la complication de la structure, une série décroissante. Dans chaque division | la structure va de même, en série décroissante, de manière que les formes infé- | rieures de chaque série peuvent tomber très au-dessous des formes les plus élevées j de la série suivante; c’est en cela que consiste sa théorie de la dégradation des j types. De Blainville admet d’ailleurs que le passage des Vertébrés aux Rayonnés se fait simultanément par deux séries distinctes d’Animaux invertébrés qui sont, comme celle des Articulés et celle des Mollusques, unies entre elles par les groupes secondaires des Cirripèdes et des üscabrions, constituant ensemble le sous-type des Malentozoaires. Cuvier fonde ses divisions sur la siructure interne des ani-' maux; de Blainville fait surtout appel à la forme extérieure. En cela les deux naturalistes sont plus près l’un de l’autre qu’ils ne pensent : les dispositions diverses du système nerveux sont intimement liées à la constitution du corps, surtout à son mode de symétrie, à son mode de division, soit en rameaux, soit en segments; aussi J les types admis par de Blainville ne peuvent-ils s’éloigner beaucoup des embran- ; chements de Cuvier; mais par une innovation qui méritait plus d’attention qu’on * ne lui en a accordé, de Blainville groupe les types des Vertébrés, des Articulés.
CLASSIFICATIONS
des Mollusques et des Rayonnés en deux sous-règnes : l’un, celui des Arliozoaires, caractérisé par la symétrie bilatérale du corps; l’autre, celui des Actinozoaires, par la disposition de ses parties en rayons ; il établit un 3® sous-règne, celui des Amorphes, pour les Éponges et les Monades; en outre, il introduit dans la division en classes quelques importants perfectionnements. Ces divisions et les rapports de parenté qu’il leur suppose peuvent être résumés dans le tableau synoptique ci-dessous :