QUATRIÈME EMBRANCHEMENT ZOOPHYTES
1°'' sous-embranchement : Radiaires.
Classes : Echinodermes, Acalèpiies, Coralliaires ou Polypes.
2*^ sous-embranchement : Sarcodiaires.
Classes : Infusoires, Spongiaires.
En examinant ce tableau, on reconnaîtra que les sous-embranchements admis par H. Milne Edwards n’ont pas tous la même valeur. Les deux sous-embranchements des Vertébrés, fondés sur la présence ou l’absence d’une allantoïde pendant le développement, comprennent, au fond, l’un les Vertébrés terrestres, l’autre les Vertébrés aquatiques, animaux essentiellement de même type. 11 n’en est plus de même des deux sous-embranchements des Entomozoaires ou Annelés. Les Annélides ont encore de commun avec les Arthropodes la division de leur corps en segments ; mais il n’y a aucune ressemblance entre l’organisation d’un segment d’Annélide et celle d’un segment d’Arthropode. Si ces animaux présentent une même dispositio-n des
CLASSIFICATIONS
parties constituantes de leur corps, ces parties sont elles-mêmes fort différentes. Les Annélides sont donc beaucoup plus loin des Arthropodes que les Batraciens des Reptiles; la division du corps en segments disparaît même totalement chez les Helminthes et les Turbellariés, de sorte que personne ne songerait à les unir aux Arthropodes dans un môme embranchement, si les Annélides n’existaient pas. De même les Molluscoïdes n’ont de commun avec les Mollusques que l’absence de toute segmentation du corps, l’absence de chaîne nerveuse proprement dite et le rapprochement des deux orifices de leur tube digestif qui, dans les autres embranchements, sont, en général, placés aux deux extrémités du corps. En fait, les Tuniciers sont aujourd’hui presque unanimement considérés comme très éloignés des Mollusques; dès lors il n’existe plus aucun terme intermédiaire entre ces animaux et les Bryozoaires. Les divisions du quatrième embranchement sont, au contraire, trop compréhensives. Sans doute les Méduses et les Coralliaires ont les parties de leur corps disposées en rayons comme celles des Échinodermes; mais il y a entre les Méduses et les Coralliaires d’une part, les Échinodermes de l’autre, une distance au moins aussi grande qu’entre les Vers et les Arthropodes, et si les Spongiaires ont avec les Polypes quelque similitude apparente, les études dont les Infusoires ont été l’objet depuis Ehrenberg montrent que ces animaux doivent être mis tout à fait à part.
Aussi s’accorde-t-on, en général, aujourd’hui, sauf quelques divergences de détail, à diviser le Règne animal en neuf embranchements, que Claus ^ définit ainsi qu’il suit ;