TISSU ÉLASTIQUE
I particulier. Il est formé par une série de membranes superposées, séparées les unes des autres par une couche de cellules pavimenteuses (fig. .329). Les membranes sont
Fig. 33Ü. — Tissu oonjonclif intrafascioulaire du nerf sciatique du Chien adulte, dissocié après durcissement du nerf par l’acide chromique à 2 pour 1000. — f, faisceaux conjonctif; c, cellules connectives. — 600 diam. (d’après Hanvier).
elles-mêmes formées de faisceaux conjonctifs et de fibres élastiques, plongés dans une substance interstitielle amorphe. C’est là le tissu conjonctif engainant (fig. 330).
Enfin le tissu élastique n’est autre chose que du tissu conjonctif dans lequel prédominent les fibres élastiques.
Comme le tissu conjonctif remplit de ses trabécules tous les intervalles entre les organes, les humeurs et les éléments qu’elles contiennent sont nécessairement contenus dans ses mailles. Il en est particulièrement ainsi du liquide de la cavité générale dans lequel se déversent les produits de la digestion d’une part, tandis que d’autre part l’oxygène lui arrive du dehors. Lorsque le chyle, la lymphe et le sang se différencieront de ce liquide, ces liquides
ne cesseront pas pour cela d’être 331.— coupe longitudmale de l’artere radiale de 1 Homme ^ ^ faite après dessiccation. Coloration au picrocarminate. uon-
COntCnUS (IRDS 1g tissu, conjonctif. servation dans la glycérine additionnée d’acide formique. —
Pn pfîpt en ffranép' nartip tunique interne; L, lame élastique interne; M, tunique Kj est en eiiet en granaCj partie moyenne; E, tunique externe. — 150 diam. (d’apres Ranvier).
aux dépens de ce tissu que se
constitueront les canaux qu’ils remplissent, et qui semblent avoir pour origine
LES TISSUS
première soit une sorte de décollement de la membrane péritonéale résultant de la filtration des produits élaborées par le tube digestif au travers des parois de cet organe (ÉcnmoDERMEs), soit l’endiguement graduel, par du tissu conjonctif de plus en plus serré, des voies habituellement suivies par les liquides nourriciers lorsqu’un mouvement régulier est imprimé à ces liquides (Mollusques). De cet endiguement plus ou moins complet résulte l’appareil vasculaire, qui ne s’isole à peu près complètement de la cavité générale et des lacunes ou espaces interstitiels des organes que chez les Vers annelés et les Vertébrés. Encore, dans ces derniers, cette séparation n’est-elle pas absolument complète, puisque le système circulatoire sanguin communique avec le système lymphatique, dont les ramuscules terminaux s’ouvrent, au moins en partie, dans la cavité des séreuses. Une couche d’endothélium, une couche de substance conjonctive contenant, en général, un réseau élastique et des fibres musculaires lisses, le tout revêtu d’une tunique adventice également conjonctive, constituent toute la paroi des vaisseaux (331).
Tissu caicîfère. — On doit rattacher, au tissu conjonctif, le tissu dans les mailles duquel se forme le calcaire chez les Échinodermes. Ce tissu décalcifié est essentiellement un réseau de substance hyaline dont les nœuds sont occupés par un groupe de très petits éléments contenant un corpuscule qui absorbe vivement les matières colorantes. Chacun de ces groupes est le point de départ de faisceaux de filaments opposés, plus réfringents que la substance qui les entoure et allant d’un nœud du réseau hyalin aux nœuds voisins, de manière à former, à leur tour, un réseau de fibrilles qui reproduit exactement la forme du réseau principal.
Le tissu calcifère est en continuité immédiate avec le tissu fibreux qui caractérise les articulations. Ce tissu est essentiellement formé, lui aussi, d’une substance hyaline continue avec celle du réseau calcifère et de fibrilles contenues dans cette substance, elle-même divisée en fibres. Ce tissu fibreux se présente sous deux formes. Les fibrilles qu’il contient sont tantôt fines, délicates, interrompues par des noyaux fusiformes, plus gros qu’elles et colorées faiblement par l’éosine; la substance hyaline est alors parsemée de nombreux noyaux arrondis ; ou bien les fibrilles sont épaisses, rigides, réfringentes, fortement colorées par l’éosine et portent fixé sur leur tranche un petit noyau allongé. Les fibres fines sont habituellement considérées comme caractérisant des ligaments , les autres comme propres aux muscles, mais le contraire paraît plus vraisemblable.
Tissu cartilagineux. — Le tissu cartilagineux est une forme de tissu conjonctif
remarquable par l’abondance de la substance interstitielle qui sépare les éléments les uns des autres. Cette substance produite par des cellules qui primitivement se touchaient toutes, est llexihle, se laisse facilement couper au rasoir et présente la consistance de l’albumine coagulée. Elle est incolore ou hyaline, se teint faiblement en jaune sous l’action de l’iode et se laisse facilement pénétrer par les matières colorantes dissoutes dans l’eau, qui vont
Fig. 332. — Cellules d’uu cartilage
embryonnaire transitoire du Cochon. cttt6illdr6 IgS CGIIuIGS Sâ-US lâ. COlOFGr forlGIUGIlt g11G“
même. Par l’ébullition elle se transforme en une substance soluble dans l’eau, la chondrine, que précipitent les acides, le sulfure