‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 125 sur 278 · MARRUBE COMMUN · texte numérisé non relu

MARRUBE COMMUN

Marrubium album vidgare (T.) Marrubium vulgare (L.)

Cette plante croît spontanément sur le bord des chemins dans toute l'Europe. L'herbe est employée.

Préparations et doses.

A L'iNTÉBiEUR : Infwsiou, de Mi à 30 gram. par kilog. d'eau Suc exprimé , ÔO à 60 et même 400 gram. avec du miel et pareille

(luantiié de lait.

Eau distme ( i sur 4 d'eau). 50 à 100 gram. en potion. Sirop (\ sur 32 d'eau de marrube et 64 de sucre), 15 à 100 grara.

en potion. .

Extrait aqueux, 1 à 4 gram. en pdules, potion, etc.

Ertrail akooUciue, \ à 3 gram. en pilules, polion,etc. (pliis.amer

ei plus actif que l'extrait aqueux.) Poudre, 4 à 8 grammes.

Conserve, 30 à CO grammes.

Vin ( 30 gram. pour l kilog. de viu blanc) , 30 à iOO grammes. A L'EXTÉRIEUR : Dèroction, 30 à GO gram. par kilog. d'eau, pour lotions, fomentations, etc.

Propriî*ités.

Le maiTube est tonique, stimulant, expectorant, emménan-o"ue. Il est administré contre le catarrhe chronique, l'asthme humide, la bronchorrhée, la pneumonie et la pleiirésie chroniques ; la toux rebelle, suite de la rougeole ou de la coqueluche , et chez les personnes débilitées par 1 âge ou cacochymes. On l'emploie aussi quelquefois pour rétablir les forces digestives affaiblies ou perverties , contre les dysenteries chroniques, quelques fièvres intermittentes, les fièvres muqueuses ou vermineuses, l'hystérie avec atonie, l'ictère, le scorbut, les scrofules, la chlorose, la leucorrhée atonique, certains cas d'aménorrhée, l'anasarque, finfiltration séreuse

du poumon , etc.

Cette plante, dont l'odeur aromatique et la saveur acre et amère annoncent l'énergie, est une production indigène à la fois abondante et précieuse. Si Cullen a contesté les vertus du marrube, Dehaen les a confirmées par sa propre expérience. Gilibert dit avec raison que le marrube est une des meilleures plantes de l'Europe. <• C'est , dit-il , iine de ces plantes fameuses que nous avons souvent conseillées. On ne peut douter de son énergie dans les empâtements des viscères du bas ventre , dans l'asthme piluiteux, dans la suppression des règles avec atonie. Il abrège beaucoup les rhumes dans les catarrhes habituels ; il facilite l'expectoration. Quelques phthisiques en sont évidemment soulagés : son suc a quelquefois guéri seul des ictères. »

Celse prescrivait le suc exprimé de celte plante , édulcoré avec du miel, dans les catarrhes chroniques, l'asthme, l'ictère , etc. Forestus , qui en a éprouvé de bons effets dans un ictère chronique et dans plusieurs maladies analogues qui tendaient à l'hydropisie, l'administrait en décoction, ou bien en donnait le suc exprimé mêlé avec du vin , du sucre ou du miel. Alexandre de Tralles, l'un des médecins qui ont le plus vanté cette plante, en administrait la poudre mêlée dans du miel , à la dose de 4 à 8 grammes.

[Linné assure avoir fait cesser, par l'infusion de marrube, un piyalisme mercuriel qui durait depuis plus d'un an. Wauters a employé le marrube blanc comme succédanée du

quinquina, dans les fièvres inieiniiltenles. Il en donnait la décoction concentrée le malin à joun ( une poignée dans 750 grammes d'eau réduite à moitié par l'ébullition). Dans quatre cas de fièvres tierces et un cas de fièvre quotidienne, l'auleura réussi ; mais il a employé inutilement cette plante contre une fièvre quotidienne qui a cédé à l'administration du quinquina. Dans de nombreux cas ultérieurement observés , Waulers ayant eu à se louer de l'usage du marrube comme fébrifuge , s'exprime ainsi dans une note additionnelle : Ex teïïipore ouo hœc scripsi, alim observaiiones non paucœ marubii lauaem œquum ostenderunt [Repert. remed. indigen-, p. 212 et 213) . Le marrube blanc agit ici à peu près comme l'absynthe, et paraît plus particulièrement indiqué dans les cas de fièvres intermittentes anciennes avec engorgement des viscères, élat cachectique, etc., ou après un long usage des préparations de quinquina, lorsque toutefois l'état des voies digestives permet l'usage de celte plante éminemment amère et aromatique. Il est bien évident qu'elle serait nuisible s'il y avait irritation ou inflammation. Je ferai la même remarque pour les engorgements du foie et l'ictère, dans lesquels Zacutus Lusitanus, Forestus, Chomel et autres, n'ont pu employer le marrube avec succès que parce que ces maladies étaient exemptes de douleur, de pléthore et de phlegmasie. C'est bien moins une maladie , désignée dans un cadre nosologique, que l'état du malade que l'on doit voir: le diagnostic individuel et dilTéreniiel d'une atTection, peut seul diriger le praticien dans l'application de ses moyens thérapeutiques.^ — Borelli attribue de très-bons effets au marrube dans la chlorose et l'aménorrhée , quand celle-ci , sans doute, est atonique. Freind [Emmenalogia , Londini Mil, p. 160) assure que le sang, auquel on mêle l'infusion de celle plante, devient plus vermeil et plus fluide. Enfin, le marrube, trop négligé de nos jours, ainsi que le remarque judicieusement Alibert, peut être administré dans toutes les circonstances où la médication tonique est nécessaire, avec plus d'avantages que beaucoup d'autres végétaux bien moins énergiques quoique plus vantés. ]

Mon expérience m'a confirmé dans l'opinion avantageuse que j'avais conçue des effets du marrube , sur la foi des auteurs qui en ont parlé. Comme le lierre terrestre, le pouliol, l'hyssope, il paraît agir plus particulièrement sur le système "pulmonaire. Bien qu'il puisse être administré dans presque toutes les maladies atoniques , il convient principalement dans les catarrhes pulmonaires passés de l'état aigu à l'état chronique, dans l'asthme humide, dans 1"

phlhisie même, comme un des meilleurs expcclorants. J'aî IVécjueiinnenl employé le marrube en infusion aqueuse, avec du miel, dans ces diverses alïeclions, el j'en ai toujours éprouvé de bons effets. Cette plante , infusée dans le vin ou dans la bière, m'a été irès-utile dans la gastralgie et dans les leucorrhées atoniques. Jejoinis souvent à celte infusion les sonimiiés d'absynihe, la racine d'année et celle d'angélique. J'ai cependant mis en usage, dans plusieurs cas, le vin.de marrube seul , afin d'en apprécier isolément les effets.

[ Celle plante est employée à l'exlérieur comme tonique, délersive et antiseptique, dans les engorgements œdémateux , les ulcères sordides, la gangrène , etc. ]

Le Marrube noir {Marmhkim fœtidumnigrum^Ballota nif/ra) , vulgairement Ballote, dont les propriétés toniques sont évidentes , n'est employé qu'à l'extérieur, à cause de son odeur désagréable. Le suc des feuilles de cette plante, appliqué sur les ulcères sordides el atoniques, les détergé et en favoiise la cicatrisation. Je lai appliqué broyée sur un ulcère scropliuleux qu'elle a amélioré en peu de jours.

ESPARGOUTTE.

Mairirarin vuhjnris seu s-iiim (T.) Matricaria ijarihruium (L.)

Cette plante , connue de tout le monde, se rencontre principalement dans les jardins. On emploie l'herbe entière et les sommités fleuries.

A l'ixtériJ'Ur : iufvsioii, i à «2 ?;nit!i par kiio"- d'eiKi Sur ej prime.. 13 à OO^ranimî' ;

Pou'^rg -I à 4 gram en pot, on, pihiles , ou (l;m> m, idiii.fe Iluile volalilP, i;0 à 30 - eiii. en pilule-, poiion. saccha o e ' Lan cl, ullée (i de feuilles fraîches sur 4 cl eau» , 30 à tOO ffram en potion. a ■

A L'tXTÉRiEun : DéawUon ou infusion, 13 à 50 ?ram. par kilood eaii pour lavements ; 50 à 60 giam p.ur lolions, loa-entalions, mjections, etc. ; feuilles en caiaplasmes.

Propriétés,

Cette plante, d'une odeur forte et pénétrante, d'une saveur chaude et un peu acre, est légèrement tonique, stimulante emmenagogue et antispasmodique. Elle est utile dans l'amé-

«f>rrhée la leucorrhée, l'hysiérie, chez les femmes cacocrmes et languissantes, lorsqu'il n'existe ni pléthore ocale JroD nrononcée, ni irriialion phlegmas.que. On 1 emploi en trop Pfononttb, j- nerveuses, le méléoiisme, chez

aeh^r, Zmme celle d armoise, aux potions anti-hyste-

'''\T.rlPmoiselle Dubois, fermière, âgée de vingt-un ans.

Mademoiselle Y u,n-.,^Uiif'o-nerveux, d'une consiiUUion d-„;, ien,pe,-ame, W ^l^-„t,ée qui la faisaii dehcale , «'"Vu ,.f™r^,",,, „,é,4 elle éprouvait uv.e hyslébeaueoup "^1,,^^^^ 'tes aniispasmodiques, tels que îï,lor 1 isa Sda Te laud^ et en dernier lieu V.cà-

Le second .^"'^.f ^ remplaça. La mSlade flt usage ITa'ia ricSre h ch qt'e retour des'règles pendant quatre

■ Psnuels elle fut complèlemenl guérie.

"°rt. K cai ë ain i que beaucoup d'aulres plantes qu. ,

[ La mati icaire , ' . ^ ,„s aa„s les prescriptions depuis long-iemps, ne^pai aissent p eondauinée la

médicales . ne mérite «is^l^^^^^^^^ ^«V ^e fait que je

mode et le luxe pliarmaci uiiquc uo j viens de rapporter, quoique ■ «1^; POUe ^ A . plante a une ^^"^J^^ll^'^Z Z^^^^^^ que si elle ' •rum 'daris les affections ulérines purement ner- Ses'o^u ai^'nigs . e..e se.it nuisib. diins la d.snienor-

ï^^tilnTariau" d'un ^^aT'pl^tliorique, soit général.

soil local. mnincaire dans plusieurs antres mala-

V ^"n îrcomei ée cS ntheUninUque ; Ray et L.vnge dies. On l.a><;>",s^e^'*^^ co ^^.^^^^^ l'ont administrée avec succès conn^^^ ^^.^^

nail le suc avec 'Jf-^^ébrifnge^ Cest sans dou.e sa heures avant ^ '^'^^'^'^'^^''''^^^^^^ qui lui a valu le

propriété contre es f.ev es ^' .'^^^^ - ^^^ut trouver son îiom anglais de simples, ou

employé avec un succès inamentané et suivi de récidives , ou bien encore dans ceux qui, exempts d'irrilalion locale, peuvent être considérés comme dépendant plus particulièrement d'un état nerveux qui subsiste, par une sorte d'habitude morbide, après la disparition de la cause primitive de la maladie. Elle paraît agir à peu près comme la camomille fétide ou maroulp, quePreyrilh dit avoir employé aussi avec succès connue fébrifuge.

Si l'on en croit Chomel, qui prodigue souvent aux plantes des épithètes médicales sans en préciser l'application pratique (ij, la matricaire, en cataplasme, a appaisé et fait disparaître des céphalgies, la migraine, voire même les douleurs de la goutte, dont la cessation subite d'ailleurs n'est pas sans danger. Suivant Simon Pauli, il suffît de se munir d'un bouquet de matricaire pour se préserver de la piqûre des abeilles, que l'odeur de cette plante fait fuir.]

La Matricaire camomille ou Camomille commune {Cha~ mœmdum vnigare — Matricaria chamomilla.) a les mêmes propriétés que la matricaire. Dioscorides, Zacutus Lusitanus, Rivière, Morton, Hoffmann, Vogel, Pitcairn, Heberden, Cullen et surtout Wauters ont employé avec succès la camomille (le plus souvent les fleurs en pondre dans le vin, à la dose de 4 à 8 grammes) , contre les fièvres intermittentes. On doit rapporter à cetie plante tout ce qu'on trouve dans les anciens sur la camomille. On la substitue souvent, dans les officines-, à la camomille romaine , et on la remplace elle-même par la camomille des champs [Anthémis arvensis) . La camomille romaine [Anthémis nobilis), qui possède à un plus haut degré les mêmes propriétés, est généralement préférée.

La Matricaire odorante [Matricaria suaveolens) , dont les fleurs, quand on les froisse, exhalent une odeur plus forte, peut remplacer dans tous les cas, suivant Loiseleur- Deslonchamps, les diverses espèces de camomilles.

Cl ) Ce reproctie peut s'adresser à la plup;irt des auteurs de botanique médicale, qui, dans de s^os volumes , nous apprennent que la rose est astringente, le nerprun purgatif, le pissenlit apéritif, l'absynthe lébrifu-e l'an-ifilique stimulante, etc.. et aliril.uent.sans disi iiiction de cas et de circonstances, aux plantes qu'ils préeoni.-ent, des vertus merveilleuses contre telle ou telle maladie. Les ressources sinabondent p<.i,r remplir des indications qui, en realite, nous manquent ou sont dilficileraent déterminées au lit du malade : e^'mdi gnartraram remcdii pensriam ( Sybemham)

Malva vuJgaris , flore majore (T.) Malva sylvesiris (L.)

Celte plante utile est répandue partout dans nos campagnes , et tout le monde la connaîl et s'en sert. On emploie ses feuilles, ses fleurs et ses racines.

Prêparalions et «Iohos.

A l'intiïbieuFx : lofusion ou décoction légère des peurs, 10 à gram. |jar kilog: tleati. . .v . -i»

liifiisio» ,ou fi cdction légère des feuilles ou des racines, 15 a oO gram. par kilog. d'eau.

A l'extérieuk : /)pror/io». pinson moins forte, pour bains, lolions, lavemeius, l'omeniations, injeciioiis, garijai ismes, collyie:,, elc Pulpe, en cataplasme.

r>ro prié tes.

La mauve est émolliente, adoucissante, pectorale. Elle est d'un usage ordinaire, tant à l'inlérieur ciu'à l'exiérienr, dans le traitement de toutes les phlegmasies aiguës , surtout dans celles de la poitrine, des voies gastriques et urinaires, de la peau , des veux , etc.

Lorsque Yai'i'ive chez un malade atteint d une inflammation , je trouve de suite , dans la mauve qui croît autour de la ferme, de quoi lui faire delà tisane. A l'intérieur, je préfère la racine en décoction avec un peu de miel. Celle plante, à peine emplovée dans les grandes cités, rend de grands services à la campagne. J'ai vu manger les feuilles de mauve préparées comme'ies épinards. Sous cette forme elle convient dans les phlegmasies chroniques du tube digestif, dans la constipation ."les tonx sèches, etc.

rOn emploie indifieremment la grande mauve ou mauve sauvage {Malva sylrestris), et la petite mauve ou mauve a feuilles rondes [Malva rotundifolia).

MÉIAÏOT,

TKÉFLE DE CHEVAL.

Melilolus oi'ficin'irum germaniœ (T.) Triloliiim mililoius of/icinalis (L.)

Cette plante, que l'on rencontre dans les prés et le long des chemins et des haies, est très-commune dans toute 1 Europe. On emploie l'herbe fleurie,

PrépaTAtlons et doses.

A L'iNTÉniEUR : Lifusion , 15 à 30 grani. par kilog. d'eau. A L'EXTÉaiEUR : Iiifiiswu , de 25 à 50 gram. par kilog. d'ean , pour fomentations, lolions, infusions, collyre. Eou distillée ^ pour collyre.

Propriétés.

Le mélilot est d'une odeur aromatique beaucoup plus forte après la dessiccation qu'à l'état frais, d'une saveur. d'abord nuicilao-ineuse , et ensuite un peu amère, passe pour einollienie "béchique , résolutive, anodine, carminative. Haller re'^-ardait cette plante comme étant de nature suspecte, et Bulliard dit qu'en séchant elle prend de l'âcreté. Le principe aromatique qu'elle contient a quelque ressemblance à la coumarine, principe auquel la fève tonka doit son arôme. Cependaiii aucun fait bien observé n'a justifié les craintes que sa prétendue propriété vénéneuse avait fait concevoir. Ses propriétés médicales ne sont pas mieux constatées. On l'a vantée contre la colique, les vents, le rhumatisme, la dysenterie, la dvsurie , la néphrite. De graves auteurs ont vanté les elfets de son infusion aqueuse contre les douleurs utérines qui précèdent et suivent l'accouchement, contre l'inflammation des viscères abdominaux. Michaelis. dans ses notes sur Schroeder, recommande l'emploi du mélilot dans la leucorrhée « La tisane faite avec ses sommités et celles de camomille, dit Tourneforl, est excellente datis les inflammations du bas-ventre, dans la colique, la rétention d'urine, dans les rhumatismes, et généralement dans toutes les occasions où il faut faciliter le coui s des humeurs en tempérant. » Haller a constaté les effets irritants des semences de cette plante dans un cas d'angine, où leur décoction avait été mal à propos associée à celle des semences de lin.

Cette foule de vertus contradictoires, dont on a décoré le mélilot, prouvent seulement que des médecins crédules ou peu attentifs lui ont attribué gratuitement des succès dus au efforts salutaires de cette bonne et puissante nature qui , dans beaucoup de cas, guérit sans et même malgré les secours de l'art.

Aujourd'hui , on ne se sert plus de cette plante qu'à l'extérieur.Ettmuller et Simon Pauli la recommandent en fomentations sur le ventre, et en lavement contre les douleurs et l'inflammation de l'utérus et des viscères de l'abdomen. Chomel dit que ces fomentations lui ont souvent réussi dans la colique venteuse , dans la lympanite et dans la tension douloureuse du bas-ventre. Les lavements d'infusion de

mélilol passent pour émollienis, anodins, carminalifs. Les campagnards font, pour ces lavements, une décoction des sommités de cette plante dans du bouillon de tripes ; ils les rendent ainsi beaucoup plus émollients. Comme légèrement résolutive on emploie la décoction du mélilot sur les tumeurs inflammatoires, et son eau distillée en collyre seule ou associée à d'autres ingrédients. Mais, à l'exemple du judicieux Murray, nous conclurons de tout ce que l'on a dit dos vertus du mélilot, que des expériences chimiques bien faites sont nécessaires pour constater les véritables propriétés médicales de cette plante, dont l'action, du reste, paraît assez peu marquée.

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