‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 149 sur 278 · ORTIE^BLANCH E · texte numérisé non relu

ORTIE^BLANCH E

Lamhim vulgarc aUnim (T.) Lamhnn album (L.)

L'ortie blanche , qui n'est pas de la famille des orties, est très-commune, et se trouve principalement le long des haies. Les fleurs et les feuilles sont usitées.

fï) Le prurit , la cuisson et la cIou!cur qu'on C( ronve en touchant des orties, ou en frappant une partie avec cetic pinnie veric ^ uriicatton), est causé par un suc acre , irritant et causiiquc contenu clans une pelite vca-icule située et adîiércnle à la base do poils raidcs , minces et aipus, dont les feuilles sont Iiérissccs sur toutes leurs faces. Lorsque la pointe de ces aiguillons pt'nètre dans la peau , Ja vésicule qui lui sert de base est comprimée , le fluide qu elle contient traverse ces aiguillons , qui l'insinuent ain»i dans la peau.

(2; Depuis, j'ai vu ce suc arrcler seul l'iicniorrliagic.

Celle plante esl tonique et astringente. On l'a employée contre les diarrhées, les hémorrhagies passives, et surtout contre la leucorrhée atonique. Elle esl, dans celte dernière maladie, d'un usage vulgaire. ^.tt f.u..,! y o-r

Le docteur Consbruch assure [Journ. dHufeland, t. 21, 1818) n avoir rien trouvé de plus utile dans les fleurs blanches que les fleurs sèches d'ortie morte ou oriie blanche, dont il fait prendre une infusion saturée (8 ou 16 grammes pour 750 gram. d'eau bouillante) trois fois par jour, a la dose de deux tasses chaque fois, en continuant trois ou quatre semaines. Il assure que cette plante, oubliée des médecins et bannie des pharmacies, lui a réussi dans des cas où il avait employé inutilement des médicaments en apparence très-énergiques. On préfère les corolles mondées de leur calice aux parties herbacées.

L'Ortie jaune , espèce de labiée [galeopsis galeodolon L.) , paraît, par ses rapports naturels, avoir les mêmes propriétés que l'ortie blanche.

L'Ortie puante, labiée qui appartient au stacliis (L.), passait autrefois pour vulnéraire. Les campagnards, dans quelques cantons, se servent de ses feuilles macérées dans l'huile, en topique sur les brûlures.

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