‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 231 sur 278 · THÉ DU MEXIQUE · texte numérisé non relu

THÉ DU MEXIQUE

AMBROISIE, ANSÉRIFE AMBROISIE, BOTRYS DU MEXIQUE, PAROTE.

Boinjs Mexicana officinarum (Murr.) Ghenogodium umbrosioides (L.)

Cette plante, cultivée dans les jardins, s'est répandue spontanément , surtout dans quelques contrées du midi de la France. On la trouve le long de la Garonne , dans les prairies, dans les environs de Toulouse et de Perpignan.. On emploie les feuilles, les sommités et les semences.

Propriétéfii.

L'ambroisie a une odeur très-agréable et une saveur aromatique. Elle est considérée comme excitante, antispasmodique, emménagogue, etc. J.Franck [Prax. méd.J. 2, p. 201) l'a fréquemment employée dans les affections nerveuses et surtout dans la chorée. Plenck {de merb- infant) la. regarde comme le plus efficace de tous les remèdes proposés contre la chorée. Il rapporte particulièrement cinq cas où la maladie après avoir résisté aux moyens ordinaires , céda à l'usage journalier de l'infusion aqueuse de cette plante (8 grammes pour 300 gram. d'eau, à prendre par lasses soir et mutin).

Il l'associe à la nienllie poivrée. M. Mick, de Vienne l'-i égalemeiu administrée avec succès dans la même maladie*- Il la mêle au quinquina. Suivant ces praticiens , on obtient ordinairement la t-uérison dans l'espace de trois semaines a un mois. Rilliet et Barlhez ( Bouckardat, Annales de ikérap., 1844) en ont fait usage dans les mêmes circonstances a la dose de 4 gram. de semences en infusion dans 560 gram d'eau. On attribue aussi à ses semences une vertu vermifuge.Celle plante doit être préservée avec soin de l'humidité qui lui fait perdre toutes ses qualités. '

Le Botrys [chenopode botryx, ansérinc boirys , herbe de Printemps, clienopodium botrysL.], que l'on cultive dans les jardins et qui s'est très-bien acclimaté dans diverses parties de la France, surtout dans les lieux sablonneux des départements méridionaux, possède les mêmes vertus qug l'ambroisie et peut lui être substituée. Un suc balsamique très-abondant s'échappe par les pores de ses feuilles et les rend très- aromatiques. Eximiœ fragranUœ gratiâ etïamdiis expetita fuisse diciiur hœc planta ( Boecl.)

Cette plante, à laquelle un charlatan appelé Printemps a donné son nom [Herbe à Printemps); que Malhiole et Geoffroy ont vanté outre mesure, est excitante, aniispasmo-' dique, expectorante. On l'a recommandée dans le catarrhe pulmonaire chronique, l'asthme humide, la dyspepsie, la dysménorrhée, etc. Wauters {Dissert. bo(a7iico-méd.,p'. 9) assure avoir guéri des phtphisies confirmées par l'usage du botrys, qu'il propose comme succédané du baume de copahu, du polygala de Virginie et de la térébenthine. Le praticien de Weileren n'a eu probablement dans ces prétendus cas de guérison de phthisie, que des catarrhes pulmonaires chroniques à traiter. L'infusion théïforme de cette plante est la préparation la plus simple et celle qu'on préfère. On administre quelquefois son infusion vineuse. Geoffroy {mat. mcd.) donne la formule d'un sirop qui pourrait être fort utile.

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