BRUNELLE
PETITE GONSOUDE.]
\^ Brunella major (T.)
Bruneîla vulgaris (L.)
Celte plante est très - commune dans les prés. L'herbe entière est usitée.
Préparationfit et doses.
A l'intériedr : En décoction, de 30 à 60 gram. par kilog. d'eau. Suc exprimé de ses feuilles, de 60 à 90 gram.
Propriétés*
La brunelle, un peu amère, est astringente, détersive. On l'employait autrefois dans les hémorrhagies , les diarrhées chroniques, les gargarismes détersifs, etc.
M. H'^**^ professeur de rhétorique , âgé de 42 ans, éfaît atteint depuis plus de quinze ans d'hémorrlioïdes volumineuses, très-incommodes et souvent très-douloureuses. Elles étaient assez rarement fluentes, mais presque toujours accompagnées d'une excrétion muqueuse plus ou moins abondante. Ayant employé beaucoup de moyens pour obtenir du soulagement, il lui fut conseillé par un homme de la campagne qui s'é(aii trouvé dans le même cas, de manger en salade , tous les jours, une certaine quantité de feuilles de brunelle , assaisonnées, comme pour les autres préparations du même genre, de sel, d'huile et de vinaigre. M. ir**^ mangea à ses repas de cette salade au lieu de celle de laitue, dont il faisait usage fréquemment. Au bout de cinq à six jours de l'emploi de ce remède, il éprouva du soulagegement. Il continua ; après dix à douze jours, l'e paquethémorrhoïdal était notablement diminué. Au bout de vingtcinq à trente jours il était presque entièrement affaissé. Depuis trois ans M. IF^*^ réiière Ron traitement chaque année. Les deux premières fois qu'il man^-ea de cette salade , il éprouva un sentiment pénible de Apesanteur à l'épigastre ; il n'en fut ensuite nullement incommodé. Un seul fait ne pouvant suffire en médecine pour établir une vérité pi\aiiquc, je me propose d'essa^'«r ce moyen quand
iroccasioii se présentera et que rien ne s'opposera à la cure d'une maladie qu'il est souvent dangereux de guérir, mais que l'on peut toujours modérer, afin de la rendre supportable.