GERM ANDRÉE MARITIME
■GERMANDRÉE COTONNEUSE, HEBRE AUX CHATS.
Chamœdrys maritima (T.) Texicrhm marinn (L.)
Ce sous-abri sseaii croît sur les bords de la Méditerranée, aux îles d'Hyères. dans les lieux stériles et rocailleux, et est cultivé dans les jardins. Les feuilles sont employées.
Préparations et doses*
A L'INTÉRIEUR : Infusiou, de 8 à 30 gram. par kilog. d'eau. Poudre, de 2 à 3 gram., en éleciiiaire, pilules, ou dans du vin. Extrait] de 1 à 2 gram., en pilules ou dans du vin.
Propriétés»
La germandrée maritime, d'une odeur pénétrante, camphrée, sternutatoire, d'une saveur chaude, amèreet acre, est ionique et excitante. Elle exerce sur le système nerveux une action qui la rend elficace dans toutes les maladies qui ont pour caractère essentiel un è(at de débililé,d'atouie.Elle convient conséquemment dans la paralysie, la chlorose,l'hydrothorax, l'aslhme humide, le catarrhe pulmonaire chronique, le scorbut, l'aménorrhée par atonie, l'hypocondrie, etc. Wedeli us donne à cette plante la qualification depolychreste; Carlheuser et Liunée, la rangeant parmi les plus précieux médicaments, en proclament les nombreuses et éminentes vertus.
Bodart, dont les recherches thérapeutiques ont toujours eu pour but de détruire le préjugé qui nous fait préférer les plantes exotiques aux plantes indigènes ayant les mômes propriétés, parle ainsi des vertus de cette plante : « Elle mérite le premier rang parmi les cordiaux. Son parfum suave et doux la rend supportable â presque toutes les constitutions; on peut donc la considérer comme un médicament nervin, diaphorétique, diurétique, emménagogue, selon les organes atteints plus particulièrement de la faiblesse à laquelle il remédie. Succédané du camphre, dont il recèle une grande quantité, il s'oppose à la pulridité, augmente la sécrétion de la bile, favorise les fonctions digestives, ranime l'appélit, et remédie à la lenteur du système circulatoire. » [Dot. méci comp., iom. 3, p. 150.)
On a droit d'être surpris, dit Chaumeton, qu'une plante
aussi active ne soit pas plus fréquemment employée, tandis que les lableiies des pharmacies sont surcharg'ées et les ordonnances des médecins souillées d'une foule de drogues inertes. » {Bict. des Scienc. méd., t. 18, 225.)
On a attribué au marum la propriété de guérir les polypes du nez et de s'opposer à leur reproduction. En 1822, llufeland a annoncé cette propriété dans son journal. M. Mayr d'Arbon [London med. andpliys.journ., Janv. 1834) a préconisé l'emploi de celte plante, prise par le nez comme le tabac, contre un polype de cette partie; il en fil faire usage après son extraction ; il ne repullula point, et l'odorat, qui élait perdu, revint. Le docteur Mayer cite aussi un cas de guérison de polype nasal par le même moyen. [Nom. bibl. méd., t. n,pag. 450.) Il est probable que ces polypes étaient muqueux. La propriété d'empêcher la reproduction de cette maladie doit surtout fixer l'attention des praticiens.
Les chats aimenile marum autant que la cataire. Ils se roulent sur lui, le lèchent, le mordent avec délices, le baignent de leur urine et môme quelquefois de leur sperme. Geoffroy conseille, si on veut en la cultivant ia conserver intacte, de la renfermer dans des cages de fer.