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ÉLECTRISATION DIRECTE DE L'INTESTIN

tout à fait les mêmes. Au début de l’électrisation par les courants continus, il y a une élévation de tension assez ra pide, mais peu considérable, et qui se maintient pendant tout le temps que le courant passe.

Les contractions exagérées qui surviennent après l’arrôt de la circulation sont modifiées par sn mais à un moindre degré.

Sur un lapin, dont le ventre est ouvert, on lie la portion de mésentére attenante à une anse intestinale. Il se manifeste une ascension énorme et de grandes oscillations. En faisant passer un courant descendant dans cette anse, on obtient un tracé en ligne droite au niveau du repos.

On ne réussit pas toujours aussi nettement lorsque l'intestin est volumineux ; sur un chien, par exemple.

Nous avons modifié 1h expérience. sur un chien en établissant deux fistules sur la même anse intestinale. Ces deux

fistules étaient éloignées l’une de l’autre d'environ 3 déci-

mètres. Cette modification nous permettait d'agir sur une plus longue portion d’intestin et donnait des résultats plus satisfaisants. Au bout de quelques jours, l’ampoule était in-

troduite par l’un des orifices, et l'on pouvait électriser

l’anse sans chloroforme et sans opération sanglante. Malgré toutes ces précautions, on n’évite pas entièrement la douleur : car l’intestin, dont la sensibilité est obscure, et que l'on peut pincer sans provoquer les cris de l'animal, éprouve néanmoins une impression extrèmement doulou-

reuse lors du passage de l'électricité. Les courants continus

surtout donnent aux animaux des angoisses presque aussi pémbles que le pincement des racines postérieures de la moelle. Une fois l’ampoule introduite par une des fistules dans le sens du trajet des matières et à une profondeur de

1 décimètre environ, de façon à ne pas atteimdre le milieu .

de l’anse en expérience, les courants d'induction appliqués de l’une à l’autre fistule amenaient une diminution de tension lorsque l’'ampoule était profondément enfoncée, et une augmentation énorme lorsqu'elle était près d’un des orifices. Nous avions donc des résultats parfaitement comparables à ceux que nous avions observés sur Pintestin mis à DU.

L'emploi des courants continus nous a conduits à quelques faits intéressants. Il y avait élévation de la tension lorsque le pôle négatif se trouvait du côté de l’ampoule, et abaissement quand c'était le pôle positif (fig. 83 a). Dans la

figure 83, le pôle positif est du côté du sachet, on électrise

en 4. De sorte qu’on pourrait croire tout d'abord que, du

Lg a Late

côté du pôle positif, il y avait un affaiblissement de la contraction, et, au contraire, une augmentation du côté du

pôle négatif; mais il faut remarquer que l’ampoule était

introduite dans le sens des mouvements péristaltiques par

la fistule supérieure, et l’on pouvait tout aussi bien conclure que le courant qui se dirigeait dans le sens des contractions normales abaissait la tension, et que le courant contraire l’augmentait, Nous verrons bientôt que telle est, en effet, dans ce cas, la cause des changements de pression. Toutes ces recherches sur l’action directe de l'électricité

COURANT: ÉLECTRIQUE DE LA TÈTE À LA FISTULE. OA s'appliquent aussi bien au gros intestin qu’à l'intestin grêle, et il est inutile d'indiquer séparément des résultats qui sont identiques. Nous citerons seulement une expérience assez remarquable sur le gros intestin.

Après un lavement salé, un chien présentait de magnifiques contractions du gros intestin ; le courant descendant etle courant ascendant les faisaient également disparaître.

Infiuence du courant électrique dirigé de la tête à la fis(ale

intestinale, et de la fistule au rectum.

Avant de passer à l'excitation artificielle et isolée des nerfs qui se rendent à l'intestin, nous donnerons les résultats obtenus en plaçant un des pôles dans la fistule intestinale, et l’autre tantôt au rectum, tantôt dans la gueule de l'animal. Cette façon de procéder est un peu grossière, et l’on ne saurait y démêler ce qui revient à tel ou tel nerf ou aux ganglions, ou même au système nerveux central; mais il nous à semblé utile d’insister sur ces expériences, qui pourraient conduire à des résultats pratiques, car 1l est toujours possible d'appliquer les courants électriques aux intestins de l’homme à travers les parois abdominales.

Les courants interrompus employés ainsi ne donnent pas des résultats concluants, à cause des contractions des parois abdominales qui amènent à chaque instant des changements de pression énormes. Nous verrons ce que l’électrisation isolée du nerf vague et du splanchnique nous apprendra à cet égard.

Les courants continus n’ont pas cet inconvénient et méritent d'être étudiés.

ONIMUS ET LEGROS.

Électrisation continue de la gueule à la fistule.

Si l’on place le pôle positif dans la fistule intestinale etle pôle négatif dans la gueule, l’ampoule se trouvant à 1 décimètre de lorifice de la fistule, les contractions cessent et la tension" augmente pendant tout le temps de l’influx élecrique. Dès qu’on arrête le courant, il y a abaïssement de la tension, et les contractions reparaissent peu à peu (fig. 84, on électrise au point «, on cesse au point).

Lorsqu'on opère sur un intestin au repos, on observe les mèmes particularités pour la tension. Quant aux contraclions péristaltiques, elles manquent après comme avant l'électrisation. à

En changeant la direction du courant, le pôle positif étant dans la gueule et le pôle négatif dans la fistule, on produit un effet tout contraire; on a bien, au moment de la fermeture du circuit, une ascension brusque qu'il faut attribuer à la contraction des parois ahdominales, mais presque immédiatement la tension baisse et arrive souvent au-dessous du niveau normal, puis on a une ligne droite ou accidentée par la respiration. Au moment où l'on cesse d’électriser, 1l y a ascension. Le niveau s'élève et les con tractions reparaissent (fig. 85, on électrise en a, on cesse en D). re

Lorsque l'expérience se fait sur un intestin immobile y a une augmentation de tension qui persiste; puis, er sant le courant, il y a de nouveau une ascension, mai

baisse. Il ne survient point de contractions péristaltiques … fig. 86, on électrise en #, on cesse en b), BAR

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