‹ Traité d'électricité médicale [electronic resource]Chapitre 38 sur 173 · DL · texte numérisé non relu

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où la transpiration normale des pieds, qui avait été suspendue à la suite de refroidissement, fut rétablie par l’électrisation cutanée au moyen des courants induits. À la suite du refroidissement et pendant la perte de la transpiration les pieds avaient gouflé et étaient devenus douloureux. Le rétablissement de la transpiration cutanée fit disparaître l'œdème et la douleur.

influence des courants électriques sur les engorgements lymphatiques,

I nous reste à la fin de ce chapitre à signaler l'influence des courants électriques sur les vaisseaux lymphatiques. Nous avons déjà ditque dans les points de contact de la peau et des rhéophores, il y avait une contraction des vaisseaux lymphatiques. C’est même à cette influence que nous attribuons en partie la rougeur que l’on détermine sur la peau aux points d'application des courants. Cette contraction des vaisseaux lymphatiques a pour résultat de faciliter le mouvement de la lymphe, et certes cetteaction des courantsélectriques sur laquelle on n’a pas encore insisté doit avoir upe certaine importance : car aussi bien pour la lymphe que pour le sang, une cireulation plus grande et plus facile doit angmenter les phénomènes nutritifs des tissus. Dans les effets de l’électrisation cutanée, cette influence doit être prise en considération, et nous croyons qu’elle est une des causes principales des effets thérapeutiquesque l’on obtient.

Nous avonseu l’occasion d'employer les courants continus dans quatre cas d’engorgement glandulaire, trois fois avec succès et une fois sans aucun résultat avantageux: Comme dans ces cas on n’agit pas seulement sur la contraction des vaisseaux lymphatiques, mais qu'il y a de plus

des effets électrolytiques, il est évident que les courants continus ont plus d'action que les courants induits.

Voilà le résumé des faits pathologiques que nous avons observés.

Un étudiant en médecine avait été pris subitement d’un engorgement des ganglions lymphatiques du cou, du côté droit. La tumeur formée était très-volumineuse, grosse à peu près comme un œuf de poule. Elle s’étendait du cartilage thyroïde jusque derrière la branche descendante du maxillaire inférieur. Plusieurs traitements avaient été employés et échouèrent; ni le traitement iodé, ni les toniques, ni les révulsifs, ni les bains de mer, etc., ne parvinrent à faire diminuer la tumeur. Les courants continus employés pendant plusieurs semaines ne donnèrent pas de meilleur résultat.

— Chez une femme atteinte d'atrophie musculaire de l’avant-bras et d'ankylose du poignet, il existait, au niveau du coude, trois petites tumeurs indolentes glissant sous la main, et qui offraient tous les caractères de ganglions lymphatiques engorgés. L’électrisation avec les courants continus, qui fut employée pour l’atrophie musculaire, fit en mênre temps disparaître ces engorgements.

— Un confrère de Dublin, pendant son séjour à Paris, fut pris d’un engorgement considérable à la région parotidienne. Il y avait de plus de l'empâtement, de la douleur et une rougeur très-forte de la peau. On pouvait craindre une terminaison par suppuration. Au bout de quelques séances, l’empâtement et la douleur disparurent. L’engorgement ganglionnaire est également en voie de guérison, il a diminué notablement. Le traitement ne date que de quelques jours, au moment où nous écrivons ces lignes.

— Un jeune homme, âgé de quatorze ans, avait depuis l’âge de cinq ans, de chaque côté du cou, près de l’angle de la mâchoire, deux petites tumeurs de la grosseur d’un œuf de pigeon. Il nous fut adressé par le docteur Condereau, pour essayer l’emploi des courants continus. Comme ces tumeurs dataient de la même époque et présentaient le même volume, nous avons cherché à déterminer si un des pôles avait une action plus favorablé que l’autre. Du côté droit nous mettions constamment le pôle positif, et sur la tumeur gauche nous placions le pôle négatif. Au . bout de vingt-cinq séances, ces engorgement savaieht presque complétement disparu; mais, contre notre attente, c’est la tumeur sur laquelle

nous appliquions le pôle positif qui a diminué le plus promptement. La différence était même assez considérable pour qu'il ne soit pas possible d'attribuer cette action à d'autres causes. Ce fait est important, parce que la plupart des auteurs, Remak entre autres, ont donné au pôle négatif une action résolutoire, et n’ont pas admis cette influence pour le pôle positif.

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